• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans l’espace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant l’anonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle j’ajoute ici quelques lignes à ce que j’avais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 59 958 2764
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 63 53 10
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 21 décembre 2012 10:43

    Aujourd’hui on assiste à l’autre extrème :

    En mettant l’enfant « au centre » de l’enseignement, en concentrant tous les efforts pédagogiques sur l’enfant « en difficulté » ou « défavorisé », on a non seulement accepté un nivellement vers le bas, mais en même temps, on a créé un petit tyran imbu de ses droits de l’homme, contestataire et récalcitrant, à tout moment près à défier ses parents et ses professeurs, sûr de son immunité insolente, de sa protection juridique, et prompt à pointer le doit aux injonctions autoritaires en proclamant « vous n’avez pas le droit ! ». L’enfant au centre du système est un enfant nombril du monde, un enfant que les adultes admiratifs contemplent en essayant surtout de ne pas altérer sa merveilleuse authenticité. Ce qui rappelle le vieux rêve des enfants libres de Summerhill, cette école anglaise sans rapport maître-élève, sans apprentissage … L’enfant comme objet de émerveillement et de culte, comme centre des admirations.



  • Kookaburra Kookaburra 19 décembre 2012 12:00

    A l’origine, au sens étymologique, l’euthanasie c’est la bonne mort, donc quelque chose de bien. Puis le mot a pris une connotation plutôt négative et en est venu à s’identifier exclusivement à l’euthanasie active directe avec ou sans la volonté du sujet. On pense tout de suite au fait de tuer un patient. C’est pourquoi l’expression «  aide à mourir  » est préférable.

    Dans des pays de tradition libérale, où prime la notion d’autonomie de la personne, ce qui importe c’est le degré de consentement des patients. C’est pourquoi la majorité des Européens sont en faveur d’une dépénalisation de l’aide à mourir, parce qu’ils considèrent que la maîtrise de sa propre vie a une valeur fondamentale et que cela englobe la possibilité de décider de sa propre mort. Comme disait Socrate, l’important est moins de vivre que de vivre bien.

    Quels sont les arguments contre l’aide à mourir  ?

    Il y a les raisons religieuses. On trouve quelque part dans le Deutéronome  : «  C’est moi qui suis Dieu, qui donne la vie et qui le reprends.  »

    Les raisons religieuses sont valables et même inattaquables, mais nous vivons dans la tradition libérale, héritée du siècle des Lumières. Nous ne pouvons pas invoquer cette tradition religieuse pour interdire l’euthanasie au niveau de la société. Il faut trouver d’autres arguments. Il y a l’argument dite de la pente savonneuse  : si l’on commence à légaliser l’euthanasie, jusqu’à où ira-t-on  ? dit-on. Le nazisme n’est pas loin  ! Mais l’argument n’est pas excellent. D’une part parce que le rôle de la loi est justement de tracer les limites à ne pas dépasser, et d’autre part parce qu’il n’a jamais été question de pratiquer une euthanasie contre la volonté des personnes. Il apparaît difficile d’interdire ce qu’on estime bon au nom de conséquences mauvaises qui restent des hypothèses. Si l’on dépénalise l’aide à mourir en certaines circonstances bien définies par la loi, on n’oblige personne à faire quoi que ce soit. On donne une liberté négative. Avec des garde-fous. Aussi chaque médecin aurait le droit de refuser une aide à mourir pour des raisons personnelles.



  • Kookaburra Kookaburra 18 décembre 2012 17:52

    Vous avez de la chance Bernard, puisque sur ce sujet la plupart des membres ici sont catégoriquement contre. J’avis écrit sur le même thème en janvier - tous étaient vivement contre.

    « La loi Leonetti permet d’éviter cet acharnement » dites vous. Ce n’est pas si sûr. Il arrive que les médecins refusent de débrancher, en disant que cela revient à donner la mort. Une mort atroce d’ailleurs.

    Quels sont les arguments contre l’aide à mourir  ?

    Il y a les raisons religieuses. On trouve quelque part dans le Deutéronome  : «  C’est moi qui suis Dieu, qui donne la vie et qui le reprends.  »

    Les raisons religieuses sont valables et même inattaquables, mais nous vivant dans la tradition libérale, héritée du siècle des Lumières. Nous ne pouvons pas invoquer cette tradition religieuse pour interdire l’euthanasie au niveau de la société. Il faut trouver d’autres arguments. Il y a l’argument dite de la pente savonneuse  : si l’on commence à légaliser l’euthanasie, jusqu’à où ira-t-on  ? disent les catastrophistes. Le nazisme n’est pas loin  ! Mais l’argument n’est pas excellent. D’une part parce que le rôle de la loi est justement de tracer les limites à ne pas dépasser, et d’autre part parce qu’il n’a jamais été question de pratiquer une euthanasie contre la volonté des personnes. Si l’on admet qu’il peut être souhaitable d’abréger les souffrances d’un mourant, il apparaît difficile d’interdire ce qu’on estime bon au nom de conséquences mauvaises qui restent des hypothèses. Si l’on dépénalise l’aide à mourir en certaines circonstances bien définies par la loi, on n’oblige personne à faire quoi que ce soit. On donne une liberté négative. Avec des garde-fous. Aussi chaque médecin aurait le droit de refuser une aide à mourir pour des raisons personnelles.

    Tout projet de loi stipule que le malade doit se trouver en phase terminale, que sa volonté de mourir doit être constante depuis un certain temps, que le médecin traitant et un deuxième médecin indépendant ainsi qu’une autorité judiciaire doivent approuver la demande. Sous ces conditions draconiennes on voit mal un danger d’abus. Difficile à comprendre aussi l’opposition catégorique d’une partie des praticiens et de la publique.



  • Kookaburra Kookaburra 18 décembre 2012 11:16

    à Balika
    Dommage que vous êtes venue si tard. Votre message enrichit beaucoup la discussion. Je pourrais répéter exactement ce que vous avez dit de mon texte : j’aime le début, mais moins la fin. J’imagine que vous êtes une femme et athée. L’athéisme est un thème que j’espérais aborder sur ce fil, mais je ne trouvais pas l’occasion. Vous serez peut-être d’accord avec moi que le thème de l’article mérite une meilleure discussion. Mais les lecteurs préfèrent les sujets plus actuels, les faits divers etc., abordés d’une façon simple et courte avec un ton moralisateur convenable. Ce n’est pas mon truc.

    Vous en avez marre des sempiternelles débats sur l’islam, parce que pour vous, ce n’est pas un problème. Vous ne voyez pas une influence grandissante de l’islam dans nos sociétés. Ce n’est pas qu’un spectre que la droite utilise pour nous faire peur. Je le vois autrement, mais c’est justement pour cette raison que votre point de vue aurait pu vraiment lancer un débat.



  • Kookaburra Kookaburra 17 décembre 2012 12:03

    Bien dit Kalagan ! Tout à fait d’accord avec vous. Le système est tel que ce sont les jeunes profs sans expérience qui se trouvent en face des classes les plus difficiles, alors que les plus expérimentés, souvent agrégés, ont de petites classes tranquilles et bénéficient de moins d’heures d’enseignement. D’ailleurs, l’intérêt principal pour un prof d’essayer l’agrégation est surtout pour bénéficier de ces avantages. La vidéosurveillance dans les classes serait utiles, certes, mais c’est quand même sidérant que nous sommes en arrivé là.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv