Monsieur l’auteur, vous qui dénoncez le piège néo-libéral avec acuité et perspicacité, vous vous laissez pourtant complètement berner par une de leur botte secrète : la politique vaudou :
Les élections de 2012, pour ce qui est de la France, promettent
peut-être de se montrer les plus intéressantes qui soient depuis 1958.
Car chose qui ne s’est jamais produite, c’est la première fois que la
gauche (« extrême ») socialiste semble unie et constructive sur un même front, autour d’un projet de société alternatif de taille. Agissons.
Les « socialistes » du PS sont sur la même ligne néo-libérale que l’UMP (Montebourg n’est là que pour faire de la figuration, avec Manuel Valls, avec leur petit numéro électroal du « y en a pour tous les gouts » au PS).
C’est ce que les néo-libéraux ont réussi à faire faire à Nelson Mandela en Afrique du Sud : utiliser une marionnette marketing contrainte, devant les impératifs économiques, de se soumettre au diktat du FMI, de la BCE et de la Commission.
On nous refait le même numéro avec les soi-disant « socialistes », et vous vous faites berner par une étiquette.
Alors quand le peuple vote pour les primaires, ça revient en fait à ce que le parti décide pour le peuple, et quand le parti choisi un candidat sans le peuple, ça revient à donner la voix au peuple ?
Comment ça combien de candidats ? Y en aura un seul pour les présidentielles, c’est le principe de ce qu’on appelle « les primaires », Amaury, ne vous faites pas plus bêtes que vous ne l’êtes, c’est déjà assez pénible à supporter comme ça.
Je comprends la satisfaction pour les soutiens/fanboys du PS. C’est bien pour vous.
Je tique néanmoins sur cette « fin d’anomalie démocratique » : attendez je comprends pas, c’est quoi qui définit une anomalie ? Le fait que ce soit la droite qui ait la majorité ? Maintenant que la gauche a cette majorité, l’anomalie s’est transformée en « normalité » ?
Enfin bon, j’imagine que ce genre d’incohérence est naturel quand on soutient un parti politique comme une équipe de foot.
Bon, le sénat est à gauche. C’est pas ça qui va faire fermer les marchés et relancer l’économie, mais bon.