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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 25 novembre 2013 12:01

    Votre citation de Pascal m’a fait penser à une autre : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». On croit toujours à quelque chose, ne serait-il qu’une idéologie politique.

    En dépit de la révolte qui a fait se dresser les individus contre les dogmes de toutes obédiences, et du soulagement qu’ils trouvent à s’en être débarrassés, il leur faut, et c’est quand même plus difficile qu’il n’y paraît, se détacher tout à fait de ce que désormais ils exècrent. Ce ne sont pas les dogmes qu’ils regrettent, mais le monde clair et calme que ceux-ci leur ouvraient. Et il faut à présent vivre sans filet d’aucune sorte. Le salut était une illusion, mais le salut offrait aussi un espoir.

    L‘athéisme, qui consiste à tenter d’être heureux malgré le tragique de la vie, au lieu de lui chercher un sens aléatoire, trouvent beaucoup d’acceptation. Cependant, l’Européen, en abandonnant ses croyances, ne les quitte pas tout à fait : il en conserve des fragments, comme l’humanisme de type chrétien, qui se détache de son socle transcendant mais demeure objet de croyance, parce que l’on ne se sépare si vite des référents religieux qui vous ont fait vivre pendant des millénaires.



  • Kookaburra Kookaburra 25 novembre 2013 11:47

    Si le christianisme se caractérise par l’incarnation, l’Islam, lui, peut être défini comme une inverbation. Dieu s’est fait Verbe. Le Coran est la “pure parole de Dieu”, une dictée divine déposée dans le cœur de Mahomet (via l’ange Gabriel), et délivrée d’une façon absolument fidèle à l’humanité par le Prophète. Le centre de gravité de la religion n’est donc pas le même. Il n’est pas dans la vie d’un homme — Jésus —, que le fidèle doit s’efforcer d’imiter, mais dans le Texte, la parole divine, à laquelle le fidèle s’abandonne totalement. Or, cette parole est considérée comme éternelle et incréée, ce qui la soustrait en principe à toute analyse littéraire ou historique. Il est extrêmement difficile pour un musulman croyant d’admettre que la religion est chose privée et qu’elle ne devrait pas influencer l’administration de l’Etat.

    Sous nos cieux, les Eglises ont finalement accepté de renoncer à la direction des affaires publiques, et la distinction entre confession religieuse et choix politique sest consolidée dans tous les pays dEurope. Pour lislam, par contre, cette distinction nest pas de mise. Dès le début de son histoire, pouvoir religieux et pouvoir politique ont été confondus, et pour beaucoup de croyants, il doit être toujours de même. Lislam accepte difficilement que le pouvoir de gouverner soit séparé de celui dassurer lorthodoxie des croyances. Il exige au moins des discriminations positives, et de préférence il veut sarroger la totalité du pouvoir, au nom dAllah, dont les commandements dans le Coran indiquent aux croyants la voie à suivre dans toutes les circonstances de lexistence.

     



  • Kookaburra Kookaburra 23 novembre 2013 09:58

    Bel article, on ne peut qu’être d’accord avec l’auteur. On estime que chaque année, ce sont 250 000 hectares de forêts qui sont détruites pour la culture du soja. En moins de 10 années, ce sont 5,6 millions d’hectares de terre non agricoles qui ont été semés en soja transgénique. Utilisé principalement pour nourrir notre bétail. Mais nos dirigeants sont plus concernés par leur propre carrière que par la santé écologique de la planète. C’est un sujet politiquement peu intéressant.



  • Kookaburra Kookaburra 22 novembre 2013 12:38

    Bonjour Bernard. Je nai pas lu le livre mais un recensement dans une magazine m a vivement intéressé, ainsi que votre article. Il est banale de dire que la science ne peut expliquer tout, mais peu de gens en tirent la conséquence - ils restent dogmatiques, campés sur leurs certitudes. Le choix qui se présente nest pas seulement entre religion dogmatique et matérialisme athée. Celui-ci est aussi un dogmatisme. Si la religion dogmatique divinise la transcendance et sacralise lhomme, le matérialisme athée sévertue à en nier le concept de transcendance et du sacrale, réduisant ainsi lhomme à un animale, un animale bien supérieure à certains égards, sans doute, mais par le dégrée seulement, ou la quantité (lintelligence par exemple), et en ce cas le génocide des Arméniens, des juifs, des Rwandais est comparable à celui des veaux et des agneaux qui se poursuit tous les jours en France et dans le monde. Comment le matérialiste athée peut-il démontrer une distinction ? Si tous les rats quon exécute chaque jour dans les laboratoires étaient des nouveau-nés, le scandale ne laisserait guère de doute sur la distinction, sur le sentiment du sacré qui nous interdit absolument de traiter des enfants comme des rats. Ce nest pas la souffrance et la cruauté qui sont en jeu - la souffrance est pareil dans les deux cas - seul le sentiment du sacré nous permet la distinction.



  • Kookaburra Kookaburra 22 novembre 2013 10:16

    Bonjour Alinéa. En ce qui concerne le téléphone, je me suis tôt mis sur la liste rouge Depuis, plus de pub. Elle est redevenue privée.

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