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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 14 avril 2008 20:55

    Tout à fait T-Rex, je partage votre sentiment. Je trouve l’article sournois, jouant sur la notion de « peine de mort » que l’auteur sait va susciter de vives réactions. Un bon travail d’avocat futé quoi. Mais dans l’affaire citée il n’y avait pas de « peine » de mort. L’auteur cherche à défendre le droit à la vie de toutes les déformations physiques et psychologiques et tant pis pour les êtres concernés et surtout pour les proches que l’auteur serait prêt à condamne comme criminels sans sentiments humains le cas échéant. Si l’auteur se prononcerait comme catholique et défenseur des dogmes catholiques je ne dirai rien puisque dans cet optique il aurait raison, mais son argument juridique n’est que de la poussière aux yeux – il cherche à justifier son  sentiment d’outrance par de l’ergotage juridique. La décision d’acquitter cette pauvre femme était – une fois n’est pas coutume – excellente, comme la plupart des gens pensent.



  • Kookaburra Kookaburra 12 avril 2008 20:40

    Le texte de Paul Villach invite à une discussion sur l’art contemporain, ce qui érige aussitôt les « pro-contemporains « contre les anti-contemporains, et plus généralement  ceux qui apprécient l’art abstrait contre ceux qui n’y comprennent rien. Vaste sujet ! Et pour commencer il faudrait essayer d’ébaucher une définition de l’art, et plus précisément qu’est-ce qu’un tableau ? Une toile couverte en blanc unis ou en noir unis (soit il en noire d’ivoire ou en noir de bougie ou toute autre nuance) peut-elle prétendre à être considéré comme un tableau ? La définition de Sérusier « une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées » conviendrait pour l’art non-figuratif, mais ce n’est pas ce que Sérusier visait, et bien que Gauguin approuvait sans doute cette définition, ses tableaux sont infiniment plus que cela. Non, cette définition est trop réductrice. Un tableau doit exprimer quelque chose, doit être expressif (mais pas forcément expressionniste !), c’était le but justement de l’école de l’ »abstract expressionism », las des abstractions à la Kandinsky. Un tableau doit-il offrir un plaisir esthétique ? Pour moi oui, mais c’est discutable. Même si le sujet n’est pas en soi esthétique comme les tableaux de Munch ou bien « les horreurs de la guerre » de Goya, j’y trouve un plaisir esthétique. En 1919 le tableau de Malevitch « Blanc sur blanc » avait un sens et une raison d’être historiquement, et il restera en tant que tel, mais de refaire de tels tableaux aujourd’hui n’est pas sérieux. On peut bien être d’autre avis, surtout si l’on peut fonder son avis plutôt que de se chamailler les uns des autres.



  • Kookaburra Kookaburra 9 avril 2008 20:06

    Très bon article Paul !

    Je ne me rappelle pas la date exacte du tableau de Mondrian « Blanc sur Blanc » mais depuis on a vu beaucoup d’imitateurs. Ce n’est probablement pas la première fois qu’on fait un tableau noir. De toute façon c’est idiot, ce n’est que de l’esbroufe, comme 80% de l’art contemporain. L’esprit du Dada perdure ! Mais sans la raison d’être du Dada. C’est que ce n’est pas facile à faire de la peinture aujourd’hui. Les maîtres du passé nous intimident. Faire de l’impressionnisme après Monet ? Ou du naturalisme après Manet ? Ou du hyperréalisme après les maîtres hollandais ? Non, c’est plus possible, il faut chercher quelque chose de différente. Il faut surprendre, épater les bourgeois. Donc Pollack jet des bidons de couleurs sur d’immenses toiles. Warhol met sa merde en boite. Seul quelques grands maîtres comme Rothko cherche sincèrement – et produisent des chefs d’œuvres. Vous n’osez rien dire parce que vous n’avez pas de formation artistique ? Vous pouvez oser ! Le plus souvent ce qui prétend être de l’art contemporain n’est que de l’esbroufe ! En panne d’inspiration on fait n’importe quoi, et voyons, parfois ça passe et on devient célèbre !



  • Kookaburra Kookaburra 9 avril 2008 17:41

    Vous avez absolument raison mais vous prêchez dans le désert comme qulqu’un a déjà dit plus haut. Dans les colonnes d’Agora Vox on constate que la pensée athée est toujours applaudit pendant que la pensée religieuse (croyante) est immanquablement censurée. On a l’impression que les athées se croient en possession de la vérité et que les croyants ne sont que des pauvres fourvoyés. Personnellement je ne suis ni l’un ni l’autre car il me semble que c’est un domaine où la vérité n’est pas accessible. L’athée est aussi « croyant » que le croyant mais avec cette différence que le premier se croit seul à être « raisonnable ». Mais la raison n’a rien à chercher dans la question. Les uns sont sensibles à un sentiment de transcendance, c’est-à-dire une dimension qui nous dépasse, c’est le cas de Kant par exemple, les autres ne le sont pas. Se demander qui a raison serait oisif.  

     



  • Kookaburra Kookaburra 6 avril 2008 18:47

    Faut-il faire déposer ses amalgames ? Plusieurs facteurs sont peut-être à considérer : l’age de l’amalgame (plus il est vieux, moins il est toxique) ; la raison doit être précise et pertinente parce que ce n’est pas une opération anodine. Mon dentiste me dit qu’il le fait sur demande mais qu’il le déconseille sauf raison pertinente (allergie par exemple). Mais une amie s’est fait remplacer ses amalgames en espérant une amélioration de la santé. Aucun résultat.

    Autre question (hors sujet mais intéressante) : Faut-il éviter les dévitalisations ? Lors de la pose d’une couronne je demande au dentiste « C’est la peine de mort ou pourrait-on la laisser vivante ? » En réponse il me dit « Comme la dent est en parfaite santé (c’était pour un bridge) on peux la laisser vivante si vous voulez. » Il m’explique que c’est ce que est enseigné dans toutes les facultés mais que dans la pratique il y a parfois des problèmes. La plupart des dentistes, dit-il, préfèrent dévitaliser.

     

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