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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2008 18:39

    Autre exemple, a contrario : la France et la Catalogne viennent de signer un accord de coopération qui comprend un volet linguistique (cours mutuels, etc.)

     

     (jeudi 10 avril 2008)
    « Aujourd’hui, jeudi 10 avril, MM. Bruno Delaye, Ambassadeur de France en Espagne, et Ernest Maragall, "Conseller" d’Education de la Generalitat de Catalunya, signeront un accord de coopération linguistique et éducative entre la France et la Catalogne. »

    http://www.lepetitjournal.com/content/view/25756/305/

    Les médias négligent une leçon importante à tirer de cet accord : les pays ne respectent que les langues qui se défendent ! Celles qui luttent pour vivre au quotidien : si le catalan était en Catalogne espagnole aussi raplapla que côté français, c’est avec l’Espagne que la France aurait signé un accord, pour le développement du castillan !

     

    Autre exemple récent : dans le dernier numéro du « Monde de l’éducation », trois profs d’italien et de portugais râlent parce que dans le précédent dossier sur les langues, la revue n’a même pas parlé de l’italien, et à peine mentionné le portugais. Ils n’ont pas compris la situation de guerre linguistique et le virage de la France vers le tout-anglais à l’école. D’ailleurs, l’un d’eux conclue son courrier par ces mots : « serait-il devenu une langue morte ? » Sans être méchant, on a envie de répondre : eh ! oui, bientôt ! Car des langues comme l’italien, qui ont totalement capitulé, qui ont rendu l’anglais obligatoire tout au long de la scolarité, qui le soutiennent et même parfois le favorisent financièrement à l’université, qui ne défendent pas leur place pied à pied dans l’UE, on a envie de leur dire qu’elles n’ont que ce qu’elles méritent.
     

     

    Même si les chantres de la francophonie jouent la politique de l’autruche, le sort de l’italien pourrait pourtant préfigurer le destin du français si nous suivons les recommandations de responsables comme Mme Pecresse ou du rapport Attali qui veut enfoncer le clou angophone (ça fait mal) et même engager en masse des professeurs natifs (merci pour eux, et pour les finances de la GB et des USA). Pourquoi de brillants étudiants étrangers apprendraient-ils le français s’ils peuvent papillonner six mois dans chaque pays européen en suivant partout des cours en anglais ?
     



  • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2008 18:37

    Je m’adressais à Gargamel ! Connaîtriez-vous ce ou ces personnes ?



  • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2008 18:18

    Très juste, ces écrans en pouces sont ridicules, c’est même une régression puisque le système métrique est largement plus international et plus rationnel, sans parler des jouets et des vêtements d’enfants truffés d’anglicismes.



  • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2008 18:14

    Yavance 77,

     

    Mais non, sa remarque est tout à fait pertinente : au niveau national comme européen, on finit par promouvoir davantage sur les qualités linguistiques, comprendre sur le niveau en anglais, que sur les compétences professionnelles.



    Voici un témoignage du terrain :
    « Cependant, il n’y a pas que les entreprises : certains hauts fonctionnaires, influencés par Bruxelles, l’ONU ou l’OCDE, se sont mis à travailler en anglais pour être lus. Mais ces organismes, où notre langue est officielle, doivent accepter et nous fournir des textes en français. Fiers d’être lus « à l’international », ces hauts fonctionnaires négligent ensuite de préparer une version française pour leur administration.

    Or, mon expérience professionnelle m’a montré que cette anglicisation n’était absolument pas nécessaire. Elle est même nuisible, car elle a l’inconvénient de donner priorité à des ingénieurs (ou des commerçants) médiocres, mais à l’anglais fluide, au détriment de plus compétents, mais qui n¹auront pas su se faire valoir dans la langue de Shakespeare (si l’on peut appeler ainsi ce sabir qu’est le « globish » ou ce dialecte incompréhensible qu’est le texan). »
    Yves Montenay
    Président d’ICEG (Institut Culture, économiee t géopolitique) (association)

     

    http://www.lemensuel.net/L-inutile-anglomanie-des.html
     



  • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2008 18:08

    Gargamel/Asp,

    Hormis votre habituel trollage auquel il est lassant de toujours répondre, vous dites parfois quelque chose de vrai : « Si on veut qu’un produit marche on le vend, on ne l’impose pas. »
    Justement, on ne dira jamais assez que depuis environ 3 ans, l’anglais est IMPOSE à l’école primaire, puisque toute idée de choix des langues a disparu. Seule la présence parfois d’une langue régionale ou de l’allemand permet d’éviter que ce soit officiel, comme en Espagne ou en Grèce ; nous préférons l’hypocrisie.

     

    « Et les séjours Erasmus c’est une vraie bénédiction, »
    Sur un site universitaire doté d’articles de grande qualité, voici une analyse moins naïve que les habituelles louanges dogmatiques qui fleurissent sur les sites dits européens :

     

    « Les fortes disparités, toujours existantes en Europe, ne sont pas sans conséquences sur un programme dont les principes de coopération et de réciprocité se heurtent aux principes de compétition et de concurrence qui existent partout ailleurs. »

     

    http://www.lemensuel.net/ERASMUS-les-usages-inegalitaire-d.html
     

     

    Par ailleurs, vous n’avez toujours pas compris que si Erasmus peut être une bonne idée, c’est le programme Erasmus mundus qui est le cheval de Troie de l’anglais dans le monde universitaire européen.

     

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