On y moque les »angélistes« (réthorique de droite) et des propos dignes de la Gauche Prolétarienne d’autrefois qu’on place dans la bouche de Clémentine Autain : La délinquance comme »cri de révolte« ? C’était bon dans les années soixante-dix, à l’époque du plein-emploi !
»Cri de révolte ?" et pourquoi pas tout simplement survie ?
Il commence avec une réthorique qui n’aurait pas déparé dans »Minute« , avec un délire sur la »délinquance de masse« , balancé comme cela, sans chiffres ni analyse.. Du style »La délinquance s’aggrave, c’est évident, n’y a qu’à regarder TF1« .
Est alors accusé le »gauchisme« ... et non pas l’aggravation des inégalités.. Curieux, pour un auteur qui se réclame plus loin dans le fil du »marxisme« , même si celui-ci y est hybridé avec du »keynesianisme« .
S’il est vrai que le »gauchisme« , toutes ces nébuleuses qui apparurent dans les années soixante-dix, jouèrent un rôle objectif de soutien au capitalisme libéral, en se positionnant plus sur les »questions de société« , l’individualisme ( »jouir sans entraves« ) et les luttes catégorielles ( »mao-spontanéisme, féminisme et écologie) que sur la lutte des classes, prenant comme ennemi prioritaire plus le PCF « révisionniste » que la bourgeoisie... m^ler tout cela dans une introduction jouant sur l’obsession sécuritaire donne un son curieux..
On croirait presque lire un de ces tracts bizarres comme en distribuent les sectateurs de Lyndon La Rouche et son acolyte Cheminade... Une sorte de marxisme « Canada Dry » : ça a le goût de.. la couleur de.. ça n’en n’est pas !
Alors, une tentative de récup du « Front d’Gauche » avec ces courants américains bizarroïdes ?
« Le souci, dans ces histoires de nations, c’est que chacun s’en fait une idée figée.. et que les Nationalistes voient la leur comme un objet fantasmatique, auquel il faudrait restaurer la splendeur de ce qui est considéré souvent comme un »Age d’Or" et le défendre de la décadence et des assauts extérieurs..
L’Age d’Or et le Déclin.. Les deux leviers sur lesquels se met en branle toute une mécanique de haine..
Une nation se construit sans cesse et ne trouve jamais ce point d’équilibre sur lequel on pourrait la figer. Difficile à accepter, mais c’est ainsi !