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Kookaburra

Kookaburra

Si les arts plastiques et surtout la peinture ont occupé la majeure partie de ma vie (enseignement et activité), je me suis tôt intéressé à la philosophie que j'ai étudiée parallèlement avant de devoir l'abandonner après deux ans. Mais les questions de nature philosophiques me passionnent plus que toute autre matière. Ayant vécu longtemps dans plusieurs pays je suis tri-culturel - anglais, allemand et français, et je parle couramment ces trois langues - comme une vache australienne.
A mon avis, chaque auteur devrait se présenter dans lespace prévue. On peut donner quelques indications sur sa personne tout en préservant lanonymat. Savoir un peu sur la personne facilite la compréhension de ses propos. Raison pour laquelle jajoute ici quelques lignes à ce que javais écrit il y a quelques années.
Elevé dans un milieu protestant peu pratiquant, je n’ai jamais fréquenté l’église. Agnostique, c’est-à-dire ni croyant ni non-croyant mais figé dans un doute permanent et peu confortable, je m’identifie quand même à la culture occidentale, et comme cette culture est imprégnée du christianisme, inévitablement, je le suis aussi. Donc, culturellement je suis chrétien, mais d’un christianisme épuré, simplifié, réduit aux dix commandements et surtout au message du Christ de non-violence et de l’amour, ce qui reste, bien entendu, un idéal, que je trahis continuellement.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2008
  • Modérateur depuis le 05/03/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Kookaburra Kookaburra 5 février 2008 18:28

    Avant de faire un jugement moral sur cette affaire il serait utile de s’informer sur ce peuple les indigènes d’Australie. Il serait inexacte d’imaginer ils sont comparable aux noirs des Etats-Unis. Et donc bien intégrés mais souvent désavantagés par des préjugés. Une comparaison plus juste serait avec les Indiens des Etats-Unis. C’est un peuple nomade, très attaché aux traditions et coutumes ancestrales et qui, pour cette raison a toujours résisté à l’intégration dans une société difficilement compréhensible pour eux. L’erreur a été de vouloir à tout prix les intégrer. D’où cette tentative stupide et condamnable des les intégrer « de force » en

    installant 10% des enfants métis dans la société blanche. L’intention était « bonne » au moins de leur point de vue à l’époque. Ce que ne l’excuse pas, bien entendu. Parler de « génocide » est excessif. Il y avait bien des massacres, des deux cotés, et comme les carabines sont plus efficaces que les flèches, les victimes étaient plus nombreuses ces les noirs que chez les blancs, mais il n’y avait jamais une volonté de génocide.

    Le peuple aborigène a peu évolué. Beaucoup vivent aujourd’hui presque comme il y a mille ans. Le contact avec notre civilisation leur est le plus souvent néfaste. Raison pour laquelle de vastes territoires du continent ne sont accessibles aux blancs qu’avec un permis. Les noirs peuvent aller partout mais pas les blancs. Ils ont un terrible problème d’alcool. On voulait l’interdire, mais les bien-pensants ont protesté que les noirs devraient avoir les mêmes droits que les blancs, y compris à l’alcool.

    Ces mêmes bien-pensants ont beaucoup agité pour un méa culpa, mais la génération actuelle des blancs ne se sent pas coupable des erreurs et des crimes de leurs ancêtres. C’est un vaste sujet et qui déchaîne des passions comme des questions comparables dans plusieurs pays, y compris la France. Je ne me sens pas suffisamment informé pour faire un jugement là-dessus, mais une chose est certaine, je ne me sens nullement coupable !  Nous avons déjà fait énormément d’efforts de rétribution, critiqués comme excessifs par beaucoup, mais le problème reste entier.

     



  • Kookaburra Kookaburra 4 février 2008 19:59

    La discussion sur l’affaire a dépassé l’affaire elle-même pour se concentrer sur les principes et le problème de la discipline à l’école. Et c’est tant mieux, puisque ce n’est pas à nous de passer jugement en avance, surtout que personne n’est sûr de connaître  tout les détails. Vous avez peut-être raison de défendre ainsi le père, malgré l’immense consensus contre lui, mais on verra tout cela au moment du procès.



  • Kookaburra Kookaburra 4 février 2008 18:51

    Ce sujet a été déjà discuté sur AV pendant trois jours – plus que 500 commentaires ! Bien qu’il ne s’agît que d’un fait divers banal il touche des principes fondamentaux de l’éducation, d’où les passions que le sujet déchaîne -  et les opinions contradictoires dans les commentaires. Une question de base est quand même restée ouverte : la légalité ou l’illégalité de la gifle. Dans les précédents 500 commentaires il y avait un longue débat entre l’auteur, qui maintient qu’il n’y a aucune loi contre une gifle à l’école, et une autre personne qui disait le contraire. Ils ne sont pas arrivés à un accord là-dessus. Alors, où est la vérité ?

     

    Moi-même, jeune prof à l’époque, je donnais une fois une bonne paire de gifles à un garçon de 12 ans. La mère est venue à l’école. Le directeur m’appelle en me disant « la mère de l’enfant est venue se plaindre, débrouiller-vous avec elle ! ». Avec des explications et des excuses l’affaire s’est réglée. Mais c’était une autre époque. Aujourd’hui, avec la judiciarisation des conflits quotidiens, on s’américanise.

     



  • Kookaburra Kookaburra 3 février 2008 19:34

    Apres 3 jours de débat sur l’affaire on constate que nous sommes tous d’accord que la dimension qu’elle a pris est grotesque. J’ajouterais que d’appeler une gifle sur un enfant insolent une « violence aggravée sur mineur » n’est qu’un manoeuvre sournois pour prêter de la gravité à un acte banal. Mais il n’y a pas d’accord sur la question générale du châtiment corporel. Les uns sont catégoriquement contre et le condamnent. Ils maintiennent que ce n’est jamais nécessaire et qu’il peut avoir un effet néfaste sur l’enfant. D’autres disent qu’un effet néfaste n’a jamais été démontré et qu’un refus de la moindre fessée risquerait d’avoir un effet néfaste plutôt sur les parents en terme d’exaspérations et de stress. Il semble que nous ne serions jamais d’accord là-dessus. Une opinion dépend sans doute de l’expérience personnelle. L’auteur a protesté à plusieurs reprises que le sujet n’était pas le châtiment corporel mais le manque de soutient aux profs dans la hiérarchie. C’est que sans doute nous sommes tous d’accord là-dessus.



  • Kookaburra Kookaburra 1er février 2008 20:17

    Tous ceux qui ont plus de 45 ans ont « subit des violences corporelles » à l’école. J’en fais partie. On le trouvait tout à fait normale. Et ce n’était pas seulement des gifles. A l’école comme à la maison. Le père et le prof avaient un peu près la même autorité. Si l’on avait mérité une gifle on ne se pressait pas à raconter l’affaire à la maison. Une gifle, c’était rien ! Malgré le fait que nous sommes tous d’accord que cette punition corporelle ne nous a en aucune manière « abîmé » psychiquement ou autrement, et que nous ne sommes pas pour autant devenus violents nous-mêmes (selon le thèse de certains psychiatres), on en fait de tout « dérapage » punitif aujourd’hui une affaire criminelle. Mais on peut se demander si le plus fautif dans l’affaire actuelle n’était pas le père qui, sans mandat, s’est présentait à l’école en tant que gendarme.

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