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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 24 décembre 2012 17:51

    Tout à ait d’accord avec vous Pierre. En confondant le christianisme avec le catholicisme, erreur compréhensible et courante dans les pays catholiques, et en le réduisant à ses crimes et corruptions, on jette le bébé avec l’eau du bain. Le bébé en question est le Christ, dont l’histoire, véridique ou mythe, n’importe, ne comporte aucun élément répréhensible. L’histoire (ou le mythe selon ses convictions) est fascinante et, sauf pour la fin tragique, belle. Elle fait appel à notre sens de justice et à notre sens du bien et du mal. Ou serait-il que notre sens du bien et du mal vient, justement, de notre culture chrétienne, dont nous sommes tous, à notre gré ou à notre insu, imprégnés ?



  • Kookaburra Kookaburra 24 décembre 2012 12:41

    «  Sur une plage déserte face à un horizon sans tache humaine.  »

    Je ressens un peu d’amertume, un peu de déception dans votre texte, mais je partage vos sentiments, sauf que je n’aimerais pas vivre comme Robinson.



  • Kookaburra Kookaburra 24 décembre 2012 11:49

    Finalement, c’est le mot mariage qui fait problème. Certains veulent que le mot mariage soit réservé au mariage traditionnel, religieux ou civil. Pour les unions de personnes du même sexe, on préfère l’expression union civile. Avec les mêmes droits. Une telle terminologie pourrait satisfaire tout le monde et calmer le dispute que le sujet ne cesse de provoquer. En Allemagne le mariage homo est possible, mais le mot mariage n’est pas utilisé. Le terme officiel est Partnerschaft, qui est une union civile ouverte à tous et offrant les mêmes droits que le mariage, sauf l‘adoption.



  • Kookaburra Kookaburra 22 décembre 2012 13:57

    Excusez l’erreur ! Bienpensance, bien sûr, aulieu de bienséance.



  • Kookaburra Kookaburra 22 décembre 2012 13:49

    Excellent ! Cette voix du camp du Mal est un changement agréable de la bienséance habituelle dans ces colonnes. En réalité les apôtres de la tolérance universelle ne tolèrent que ceux qui pensent et vivent comme eux, ce que me donne toujours envie de me ranger à côté de ceux qu’ils désignent comme ennemis. Je ne mets pas en question la liberté que chacun a de choisir son mode de vie et de pensée, mais l’apologie permanente, indiscutable et satisfaite de la homosexualité comme métaphore de la liberté, conjuguée à la récrimination victimaire, me porte sur les nerfs. Je suis pour les mêmes droits pour tous, mais sans cet absurde mariage homo.

    Vouloir priver l’enfant délibérément d’un père ou d’une mère, dans le cadre d’un processus adoptif, est en réalité une grave injustice et une discrimination vis-à-vis des autres enfants. Et c’est donc un comble qu’une telle perspective soit revendiquée par un ministre de la Justice, au nom d’une prétendue ‘exigence d’égalité’. Ce n’est pas parce que les accidents de la vie conduisent un certain nombre d’enfants à souffrir de l’absence d’un père ou d’une mère, ou de ruptures toujours douloureuses entre leurs parents, que l’on peut se permettre de programmer de pareilles souffrances. On me dit qu’on a droit à un enfant, comme on a droit à un chien ? L’enfant comme article d’agrément dont on a droit parce qu’on le veut.

    La question se pose de la stabilité d’un enfant dont les parents sortent de la « norme », et des moqueries qu’il subira certainement à l’école où dans sa vie sociale. Un enfant en bas âge (avant 10 ans) ne comprendra pas pourquoi ses copains ont comme parents un homme et une femme et lui 2 hommes ou 2 femmes. L’homoparentalité soulève des difficultés réelles renvoyant à nos conceptions de la famille et de la filiation, du développement de l’enfant et de l’orientation sexuelle.

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