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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 25 janvier 2011 11:47

    Le sujet de l’article est la proposition d’une loi sur l’euthanasie. Comme tout le monde ou presque semble être contre une éventuelle loi, qui, d’ailleurs a très peu de chance à passer, il serait peut-être utile de préciser si l’on est contre non seulement une loi, mais aussi contre le principe même de l’aide à mourir. Si l’on est contre le principe même, on pourrait encore préciser si l’on est contre toute forme d’assistance ou si le suicide assisté, c.-à-d. l’aide à se procurer les médicaments nécessaires, est, en certains cas, acceptable. Certains pourraient condamner l’euthanasie active (le médecin fait l’acte) tout en acceptant le suicide assisté.

    Prenons le cas de l’écrivain Arthur Koestler. Atteint de la maladie de Parkinson et de leucémie, il met fin à ses jours par absorption de médicaments en 1983, à l’âge de 78 ans. Son médecin lui avait donné la prescription pour les médicaments. On l’a trouvé mort, assis dans son fauteuil, avec le verre à côté. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le « suicide assisté ».

    Avait-il le droit de vouloir mourir ? Le médecin, avait-il le droit de lui fournir les médicaments ? Questions délicates, dont la réponse dépend de la sensibilité de chacun. Dépend aussi de l’information et de l’expérience dont on dispose. Dépend peut-être aussi de l’âge de la personne qui répond.

    On en discute sur l’aide à mourir depuis un demi-siècle (Koestler était membre de l’association « Exit »), mais les opinions les mieux fondées sont peut-être celles des médecins, infirmières et aides-médicales que côtoient quotidiennement des mourants. Personnellement, j’ai peu d’expérience de la mort. J’ai vu ma meilleure amie mourir de cancer. Vers la fin elle souffrait beaucoup, et le médecin à augmenté la dose de morphine. Sa mort était douce. Elle s’endormait paisiblement et je ne me suis même pas rendu compte qu’elle était morte. Je me suis arrangé avec le même médecin pour qu’il accepte de m’aider dans une situation similaire. Mais c’est une décision strictement personnelle, à chacun de prendre ou à laisser.



  • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 22:07

    Seul la personne concerné a le droit de demander l’aide à mourir, et la demande doit être écrite, et confirmée oralement d’une façon réitérée et insistante. Les médecins doivent décider que la demande est raisonnable, mais ils n’ont aucun droit de prendre une décision de l’euthanasie eux-mêmes sans la volonté du malade. La famille non plus, sauf si le malade ne peut plus s’exprimer, mais en ce cas une demande écrite par le malade et signée est nécessaire. S’il n’a pas fait avant, alors on ne peut rien faire. Bien sûr on peut toujours imaginer des abus. Si l’on a peur de cela on sera contre l’aide à mourir, si l’on à plus peur de souffrir une agonie longue et pénible, on sera plutôt en faveur. A chacun son choix, car personne n’est obligé de jamais demander une aide à mourir, et sans demande c’est exclus. Tant pis pour la famille qui veut se débarrasser d’un dément sénile emmerdant. Avec ou sans loi il y des abus j’imagine. De toute façon une loi à peu de chances de passer en France. Je me suis déjà arrangé avec mon médecin traitant, donc finalement sur le plan personnel ça m’est égale si il y a une loi ou pas. Mais pour le médecin ce serait mieux que l’acte, passif ou actif, soit dépénalisé.



  • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 21:20

    « Faire une loi qui consiste à dépénaliser le fait de stopper la vie est
    plus que discutable, tout le monde sait ou cela mène en définitive. »

    Impossible de répondre à une affirmation si catégorique (tout le mone sait que...)

    « stopper la vie » Non, plutôt accepter une demande d’aide à mourir.

    « Je suis par principe opposé a ce que la mort soit donné volontairement
    sans qu’aucune enquête ne soit diligenté, dans le cas d’un suicide il y a
    une enquête de police, dans le cas de l’Euthanasie il doit en être ainsi,
    pas de loi d’exceptions. »

    Et c’est justement pourquoi une loi assurerait une enquête.

    « Je vous passe les problèmes psychologiques que vont devoir subir les
    soignants qui auront donné la mort. Il y aura toujours des questions en
    suspens pour ceux qui auront agis , seul des psychopathes ne
    s’interrogeraient pas après avoir accomplis un tel acte .........
    Personnellement je refuserais de faire cela. »

    Là vous faites une très bonne objection, avec laquelle je suis d’accord. Il est crtainement très difficile à aider, ou pire encore donner la mort un à malade, aussi souffrant soit il. Mais n’aucun médecin sera jamais obligé de le faire. L’aide à mourir dépend toujours de la volonté du médecin (en plus du malade bien entendu). Mais on craint des abus, malgré toutes les précautions que j’avais mentionnées dans le texte. Bon, les opinions restent divisées. Mais je me suis exprimé déjà à fond dans le texte. La discussion m’a sensibilisé un peu plus sur les problèmes, mais je reste plutôt en faveur. Moi je vois des faiblesses dans mon texte que personne n’a mentionné, mais avec le nombre de textes publiés sur le site, nous avons tous tendance à ne pas lire très attentivement les articles.



  • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 19:27

    « Il est facile de parler d’Euthanasie lorsque l’on est en bonne santé ». Certes, mais quand on est malade, gravement malade, on risque d’y penser beaucoup. Parce que c’est pas la mort mais plutôt la souffrance qu’on redoute. Et si la souffrance est insupportable, certains demande l’euthanasie. Si, et seulement si la demande est répétée sur une période plus ou moins longue, et si et seulement si deux médecins estiment que la demande est raisonnable, et que la malade est de toute façon condamné, ils peuvent soit fournir la nécessaire pour se suicider, ou, si le malade n’est pas en situation de pouvoir le faire, lui donner, par compassion et charité, un dose de morphium provoquant la mort.
    Mais vous voulez interdire cela. Vous voulez m’interdire de faire ce choix. Notez bien qu’une loi ne vous oblige vous même à rien. Vous ne serez jamais obligé de faire le choix que moi je préviens. Mais vous voulez m’empêcher quand même de faire ce choix. Ou bien vous allez me dire : suicidez vous vous-même ! Facile à dire, mais je suis trop lâche pour sauter d’une fenêtre. J’aurais peur de me faire du mal ! Je veux une mort douce, et pas une mort comme j’ai le malheur d’avoir vu chez quelques amis. Mais vous ne voulez rien savoir de l’euthanasie. Fort bien, je respecte sincèrement votre choix, mais je peux imaginer que après une longue et terrible maladie , vous pouvez changer d’avis. Peut-être pas, en ce cas une éventuelle loi ne vous concernerait pas.
    Moi, j’ai signé un papier selon lequel sous tel et tel conditions je ne veux pas être maintenu en vie. Ce papier ne sera pas forcement respecté, mais peut-être si, au moins je peux l’espérer. Pour vous, pas de choix, même si vous n’êtes plus qu’un légume humain, vous serez maintenu en vie. On vous sauvera peut-être, mais vous serez très diminué, mentalement et physiquement. Moi, je ne veux pas cela. Et c’est un argument contre le suicide aussi, parce que ceux qui ratent leur suicide finissent leur vie parfois très diminués.



  • Kookaburra Kookaburra 24 janvier 2011 16:56

    à Barrous
    Merci beaucoup de votre commentaire si raisonnable ! Dommage que vous êtes venu si tardivement. C’est le genre de commentaire que j’espérais, car je ne crois pas que mon texte est polémique. Un autre texte sur le même sujet était purement caricatural et il était mieux accueilli par les lecteurs. Mais je ne crois pas que le rejet catégorique et massif de l’euthanasie des lecteurs d’Agoravox reflète l’opinion d’une majorité de gens. Je respecte vos arguments, sans forcement les partager tous, mais l’argument religieux , comme je disais, est irréfutable et donc doit absolument être respecté. Sauf, évidement pour les athées.

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