@foufouille Je n’ai pas dit que les métiers manuels étaient définitivement à l’abri du chômage, juste qu’ils en sont bien plus à l’abri que ceux demandant des formations à Bac+2/+3. En d’autres termes, le chômage ne dépend pas uniquement du niveau de formation mais plutôt du type de formation. Relisez-moi.
Accessoirement, le secteur du bâtiment ne comprend pas que des maisons individuelles. Les immeubles résidentiels, les logements sociaux, les usines, les entrepôts, etc. restent pour le moment hors de portée des imprimantes 3D. Et si je ne doute pas qu’ils pourront un jour être imprimés à leur retour, ça reste tout de même un futur difficile à situer : des décennies ? des générations ? plus tard ?
On verra bien. En attendant, le consommateur reste attaché aux produits traditionnels et c’est bien lui qui dicte les orientations du marché, celui du BTP en étant un comme un autre...
Et puis surtout, les métiers que je cite ne sont pas tous liés à la construction immobilière aussi
@Christian Labrune Ce qui explique pourquoi vous répondez à côté, comme d’habitude...
À propos de crétin, vous trouvez intelligent de croire qu’une I.A. forte puisse émerger spontanément des actions séparées d’une multitude d’I.A. faibles éparpillées sur internet ? Sauf erreur de ma part, c’est bien ce que vous disiez dans le message dont vous avez cru que la réponse que je vous en ai faite était ma première intervention sur Agoravox alors que c’était en réalité la quatrième, mais passons. Parce que cette affirmation de votre part revient tout de même à dire que l’ordre puisse émerger spontanément du chaos, autrement dit une contradiction de la seconde loi de la thermodynamique.
Celle-ci ayant été scientifiquement démontrée, au contraire de la vôtre, je me demande si vous ne devriez pas relire l’article en question, et notamment le passage présentant les espoirs de certains dans les I.A. comme comparable à une foi religieuse. Plus précisément le désir d’un être tout-puissant capable de prévenir tous les problèmes des hommes mieux que ceux-ci pourraient le faire eux-mêmes, c’est-à-dire un refus de faire face aux responsabilités qui nous échoient, soit une peur pure et simple de la liberté. Méditez donc la métaphore du Jardin d’Éden...
Mais rassurez-vous, l’auteur de l’article lié plus haut est un homme dont l’intelligence et la culture provoquent souvent les effets dont vous souffrez. Ça passera d’autant plus vite que vous remettrez en question votre propre « foi » : ça ne dépend que de vous, c’est une simple une question de liberté personnelle donc.
@foufouille « mais tu n’as pas ce choix. tous les boulots manuels ou presque vont disparaître. »
C’est très discutable.
Si une des raisons derrière le chômage de masse actuel est en effet la robotisation/informatisation de nombre des métiers, elle touche avant tout les niveaux de formation moyens, c’est-à-dire Bac +2/+3. Un exemple : une secrétaire avec un ordinateur peut abattre la besogne de 5 à 10 autres secrétaires. La raison est simple : la plupart de ces métiers se composent de tâches répétitives pour lesquelles une machine est plus efficace. On connaît ce problème depuis la révolution industrielle au moins, la suivante, la révolution informatique, n’étant au fond qu’une modernisation de la précédente par l’intermédiaire du microprocesseur...
Les formations supérieures ne connaissent pas ce problème mais ce n’est pas le sujet ni de votre remarque ni de ma réponse à celle-ci.
Les métiers manuels, ceux correspondant à un BEP ou un CAP, ou même un Bac Pro ne sont pas impactés, ou infiniment moins, que ceux dépendant d’une formation à Bac+2/+3. Non parce qu’ils sont plus complexes – encore que – mais parce qu’ils sont exécutés dans des environnements uniques. Un électricien, un plombier, etc. travaille dans un milieu différent à chaque fois, et s’il est théoriquement possible de fabriquer un robot pour chacune de ces tâches, il est techniquement impossible, je veux dire par là non viable financièrement, de l’adapter à un nouveau contexte d’exécution de cette tâche sans un trop important travail de conception en amont. Formulé autrement, ce serait un robot à usage unique, ce qui va à l’encontre de la définition même d’une machine qui doit pouvoir travailler sur un temps donné à une même tâche.
Bref, au contraire de ce qu’on me disait quand j’étais à l’école, quand on me brandissait la menace de finir en LP si je travaillais mal et d’avoir la honte de devenir maçon ou quoi que ce soit d’autre d’aussi infamant selon les critères de l’Éducation Nationale, les travaux manuels sont encore ceux que le chômage menacent le moins, et pour longtemps.