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L’immigré

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  • L’immigré 15 novembre 2012 12:30

    @foufouille :
    On parle de
    goût, mec, pas de qualité intrinsèque du produit qui est indétectable par un être humain (pour savoir si c’est un OGM, tu sais bien qu’il faut une technologie qui permet de détecter la structure modifiée de l’ADN, enfin !). De plus, on parle aussi de choix (variété de viande : bœuf, porc, mouton, poissons, crustacés, AOC, importé, etc.), pas seulement de Food, Inc. (style MacDonald’s et autres Burger King) et autres prêts à emporter.
    À moins que j’ai mal compris ce que tu sous-entendis...

    @Par SergeL :
    Il n’y a pas que de la nourriture
    « à base de maïs » aux States, mec. Quelle étroitesse d’esprit. On y trouve de tout, à condition d’y mettre le prix : ce n’est pas l’Américain moyen qui va acheter de la nourriture de qualité dans un restaurant chic étoilé. T’as l’oseille, t’as ce que tu veux. T’as pas l’oseille, tu dégages et tu bouffes « la merde » comme tu dis. Sois moins grossier, mec, il y a des dames qui regardent.



  • L’immigré 15 novembre 2012 10:50

    C’est pas pour rien qu’on l’appelle le pays de la liberté, leader du monde libre, mec.
    D’ailleurs, si ton produit est moins bon que celui du concurrent, t’es
    out. Pire, on peut te faire un procès où tu risques de perdre plus que des plumes. Business is business. En France, tu peux vendre ta camelote sans risque sérieux parce que, comparativement aux States, tu ne perdras pas grand-chose si on te fait un procès. That’s it, man.
    En plus, en France, les gens sont si souvent chauvins qu’il n’y a pas de quoi s’étonner d’avoir un assortiment pauvre dans les rayons français.
    Enfin, pour ce que j’en dis...



  • L’immigré 15 novembre 2012 09:32

    En parlant de tragédie Grecque, puisque une image vaut mieux qu’un long discours, j’avais regardé un film documentaire intitulé « Goldman Sachs - la banque qui dirige le monde » (j’espère que le lien est correct parce que j’avais vu le reportage à la télévision). Édifiant.
    N’oublions pas qu’un des plus grands dirigeants actuels de la banque centrale européenne est, il me semble, un ancien dirigeant de Goldman Sachs... Peut-être que j’hallucine.
    Désolé, si c’est hors-sujet, j’avais pensé que cela compléterait ce qui a été dit.



  • L’immigré 15 novembre 2012 08:33

    @Abou Antoun
    « les Soviétiques avaient un des niveaux d’instruction les plus élevés du monde grâce à une instruction publique de très grande qualité »
    Pourquoi
    ne vous-êtes vous pas inspirés de ce modèle, alors ? Est-ce que ma question est pertinente ?

    « [...] sans parfois écrire correctement leur langue ou savoir appliquer une règle de trois »
    Je connais des gens titulaires de doctorat faisant des fautes d’orthographe en France. Les ingénieurs faisant des fautes d’orthographe sont incroyablement nombreux. Cela reste paradoxal quand on pense à cette rigueur scientifique qui est censée les caractériser.
    Quant à la connaissance de la règle de trois, je me demande vraiment comment
    ils ont obtenu leurs diplômes.

    « qu’on me prouve les bienfaits de la ’démocratisation’ d’un système »
    Malheureusement,
    un pays moderne exige une démocratisation ‒l’accès à tous s’entend‒ du système universitaire. Posez-vous plutôt la question sur un plan épistémologique.
    Par ailleurs, existe-t-il une réflexion sur le plan de la prospective en termes de recherche scientifique ? Le pays a-t-il mis en œuvre une politique industrielle efficace ? L’enseignement de base est-il privilégié dans sa politique de développement ? Existe-t-il une expertise sur l’éducation ?
    Beaucoup de questions me diriez-vous, mais, ces questions peuvent expliquer certains problèmes. Sans les résoudre, certes, je vous l’accorde.

    @Dany-Jack Mercier :
    Tout d’abord, étant donné que vous êtes un fonctionnaire en exercice et que vous écrivez sous votre nom, vous êtes tenu à un devoir de réserve. C’est dommage parce qu’il vous est difficile d’oser exprimer les choses telles que vous estimiez qu’elles sont : vous êtes prisonnier de votre célébrité. C’est indubitablement la preuve que la France est très loin d’être ce pays libre qu’on prétend. D’ailleurs, j’aurais bien aimé voir votre dark side (le côté obscur de la force, quoi !)...
    Ensuite, beaucoup d’entre nous se manifestent derrière un pseudonyme, ce qui nous autorise d’invectiver sans détour qui bon nous semble : the dark side of the Internet. Reconnaissons, toutefois, que certains abusent de ce procédé pour manifester leur addiction profonde pour l’intolérance. Nous sommes, entre autres, là pour remettre de l’ordre dans les affirmations osées de ces derniers.
    Enfin, nous regrettons beaucoup qu’il y ait si peu de personnes qui font des articles sur des sujets ayant trait à la science, surtout, dans un langage (qui se veut) profane. Nous regretterons beaucoup vos commentaires sur ce plan.

    « Pour un scientifique la langue sert essentiellement à communiquer, et en ce sens j’imaginerais facilement une langue unique permettant de communiquer »
    Elle est sous votre nez : Speak English ! Plus sérieusement, votre idée est fort intéressante, mais, il existera toujours, au sein de votre gouvernement ou de votre parlement, un imbécile qui parlera de la souveraineté de la nation. Mais, qu’est-ce qui est important ? Qu’on comprenne votre cours ou qu’on parle votre langue ?

    « Mais il y a l’histoire et les coutumes, ainsi que les cultures qui sont attachées à ces langues, donc des tas de raisons de laisser les choses telles qu’elles sont pour ne pas "faire trop de grabuge". »
    Belle leçon d’anthropologie sociale. La linguistique est liée à la culture dans la plupart des pays, et, effectivement, dans certains cas, il est quasiment impossible de parler correctement la langue associée sans en saisir les aspects ethnologiques sous-jacents. Justement, le Québec ‒province indépendantiste canadien ?‒ est une partie du monde où la langue est indissociable de la nation. Aux États-Unis, au niveau fédéral, il n’existerait pas de langue officielle ! Comme quoi, il faut de tout pour faire un monde...
    S’il est vrai que les musées et les histoires sont faits pour éviter aux enfants de faire la même erreur que leurs ancêtres, une tradition, si noble soit-elle, ne doit pas empiéter sur l’esprit scientifique et surtout la vérité scientifique. Il est à noter que l’esprit scientifique est un concept, la vérité scientifique est sa quête. La Science est son aboutissement, l’application concrète ou le résultat. Puisque « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. », selon François Rabelais, la Science requiert qu’un contrôle, ou plutôt, un audit, soit périodiquement effectué afin de contrecarrer ses dérives : l’éthique est un trop vaste débat pour que j’en parle (aspects socioculturels, sociologiques, économiques).
    Bref, à mon avis, ne pas se remettre en cause, en laissant « les choses telles qu’elles sont », est une erreur stratégique dont on finit toujours par payer les fruits. Hélas, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, sauf, dans le monde des Bisounours où je n’ai point l’honneur de vivre...



  • L’immigré 14 novembre 2012 19:57

    @Dany-Jack Mercier :
    « J’ai confondu Romain Desbois et L’immigré au sujet de ce commentaire sur les langues. »
    Je me disais aussi... Vous avez du mal dormir, donc, mal lu.
    « apprendre des langues différentes peut constituer une perte de temps »
    Oui et non ! Lisez bien ce que j’ai écrit : il n’a jamais été question pour moi d’approuver ou d’infirmer l’obligation d’avoir un certain niveau en langue vivante (l’anglais, ici).
    Je suis favorable à l’enseignement d’une langue vivante pour les raisons non exhaustives suivantes :
    1‒ le cortex est mieux sollicité et soutenu en termes de connexion neuronales (plus de connexions),
    2‒ les meilleurs manuels dans le domaine scientifique sont en anglais et ne sont pas traduits,
    3‒ l’apprentissage d’un domaine en dehors de la science « pure » (mathématiques et physique) permet de prendre un certain recul (sortir d’un raisonnement trop mathématique et sclérosant) : la langue est imprécise dans son interprétation, chaque mot changeant de sens suivant le contexte.
    Il n’est pas question d’imposer un certain niveau en langues pour obtenir une certification dans un domaine scientifique ou non. Évidemment ! Il faut être (vraiment) bête pour croire qu’à un tel niveau la langue serait un facteur pénalisant ‒et même inéluctablement éliminatoire‒ telle une épée de Damoclès !
    Il n’est pas question d’exiger des heures de cours en langues au détriment des matières principales. Évidemment !
    Par contre ‒et, c’est là que je ne suis pas d’accord avec vous, si je vous ai bien compris‒, les étudiants qui souhaitent, en plus de leur cursus, apprendre l’anglais (ou l’allemand) doivent être satisfaits : des cours doivent leur être ouverts.

    « Si un Einstein avait voulu passer le CAPES [...], il aurait été salement recalé s’il ne parlait que sa langue maternelle »
    Permettez que je vous taquine ? Albert Einstein ‒le vrai, l’unique‒ était germanophone, mais, parlait bien anglais. Cela justifie quelque part le fait qu’une langue fasse partie du cursus (rires). Pauvres futurs Einsteins (là, je ne ris plus).
    Parlons plutôt en termes de recommandations, voulez-vous ? Interdire l’enseignement de l’anglais dans le cursus universitaire : non ! Imposer l’enseignement de l’anglais dans ledit cursus : non ! Inciter ou encourager les personnes dudit cursus à apprendre l’anglais : OUI ! On ne peut plus clair, je pense, non ?

    « je ne comprends toujours pas pourquoi on s’acharne autant sur nos étudiants scientifiques »
    Je vais être très cru : vos gouvernants sont des imbéciles qui ne raisonnent qu’en termes d’électoralisme. Être un beau parleur, séduisant, charismatique serait plus honorable qu’un éminent scientifique maladroit en termes de communication : entre boire et conduire, il faut choisir. Là, la France, un grand pays industrialisé, admiré, adulé, civilisé et policé, me fait carrément honte. Shame on them !

    « anglais scientifique auquel personne n’est préparé et doit se former tout seul comme un grand. »
    Non ! J’ai eu besoin d’un professeur pour m’enseigner plus rapidement cette langue durant ma formation supérieure. Pourquoi ? Pour gagner du temps, justement. Je voulais lire des manuels écrits dans des langues originales : votre « anglais spécial ». Je ne vous parle même pas des forums de discussion, dans le domaine technique, qui sont surtout en anglais...

    « imposer une épreuve de langues au CAPES de mathématiques pour enseigner »
    Cette idée idiote ‒Oui ! Ce mot convient parfaitement ici !‒ vient de quelle instance ? Quel est l’abruti de première qui a pondu cette idée ? Ça m’intéresse.

    « Pourquoi pas ne pas carrément envisager de n’utiliser que l’anglais pour tous les enseignements de la maternelle à l’université ? Après tout, cela ferait gagner du temps à tout le monde et serait plus cohérent. La langue maternelle actuelle pourrait être oubliée en une ou deux générations, ce qui ne serait pas un mal puisque nous devons préparer l’avenir, et que l’avenir c’est l’anglais ! »
    Là, c’est plus logique. Mais, enseigner que l’anglais est une idée un peu osée à laquelle je n’y adhère guère. Difficile à expliquer, ici.
    Oubliez vos Québécois...

    Sur l’apprentissage du mandarin et des langues à écriture non-latine :
    Les asiatiques (Chine, Corée, Japon) font partie des meilleurs élèves du monde. Seulement, à ce que je sache, il est impossible de transposer leur méthode d’enseignement en France. En d’autres termes, faut-il apprendre le mandarin ? Bonne question. Je n’ai pas la réponse. Soulevez le débat.

    Conclusion : bien lire les commentaires (je n’ai pas de « tabou » sur les langues) est plus important pour moi que d’être apprécié...

    J’en profite pour vous dire que la mentalité de votre pays doit changer. Si, pour cela, il fallait que vous renonciez à votre langue française au profit de l’anglais, alors, tant pis (ou tant mieux ?) ! Mais, il est impératif de s’engager dans des réformes.
    Qu’importe qu’ils ne parlent qu’une seule langue, ce sont les scientifiques qui font le monde de demain, pas les beaux parleurs. On n’a pas vraiment l’air d’avoir compris cela, y compris en France pays moderne. Quelle modernité ! Austérité quand tu nous tiens...

    Je parle, je parle... Mais, justement, je suis un immigré bien intégré. La preuve ? Je vous demande humblement de me donner l’équation de la courbe, sachant la force physique à appliquer, qui me permettrait de balancer efficacement un cocktail Molotov sur la voiture de mon voisin... Pas besoin de parler anglais pour cela, j’espère...

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