Oh cela a été plus profond que ce que vous dîtes ; Ils ont repris la « science capitaliste » pour la ré-interpréter et en faire une « science prolétarienne ».. et le premier service à rendre aux prolétaires c’est sa défense.. Tout était armement. Jusque par exemple à la fabrication des macaronis ! Le diamètre d’extrusion des macaronis était celui de la poudre des balles de kalachnikov, la reconversion de la production en quelques heures. Les voitures Moskvitch, la chaîne de fabrication était reconvertible en chaîne de fabrication d’automitrailleuse en une semaine. C’était peut être pratique en cas de guerre, mais pas fameux pour la qualité des voitures. Demandez à Renault de reconvertir la chaîne d’assemblage des Clio... !!! Et ainsi de suite.. il n’y avait que les fleuristes et les coiffeurs qui n’étaient pas dans un service paramilitaire, et enore ce n’est pas sûr..
Il faut se méfier des interprétation du style : 10 fois ou 100 fois la radioactivité naturelle.. A Tchernobyl en juin 1990, bardés de compteurs, on a pu vérifier qu’autour du sarcophage et à Pripyat il y avait un débit de dose qui était de 60 fois supérieur à la normale du bouclier caucasien pas granitique pour deux sous. Les 60 fois en question nous ramenaient aux débits de dose habituels en Bretagne... Lorsque l’on fait des rapports sur des valeurs très faibles... on peut interpréter presque n’importe quoi.
Nota : le débit de dose se mesure depuis 1985 en sieverts et plus en rem (rad equivalent men) 1 Sv=100 rems Vous parlez d’un débit de dose faramineux de 300µrem/h « » ce qui fait 3µSv/. A paris on se prend au rez de chaussée : 0,1µSv/h ce qui ne fait que 30 fois plus qu’à Paris. Dans une ville d’Iran, Ramsar, sur les bords de la Caspienne, on a pu mesurer des coins jusqu’à 150µSv/h ce qui fait 1500 fois ce que l’on prend à Paris.. et dans le coin il y a aussi des centenaires et pas d’épidémie de cancers. Il faut bien se rendre compte qu’une dose efficace reçue d’un seul coup ou celle reçue en chronique sur des années ça n’a pas du tout les mêmes effets.t Vous avez des gens qui se prennent en 5 ans une dose létale 50 et personne n’en meurt, alors que la moitié d’entre eux devraient y passer. C’est là un grave défaut de vouloir appliquer la relation linéaire sans seuil pour les faibles débits de dose. Mais effectivement sur les bords du lac de Tchagaraî on se prenait une dose létale 50 en une demi heure..D’où la difficulté d’intervenir sur le lac en question. Mais maintenant il est recouvert.
Mais ce qui est dit sur les pollutions nucléaires dans l’Oural, suite à l’explosion de Mayak et aux relâchements continus est vraiment n’importe quoi aussi. En Octobre dernier il y a eune émission sur ARTE par Laure Noualhat sur les déchets nucléaires. C’est d’ailleurs à l’occasion de cette émissionqu’a été répandu le bruit des expéditions d’uranium appauvri et de retraitement à Tomsk. Chose qui était connue depuis bien longtemps, surtout avec le naufrage du Mont Louis que vous citez et qen 1984 ui lui n’a pas été cité dans l’émission ???!!!u (EDF, AREVA et aussi Urenco -british, hollandais, allemands..tout le mponde et pas que les Français) Elle avait pris un type de la Criirad comme « expert ». Cela a été à se plier en deux de rigolade : Dans l’Oural le technicien ; il se ballade sur un site dit « contaminé » en costume de ville, alors que la moindre précaution est de mettre un blouse qui puisse aller au lavage ensuite dans une laverie spécialisée, il aurait du mettre des « surbottes » de façon ensuite à ne pas trimballer de la contamination et la distribuer généreusement. Un technicien dans une zone radioactive porte un badge de dosimétrie sinon il pourra se faire griller.. Car ce n’est pas en comptant des becquerels que l’on sait si l’on se fait griller ou non. Il faut compter les doses efficaces en sieverts. Rappel on peut encaisser par exemple 1millisievert en absorbant 800 becquerels de polonium 210 naturel. Mais pour obtenir le même millisievert avec du tritium il faudra en ingérée 55 millions de becquerels. Donc compter les becquerels c’est un non sens dans ce cas.
Le technicien fait un prélèvement à mains nues. Il est gonflé. Il nous rejoue « le salaire de la peur ». Après cela il exporte des déchets nucléaires sans autorisation et visiblement dans un emballage qui n’est pas conforme à la réglementation..En Russie il aurait du contacter GosAtomNadzor d’une part et Tenex d’autre part pour pouvoir envisager ces envois. Ca aurait meublé le documentaire. L’importation illégale de déchets nucléaires c’est la plus forte amende prévue par le code pénal. c’était 50MF mais cela a du être arrondi pour passer en euros. Il manipule dans son labo ces déchets à mains nues... Et ensuite que fait-il de ces déchets ? On aurait aimé voir la remise de ces déchets à l’ANDRA pour stockage final, ça aurait crédibilisé le documentaire. Mais il donne l’impression que ces fameux déchets radioactifs sont passés sur un remblais du coin.Ou alors la Criirad s’est constituée une stockage de déchets radioactifs clandestin ???!! Enfin de l’enturbannage complet du péquin moyen.. Et Arte complice de cette désinformation !!! Parce que l’on peut pendre le documentaire du début à la fin, et y passer des heures en commentaires de ce type. Si l’on veut se déclarer antinucléaire autant déclarer que l’on adhère à une religion, je comprends, je respecte. Maintenant si ’lon vous motiver son antinucléarisme par de la science, autant prendre de véritables scientifiques compétents et pas des « zozos ». Mais il y a le danger c’est que lorsque la science avance , les religions reculent. Et l’antinucléarisme résiste mal à la science.
Sur votre article il y aurait encore des tas de choses à dire. Vous dîtes que tous les pilotes d’hélicoptères à tchernobyl sont morts, ce qui est absolument faux. J’en connais encore maintenant. Mais il a le mérite de mettre en évidence les conneries du système soviétique. Tchernobyl est avant tout un accident soviétique avant d’être nucléaire. C’est la spécialité des Russes que de mettre les tripes de leurs centrales sur la pelouse. On va bientôt fêter le premier anniversaire de cette catastrophe énergétique qui a fait plus de morts qu’à Tchernobyl, et qui est passée inaperçue dans les médias. Je vous mets ici un florilège de photos : http://www.boston.com/bigpicture/2009/09/the_sayanoshushenskaya_dam_acc.htm l Mais cela permet aussi de rappeler qu’il est plus raisonnable d’habiter à côté d’une centrlae nucléaire française qu’en aval d’un barrage !!
Maintenant , je voudrais apporter quelques précisions / correctifs à l’article du jour.
« L’installation » comme il est dit dans les Mémoires de Sakharov -Arzamas-16 a été localisée géographiquement en 1988 par les Américains, non pas par des photos satellites, mais par la publication de statistiques soviétiques quant aux tonnages d’ordures ménagères produit par les villes soviétiques. La ville de sarov qui comptait officiellement 150 habitants avait une production correspondant à 80 000 habitants. Alors ils ont envoyé prendre des photos et le pot aux roses a été découvert. Mais ce sont les satellites et pas les vols des U2 arrêtés après la descente rapide de Gary Power sur Sverdlovsk. En fait cette ville d’Arzamas-16 a été construite à l’initiative de Béria autour du monastère de St Séraphin de Sarov. St Séraphin est un grand saint de l’Orthodoxie, ayant vécu au XIXème siècle. Il y a une fontaine miraculeuse.. Mais l’accès est interdit , la ville est « fermée ». Vous arrivez là-bas en train, au petit main, par un train partant de la gare de Kazan, un train « qui n’existe pas ». Le train s’arrête avant les barbelés, vous descendez en rase campagne enneigée et un type du FSB vient récupérer votre téléphone portable, votre appareil photo, votre ordinateur.. Tout cela sera rendu à la fin du séjour. Vous signez un papier comme quoi vous vous engagez à ne discuter qu’avec vos interlocuteurs officiels désignés.. Enfin une bonne entrée en matière pour vous mettre dans « l’ambiance »...
Mais à Arzamas-16 , Sarov maintenant, on continue à travailler sur les bombes et autres applications en magnto-hydro-dynamique, le confiement pour la fusion contrôlée. ce n’est pas un petit musée des bombes. D’ailleurs il y a deux musées : - un musée que les étrangers triés peuvent visier et dont on voit des photos sur différents site. En fait on ne voit que les « enveloppes » des bombes. - un musée à usage interne et etéducatif pour les gens de l’intérieur, où là les bombes sont présentées en « éclatés », ouvertes avec les détails montrant les idées de Sakharov, Tamm, etc..
Des accidents de criticité avec flash tels que vous décrivez celui d’Arzamas-16, il y en a eu aussi à Los Alamos. Ils « chatouillaient la queue du dragon » là-bas. Mais les conséquences restent très limitées aux personnes très proches. Et ne pas mélanger le militaire avec le civil. Sinon il n’y aurait plus de chimie dans le monde depuis longtemps.
Seversk (ville du Nord) est le nouveau nom depuis 1993 de Tomsk-7 (115000 habitants), Tomsk-7 et Seversk c’est la même chose, ce n’est pas près l’un de l’autre. C’est près de la capitale historique de la Sibérie Tomsk (450 000 habitants), une vingtaine de km. En 1991 à la télé tocale ils avaient passés une série de 12 émission de 30 minutes, série intitulée :« La pomme de discorde » représentant en détail les activités de Sibirkhimkombinat, c’est à dire toutes les étapes de fabication d’une bombe. Un journaliste voulait me vendre les 74 heures de « rush » de vidéos qui avaient été prises à cette occasion... En 1990 Tomsk-7 s’était « ouvert » mais les habitants ont demandé à nouveau la fermeture et les barbelés pour les protéger des « bandits » pouvant venir de l’extérieur. Le dernir réacteur plutonigène a été arrêté récemment seulement car il alimentait la ville de Tomsk en vapeur pour le chauffage urbain.. et là-bas jai connu -43°C, le froid ibérien ce n’est pas une galéjade. Mainenant ils ont une centrale à gaz.. A Seversk ils font de l’injection profonde des produits de fissions liquides à 300 mètres sous terre... Lors de la dernière glaciation le sol a gelé sur 100 mètres d’épaisseur, ensuite cela a dégelé sur 80 mètres, et il reste toujours ne zone gelée entre 80 et 100 mètres, ils font les injections sous cette couche de glace !!! C’est un mauvais procès d’intention que de reprocher aux Russes de faire des stockages d’UF6 dans des conteneurs d’acier à l’extérieur. L’UF6 chauffé est susceptible de passer en phase gazeuse et sous le pression les soupapes de sécurité libéreraient un gaz très agressif chimiquement. Donc stocker à l’air, sans batiment au-dessus c’est la bonne pratique. Pratique qui est mise en oeuvre aussi aux USA , voi la photo du stockage de Paducah sur les bords du Tennessee : http://i67.servimg.com/u/f67/12/17/43/12/stocka10.jpg En France on repasse de l’UF6 à UO2 pour les stockage longs donc on ne peut pas voir les conteneurs, le problème est différent, pas de possibilité de passer en phase gazeuse. En ce qui concerne le naufrage du Mont Louis, il est a noter qu’une quipe a été envoyée pour détecter les fuites possibles de l’uranium appauvri et de l’uranium de retraitement. En fait il a bien été retrouvé de l’uranium dan l’eau de mer, mais uranium avecles proportions isotopiques naturelles... en fait c’est le Rhin qui charrie de l’uranium depuis les Alpes ce qui enrichi la mer à son embouchure...
Je reviens sur votre article d’hier que je n’ai vu que très tardivement. En ce qui concerne le tir de la « Tsar Bomba » , un ami, chargé de la détection des essais nucléaire a l’époque, et activité pour laquelle il avait parcouru le monde pour implanter des sismographes dans les Ambassades de France, était dans son bureau. D’un seul coup il a vu se former sur l’enregistreur de son microbarographe l’onde de déplacement de la masse d’air. Cette onde a été détectée trois fois en quelques jours, à chaque passage autour de la Terre. Son patron de l’époque Yves Rocard, avait été reçu pr De Gaulle 30 minutes après l’apparition de la première onde...Jusqu’où allaient aller les Soviets ??
Dans les tirs exotiques pour activité « civiles », il faut noter que les Soviets ont fait effectivement très fort, avec l’organisation « Vodstroï » -l’entreprise de l’eau- dirigée par le fils -apparatchik- du célèbre révolutionnaire Sverdlov. le détournement des fleuves alimentant la Mer d’Aral a été obtenu à coup d’explosifs nucléaires , c’est pour cela qu’il est si difficile de revenir à une situation antérieure. On y revient, le niveau de la mer dAral remonte, mais c’est bien difficile.
En ce qui concerne la communication des informations « nucléaires » entre les USA et l’URSS, sur mon site www.arzamas-16.eu vous pouvez trouver une vidéo réalisée par les gens d’Arzamas-16 où il est rendu hommage à l’action des espons pour le développement de la bombe soviétique. C’est la première fois qu’officiellement les Russes reconnaissent la valeur de l’espionage dans le domaine.
La contamination suite au tir de la Tsar Bomba a été impressionnante, en Carélie et dans les pays nordiques. A ce propos on peut voir le ratio des conséquence en contamination entre les tirs atmosphériques et Tchernobyl sur ce graphique réqlisé par des toubibs suisses : http://i17.servimg.com/u/f17/12/17/43/12/cesium10.jpg Dans le cas Suisse on voit que l’imprégnation au césium 137 disparait assez rapidement des individus si l’on arrête les conneries. ce qui n’est pas le cas des Lapons qui se nourrissent de rennes qui eux mangent des lichens. La contamination permamente des Lapons par le biais de l’alimentation est de l’ordre de 10 fois supérieure à la contamination des habitants de Belarus et d’Ukraine,elle est étudiée depuis 50 ans, et l’on a pas trouvé de conséquence désastreuse. c’est pour cela qu’en fonction de l’expérience acquise il a été décidé de ne plus entreprendre d’actions spécifique ’tchernobyl" à partir de 1992.
@Pyralène. Tout à fait d’accord. Un ami, Herr Doktor en philosophie à Heidelberg me dit un jour : - Mais Heidegger il n’y a qu’en France qu’il est enseigné, car c’est un soutien à votre Sartre. En Allemagne on l’a viré de l’enseignement, il est oublié. @+