Vingt-deux ans après, l’Italie souhaite revenir au nucléaire
MILAN, 9 juillet (Reuters) - Le parlement italien a approuvé jeudi un projet de relance de l’énergie nucléaire, secteur que le pays a abandonné il y a deux décennies, mais des experts soulignent qu’il sera difficile de trouver des fonds et des sites pour de nouvelles centrales atomiques.
La loi donne six mois au gouvernement pour mettre au point les règles d’un retour au nucléaire, qui s’inscrirait dans les efforts de l’Italie pour réduire sa forte dépendance envers les importations d’énergies fossiles, ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre (GES).
L’approbation de ce projet par les députés, après un débat de près d’un an, intervient au moment où les dirigeants du G8, réunis en Italie avec leurs homologues des pays émergents, n’ont pas réussi à persuader ces derniers de se rallier à un objectif chiffré pour les réductions de GES.
L’Italie est tributaire des importations de pétrole et de gaz pour 80% de ses besoins énergétiques. L’énergie nucléaire renforcerait la sécurité de son approvisionnement, réduirait ses émissions de GES ainsi que ses factures d’électricité - qui sont les plus élevées d’Europe, notent des spécialistes.
Mais le gouvernement de Silvio Berlusconi devra attirer des investisseurs pour financer de nouvelles centrales et surmonter une forte opposition publique au nucléaire.
Seul pays du G8 actuellement sans énergie nucléaire, l’Italie avait décidé par référendum en 1987 - un an après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) - de fermer ses centrales atomiques et de ne pas en construire de nouvelles. Silvio Berlusconi a fait du retour au nucléaire l’une de ses priorités.
Les autorités locales ont le dernier mot en matière d’approbation des projets industriels en Italie.
Le ministre du Développement économique, Claudio Scajola, a déclaré que certaines autorités locales se montraient favorables au projet, bien que certains gouverneurs de région aient refusé d’accueillir des centrales durant les débats.
Selon Claudio Scajola, huit à dix nouvelles centrales nucléaires seraient nécessaires à l’Italie pour couvrir le quart de la demande intérieure. Des experts estiment cependant qu’il sera très difficile de trouver des sites pour les centrales et pour le stockage des déchets dans un pays à forte densité de population.
Je crois qu’AREVA a manqué le coche. Ils auraient du pouvoir proposer des petits réacteurs modulaires de 100MW,ne nécessitant pas d’infrastructure de réseau lourde, montable rapidement.
Je crois que les Russes ont fait le bon choix en proposant des réacteurs sur barges, réacteurs issus de leur technologie sous-marins. Réacteurs produisant de l’électricité et du dessalement. Réacteurs qu’ils exploiteront eux-mêmes sans avoir recours à du personnel local. Et puis, un problème, une panne, le besoin d’un d’un rechargement en combustible et bien on change la barge. En France dans les années 70 on avait étudié un petit réacteur immergeable à fond de puits pour le Sahel. Le seul problème et bien a été l’instabilité politique de ces pays. Avec des barges, le problème de l’instabilité politique devient moins crucial.
L’arrivée d’EDF en tandem avec AREVA pour l’EPR sera tout sauf une prolifération du nucléaire civile. EDF pense arriver en « libérateur de l’énergie » aux USA, en GB, et ils sont reçus comme les soldats américains en Irak. Aux USA l’état de Caroline du Nord ou doivent implanté 4 EPR, les autorités font faire les pieds au mur à EDF en compliquant à loisir l’acceptabilité. En Angleterre, l’ASN local vient de revisiter suivant des critères qui lui sont propres la hiérarchisation des programmes de gestion du réacteur, remettant en cause beaucoup de chose. Donc la prolif nucléaire civile par AREVA ce n’est pas pour demain..
Ce qu’il y a de sûr c’est que l’espérance de vie des Français augmente régulièrement d’environ 3 mois chaque année. Alors peut-être que l’on s’intoxique !! Mais ça reste à démontrer.
Dans ma commune il est interdit de se baigner dans le fleuve, dans les communes vosines, en amont et en aval c’est autorisé. En fait le Maire veut rentabiliser la superbe piscine.. Alors la pollution des fleuves... faut voir... Cette année il a été captiré des saumons qui remontaient la Seine du côté de Rouen, ça ne s’était pas vu depuis... on ne sait plus..
La pollution du Rhône, c’est de la pollution aux PCB, c’est à dire de la pollution industrielle et pas de la pollution agricole.
Dans la photo qui a été mise par Reinette plus haut, des postes de mécanicien et de météo, vous aurez pu voir que les sièges sont des sièges ordinaires. Les dossiers sont différents, ce sont des chaises que l’on peut acheter 20 euros chez IKEA... Ca n’a surpris personne !!! Curieux. @+
Je ne vois pas trop ce que Pujadas vient faire dans l’article. Que les Russes et les Ukrainiens amortissent leurs avions en les louant « à façon » à qui paie c’est bien connu, et depuis longtemps. La société Volga-Dniepr est une joint venrure russo-ukrainienne. La Volga, fleuve russe et Dniepre, fleuve ukrainien. Au niveau des transports de véhicules militaires, les Russes peuvent aller plus loin, et faire des larguages directement avec les engins sur des berceaux amortisseurs, assez spectaculaire pour un T72 largué de 200mètres.. J’ai fait deux voyages d’accomapgnement dans ces avions. An124 veut dire qu’il peut emporter 124 tonnes de charge utile, mais en fait il peut emporter plus, personnellement j’ai convoyé des charges de 150 tonnes, tant qu’il n’y a pas une panne de moteur au décollage. Dans un cas on a fissuré un pare-brise à 500mètres d’altitude. La tour de contrôle a dit que l’on devait revenir se poser en larguant le kérosène avant car on était trop lourd pour se poser long sur la piste. Finalement, comme un plein de kérosène c’est cher, le pilote a décidé de continuer la route en restant dépressurisé à 4000 mètres d’altitude et en se prenant des bouffées d’oxygène avec des bouteilles que l’on se passait de l’un à l’autre car il n’y avait pas assez de bouteilles pour tout le monde.. C’est comme cela que je suis devenu « frère de bouteille » (d’oxygène) avec un commandant de l’OMON, les forces spéciales du minitère de l’intérieur, la charge était stratégique, donc avec sécurité renforcée..
Dans cet avion pour limiter le chômage et veiller au plein emploi, il y a un pilote, un co-pilote, un navigateur, un mécanicien, un météo...Les gars de la manutention des charges sont logés eux, sans hublot, dans la partie haute à l’arrière de l’avion, on communique avec eux par un téléphone intérieur, ils ont des couchettes de sous-marins, ils sortent de leur trou par une trappe. Mais c’est la même chose pour le personnel de bord, on rentre dans l’avion, on monte à l’échelle dans la partie haute, on replie l’échelle et on ferme la trappe de sortie. Dans la version civile, il n’y a que le pilot et le co-pilote qui ont des sièges dignes de ce nom. Les autres ont des sièges ordinaires, non fixés au sol. Le navigateur avait un fauteuil Louis XV, qu’il entretenait amoureusement. Pour les accompagnateurs c’est plutôt spartiate : des banquettes, pas de ceinture de sécurité.. mais l’ensemble est tellement lourd que l’inertie fait que l’on ne craint pas des coups d’orages et de se faire secouer. On ne peut pas fumer où cela est marqué dans local pour passagers, mais par contre on peut aller en fumer une avec le pilote dans le réduit arrière, là où il y a tous les relais de contrôle de l’avion, en écransant son mégot dans une boite vide de sprats, sur les relais électriques. En faisant de tels voyages on en apprend plus sur la science, la technique post soviétique, la notion de réglement de sécurité, la société russe en général, qu’en lisant Le Monde chaque jour pendant 10 ans.
Il existe aussi la version An225 avec 6 moteurs, capable d’embarquer 225 tonnes de frêt, cette version a été développée pour le transport de la navette Bouran... @+