@objectif X2 Dans un moteur à combustion interne la témpérature doit monter à 650°C, ce qui évite que les pistons en alliage d’alu ne fondent.. Maintenant un truc qui ressemblerait vaguement à un système cyclique avec des montées à 2 milliards de degrés... c’est un autre problème.
Et avec des trucs beaucoup plus simples que la Z-machine, on peut aussi obtenir des résultats intéressants, du plasma confiné à 2000 bars dans un pulse, c’est publié ici , en France sur la banque de données du CNRS... Donc ça gratte bien sur ces sujets, et c’est publié.. Créez des alertes avec des mots clés sur votre Google.. Il n’y a que la Criirad qui s’insurge lorsque l’ASN publie une information dans son site, mais pas en page de garde. Ils n’ont qu’à mettre le site de l’ASN en surveillance avec un logiciel de type « magellan » et on est prévenu à la moindre correction orthographique sur le site.
La conférence à laquelle je faisais allusion en Russie, et bien j’y participais à titre privé, et pas avec des financements publics. Je fais du commerce de logiciels de MHD et de détonique www.arzamas-16.eu sur des développements de l’ISTC (voir le site de l’ISTC)
@Objectif X2 Il y a eu les premiers réacteurs Marcoule G1-G2, Chinon à but militaire. Ce qu’il y a de sûr c’est que tous les UNGG ainsi que les REP 900MW et suivants ont été financés par emprunts sur le marché international. Emprunts qui sont remboursés régulièrement par EDF en fonction des rentrées facturées aux clients. et pour l’EPR c’est la même chose. Tôt ou tard il faudra revenir à la vérité des prix, et là, la chute sera dure, très dure. Les Herr Doktors allemands font installer des éoliennes depuis 20 ans, pour l’énergie gratuite du vent, et le prix du kWh éolien est toujours subventionné par le contribuable...En sus du fait qu’ils induisent des instabilités sur le réseau européen à le mettre par terre. Ils sont devenus très mauvais ces Herr Doktors ! Le génie qui caractérisait leurs prédécesseurs s’est envolé. @+
@Panzerfaust, L’énergie à un prix marginal, presque gratuite, cela avait déjà été annoncé à la mise en service du barrage de Laigle, ce devait être dans les années 1950. Dans la mesure où l’on a déjà des idées sur le prix des matériaux qui interviendraient dans des « DEMO-série », en supposant que tous les problèmes de physique soient résolus, on sait déjà que le kWh sera à 4 fois le prix du kWh Gen IV dont on a une bonne idée, et dont on sait qu’il y a une solution, même plusieurs solutions fiables.
Que l’on fasse des progrès dans les courants faibles, les « nouvelles technologies » c’est sûr. Le problème avec l’énergie c’est qu’il faut du matériel, des masses de matériaux. Et puis même avec DEMO on sera encore et toujours à faire fonctionner la cocotte minute de Denis Papin, et puis on aura toujours ce fichu Carnot que l’on a pas réussi à violer depuis près de 200ans.. Des sauts technologiques seront nécessaires pour qu’ITER puis DEMO fonctionnent, et ce seront déjà de brillantes performances très hypothétiques actuellement. Maintenant , alléger , faire de la miniaturisation, ça ne me semble pas être dans la tendance des problèmes énergétiques, que ce soit les hectares de panneaux PV, les ancrages des éoliennes de 5MW, ou l’EPR.. Mais on est parti pour les EPR et cela pour 80 ans, ensuite il y aura les GenIV+ pour quelques centaines d’années.. et il sera temps ensuite d’utilser la Fusion contrôlée, mais on n’est pas pressé, d’ici 2 siècles au mieux pour être réaliste.
Pour continuer un peu. Il faut savoir que pour réaliser de la fusion contrôler, il faut : - de la température. ET - du confinement Tout cela pour atteindre ce que l’on appelle le Critère de Lawson.
Dans un tokamak on a de la température et de la pression par confinement magnétique. Avec cette propriété très particulière c’est que l’on a fait un « plasma parfait ». Une caractéristique d’un plasma parfait c’est d’être « adiabatique », c’est à dire de ne pas échanger de chaleur avec l’extérieur. Si le Soleil était un plasma parfait on ne le verrait pas. Cette propriété a l’avantage de permettre de confiner un plasma à 100 millions de degrés dans une gamelle qui de toutes les façons partirait en biberine à 2000°C au mieux. Dans une bombe H, On met un produit carboné autour de la cible en tritium etl’on met un réflecteur en uranium appauvri en forme d’éllipsoide autoiur de l’ensemble bombe A-partie H. Lorsque l’amorce démarre les neutrons produits, nombreux et puissants passant dans le milieu carbon vont réchaffer la cible à une température.. très très élevée. L’amorce va également créer des gammas qui vont se réfléchir sur l’ellipsoide en uranium appauvri et qui vont venir compresser la cible. C’est l’application de ces petits engins décoratifs que l’on appelle des radiamètres avec des petites ailes de moulin dans le vide, dans une boule de verre, qui se mettent à tourner sous l’action de la lumière.. Vous pouvez trouver tout cela de façon très détaillée sur plusieurs sites notamment celui de Carey Sublette, le modèle de Teller-Ulam. Google est votre ami n’est-ce pas ! Donc on a deux fonctions : échauffement d’une part et compression d’autre part.
Mais revenons au plasma parfait et à l’adiabaticité, qui permet de conserver un plasma sans qu’il ne fasse fondre la boite. C’est aussi un gros inconvénient, car comment récupérer l’énergie ? Comment brancher au final sa machine à laver ? Mais il y a les neutrons qui fichent le camp lors de la réaction. Donc cela fonctionne avec récupération de l’énergie des neutrons en l’occurence par action sur le lithium 6.
Le problème avec le Z-pinc (Z-machine) c’est que le plasma formé n’est pas adiabatique d’une part donc que si l’on veut monter en puissance on va détériorer gravement le matériel. Et d’autre part, avec le Z-pinch on n’a pas la fonction compression pour atteindre le critère de Lawson.
Si vous avez regardé un peu comment se présentait le confinement inertiel du laser Mégajoule, vous voyez que la petite capsule que l’on va comprimer avec les lasers, et bien elle au centre d’une sphère immence d’acier de bonne épaisseur !! Ce qui veut dire que le plasma n’est pas parfait car il ne se maintient pas. Un plama sui perd son énergie n’est pas parfait, donc il ne peut être maintenu dans le temps..c’est toute la différence avec les tokamaks..
La SANDIA est une organisation dont la vocation principale est de fabriquer les têtes nucléaires américaines. Avec la fin de la Guerre Froide c’est une activité qui a perdu de son intérêt et de son financement. Alors la Sandia essaie de survivre en faisant des déclarations médiatiques plus que scientifiques. Le Z-pinch dont à une époque on pensait que ce serait un moyen de déclencher une arme à fusion pure : sans bombe A pour amorcer la réaction, a été déclassifié de partout car tout le monde est arrivé à la conclusion que ça ne pouvait se réaliser. Mais le Z-pinch est un sujet qui reste intéressant, car il permet des rencontres, des conférences dans des lieux très fermés entre spécialistes de bombouses. Ca permet de se rencontrer et de discuter d’un truc démlitarisé qui ne fâche personne. J’ai assisté à une de ces conférences en 2006 en Russie. C’est super pour aller au lieu de la conférence, on fait comme Harry Potter, on commence par prendre un train de nuit qui n’existe pas quai 2,5. A l’arrivée on vous retire votre passeport, votre téléphone portable, votre PC, votre appareil photo, choses que l’on vous rendra 5 jours après, à la fin de la conférence.. Interdiction de parler à un quelconque resortissant local en dehors du lieu de la conférence, et encore pas dans les couloirs. Pendant la conférence on est bombardé de photos, qui parle avec qui ? Ils ont du avoir mes poils du nez en gros plan.. Mais à la fin ils ne sont pas « chien » ils vous donnent deux CD de photos , enfin, pas toutes les photos.. Mais au moins on a vu qu’ils ne crevaient pas de faim, qu’ils avaient la moral et qu’ils n’avaient pas envie de s’exporter. Voilà l’avantage des études sur le Z-pinch.. Ca vaut le coup tout de même.