@amiaplacidus : Développez, Grand Maître ! Je suis toute ouïe... Je
n’ironise pas, je suis sérieux. Pour une fois que quelqu’un ait le
courage de nous informer de ce dont nous sommes apparemment étrangers,
autant en profiter, pas vrai le corbeau ? Merci d’avance.
Tout
d’abord, qu’il me soit permis de remercier tout un chacun pour
ses commentaires et ses conseils concernant mon post.
Honnêtement, je ne m’attendais pas à de tels conseils énoncés
avec une telle célérité. Encore une fois, je vous remercie d’avoir
accepté de consacrer de votre temps si précieux pour commenter,
même défavorablement, mes posts et
d’avoir distillé vos conseils avec cet esprit typiquement
Linuxien : partager et promouvoir la free
software ainsi que Linux everywhere
and whenever. J’aime ce que vous faites.
Mention
spéciale sera donnée à @raoulblier pour sa tentative de m’inculquer « le goût du
changement » : c’est exactement le type de conseil
que je recherchais. Après avoir montré tout un éventail du monde
Linux, vous comprîtes que je souhaitais commencer de la manière la
plus simple et la moins contraignante possible : Zorin OS,
Linux Mint sont des choix qui
m’apparurent pertinents, bien que je n’y connaisse pas
grand-chose. L’idée des Live CD et autres Live USB
pour Linux est une merveille : l’utilisation de machines
virtuelles style VirtualBox me
déplairait parce que les machines virtuelles sont trop
consommatrices de ressources, notamment d’espace disque, de même
l’installation éventuelle de Linux par-dessus Windows me gênerait
parce qu’il modifie le MBR en plus de réduire l’espace
disque. J’ai suivi les conseils de @raoulblier en faisant
l’acquisition de Zorin OS et Linux
Mint version 14 Cinnamon. Je suis un peu déçu :
sans doute parce que je les ai testés en Live
CD sous Virtual Box avec
1GB de RAM et un seul microprocesseur, le tout en moins d’une
heure. J’ai eu droit à quelques plantages de lecteurs intégrés
de fichiers audio (Non ! Pas VLC !). cela n’enlève en
rien la qualité du système, certes, mais, je tenais juste à
mentionner ces petits inconvénients afin d’inciter les
développeurs à améliorer leurs produits. Il m’a semblé aussi
qu’un des Linux que j’ai testés se soit planté, en ce sens,
qu’il me délivra un message vraiment trop sibyllin à mon goût :
là, Windows a un avantage considérable (numéro d’erreur indiqué,
explication et réponse sur Internet). Mais, comme j’ai testé trop
rapidement ces moutures, il est préférable de considérer mes
réflexions comme étant encore trop spécifiques... Bref, je
souhaite que cela soit plus de ma faute que de la faute au logiciel.
Ensuite,
il est possible que, dans ma hâte d’écrire, j’eusse sorti des
affirmations avec une trop grande certitude. Je présente mes excuses
à tous ceux dont la sensibilité aurait été heurtée par mes
propos sur les supposées limites de Linux. À ce propos, j’ai
déjà répondu à certaines interrogations concernant la
vulgarisation de Linux dans un précédent post.
Cela explique les raisons qui me firent occulter cette notion de
lobbying très justement critiquée par @pingveno. En
d’autres termes, cela n’enlève en rien ce que j’écrivis ni ne
contredit ce que @pingveno écrivit. Par contre, j’admets
que parler de « connaissances pointues » était
trop imprécise en ce sens que j’aurais dû préalablement
circonscrire mes allégations à la difficulté à trouver rapidement
des réponses à des problèmes concernant l’utilisation de Linux :
sous Windows, corrigez-moi si je me trompe, l’assurance de trouver,
dans un laps de temps raisonnable, une réponse pertinente à un
quelconque écueil est quasiment garantie, tandis que sous Linux,
cela est loin d’être garanti. Exemple : peu importe les
raisons, certains drivers ne sont
carrément pas disponibles.
Enfin,
je suis et reste un inconditionnel de Linux, même si ‒cela me
navre profondément‒ je ne l’utilise pas (sniff !). Pour
preuve, voici, il me semble, deux des principales qualités qui
placent le système Linux au rang de produit d’excellente qualité
(je l’ai déjà dit) : 1‒ Stabilité et sécurité
nettement meilleur que Windows, 2‒ Plus de 90 %
des supercalculateurs tournent sous Linux. C’est ce que je
sais, juste au cas où on douterait de ma fidélité à Linux. Que ce
qui soutiennent ma démarche se rassurent : je souhaite vivement
contribuer à l’essor des logiciels libres.
Support
free software as you can and have a nice day, wise people !
Dans
votre article précédent,
je parlai de l’« Effet Civilisation » :
l’utilisation de la calculatrice est l’exemple type de cet
« Effet Civilisation » que je dénonçais un peu. Je ne
suis pas contre la calculatrice, je suis moi-même passionné de
nouvelles technologies. C’est son usage au détriment de la pensée
théorique qui me déplaît en ce sens qu’elle empêche toute
réflexion sérieuse : pas de science sans hypothèses, pas
d’hypothèse sans théorie, pas de théorie
(validée) sans démonstration. Et, l’esprit
mathématique dans tout cela ? Bonne question. Naïvement, je
répondrais : « Je sais pas, monsieur. »
Question bête (je la pose quand même !) : à quoi sert ma
calculatrice si la valeur exacte est requise ? Réponse :
(pratiquement) à rien ! Mais, je vois mal comment
l’enseignement des mathématiques ‒je devrais dire
l’enseignement, en général‒ pourrait devenir un succès sur le
plan de l’échiquier international. Je vis de mes yeux
l’incompétence manifeste de Luc Chatel, votre ancien ministre de
l’éducation nationale, en matière de règle de trois... Minable
de médiocrité. Votre ministre actuel est titulaire d’un doctorat
en philosophie. Vous êtes vraiment sûr qu’il n’y a pas mieux
pour un redressement productif de l’industrie et de la recherche ?
On parle de compétitivité ces derniers temps... Pour tout cela,
avec philosophie, je suis ravi de ne pas avoir le droit de vote :
un immigré ça ne pense pas, donc, ça ne vote pas. CQFD.
Un
(gros) mot sur l’algorithmique : Son enseignement
m’apparaît utile (avis personnel) : 1‒ Il stimule le
cerveau, par l’émission d’hypothèses (scénarios, jeux,
brainstorming), 2‒ Il
favoriserait [conditionnel de prudence] l’attention et la
concentration, 3‒ Il aide à articuler les raisonnements (style
PERT, contraintes), 4‒ Il aide à formaliser une solution, par
une prise de décisions (optimisation), 5‒ Ça fait moderne et
fashion (d’accord, ce n’est pas
très sérieux comme remarque). Les limites ? L’algorithmique
requiert un enseignant spécialisé, du matériel informatique et des
logiciels... sans oublier l’électricité pour ces derniers et...
du temps. L’enseignement de l’algorithmique peut-il
remplacer partiellement les mathématiques ? Bonne question.
Si cela permet de mieux comprendre les mathématiques (application
directe, études de cas, par exemple), la réponse est clairement
positive, sinon, elle est clairement négative. Jusqu’à quel
point ? Bonne question. Je dirais que la place de
l’algorithmique par rapport aux mathématiques varie en fonction de
la personnalité de l’enseignant et de son auditoire. Bref, je n’ai
pas de réponse. Bien malin qui trouvera. Ça m’intéresse.
Si
déjà les responsabilités sont si mal caractérisées, comment
trouver la solution au problème de l’éducation ? Un problème
mal défini a très peu de chances d’aboutir à la solution.
J’avais seulement un début d’avis,
qui n’engage que moi, sur la question (je ne vais pas réécrire,
follow the link). Je pense même
que l’éducation fondamentale requiert un changement, une mutation
ou une métamorphose (QCM au choix ?). Quand les politiciens se
rendront compte que le reste du monde n’a que faire de vos
problèmes, peut-être qu’ils se décideront à travailler de
concert sur l’avenir du pays. Si on est encore en vie, d’ici là
qu’ils se rendent compte... Un sage disait : « Plus
je sais, plus je me rends compte que je ne sais rien. »
Je me demande vraiment de quoi on va se rendre compte en France à
cette allure des réformes parce que l’article montre qu’on sait
de moins en moins. L’humain (c’est-à-dire, l’enseignant)
par son génie (créativité, inventivité, s’entend) doit être au
centre de l’enseignement : il est le cœur de cette
éducation de qualité tant convoitée. Pire : il en est
(fortuitement ?) le garant. S’il ne donne pas envie ‒voire,
repousse‒, toute la plus belle technologie et logithèque du monde
ne sauraient faire réussir l’éducation. Albert Einstein dit :
« Imagination is more important than
knowledge[because
it] embraces the entire world,
stimulating progress, giving birth to evolution. »Smart and wonderful. No comment. (un
mouchoir, s’il vous plaît !)
J’ai
trouvé trois facteurs pour définir le bon enseignant : 1‒
La compétence technique : la maîtrise de son
sujet (technicité), de l’historique de la matière (comparatif
entre les pays et les époques) et même dépassement de son sujet
(anecdotes explicatives, susciter des interrogations par son
débordement) 2‒ La pédagogie : la capacité de
transmettre en langage profane et clair des concepts, des théories,
des exemples et des astuces en fonction de la culture de son
auditoire dans un environnement (j’ai ma définition)
donné. 3‒ Se souvenir qu’on a été jeune ! On oublie
(trop) souvent cet aspect. Je laisse le soin aux autres de
confirmer, d’infirmer, d’analyser, de développer, d’extrapoler,
de polémiquer... Zut, je fatigue !
Ça
me rappelle subitement une équation mathématique soumise par
Jean-François Copé : sur combien de y dois-je taper
pour avoir x pains au chocolat ? On me demande
d’optimiser : un minimum de y pour un maximum de x,
je crois. À moins que ce ne soit l’inverse ? Je ne m’en
souviens plus. Faut-il dévier... euh... dériver pour ce faire ?
Comme
beaucoup de Français font des fautes d’orthographe, je dois
m’employer à en faire davantage de sorte d’être mieux intégré.
C’était la rigueur orthographique qu’on m’a apprise que je me
dois de remettre en cause. Quelqu’un peut-il m’aider ? Je
cause, je cause... Mais, j’ai remarqué une pauvre vieille dame que
je me fais un plaisir et honorable devoir de soulager de son si lourd
porte-monnaie tellement elle paraît souffrir. C’est ça la
solidarité. Et, après on ose encore nous accuser d’être mal
intégrés. Quelle mauvaise foi !
C’est
plus cool de sauver les pingouins que de rester devant une fenêtre,
pas vrai ?
Le
problème est que Linux (les distributions
gratuites) 1‒ n’est
pas assez vulgarisé :
pas de promotion agressive (plutôt mal connu du public) et
essentiellement des bénévoles, qui ont leurs propres
préoccupations, sont disponibles. 2‒
nécessite d’avoir des connaissances
assez pointues en informatique :
choix d’une distribution, installation, choix de packages,
configuration, administration système et réseau, troubleshooting,
etc.
Je
n’ai pas vraiment le temps de l’apprendre (certes, je suis assez
geek). Si quelqu’un pouvait me
conseiller, ce serait cool. C’est ma façon à moi de montrer que
je ne pleurerai pas Microsoft ou ses employés tandis qu’un pauvre
bidouilleur du dimanche tente comme il peut d’améliorer le noyau
d’un système ouvert comme Linux... sans être payé, s’il vous
plaît. Qui dit mieux ?
Je
sens que Windows 8 est du Windows 7 Ultimate
Service Pack avec option Tablette numérique et
smartphone.
Quant
au sujet, le licenciement de ladite personne ne m’étonne guère :
elle a dû coûter cher et donc on a dû rechercher d’autres
personnes. Elle n’est pas irremplaçable. J’espère que Linux
pourra tirer profit de ses talents. On peut toujours rêver...