L’unité a toujours été le point faible de la gauche et les UPRistes ne font que siphonner les voix qui pourraient faire toute la différence.
C’est d’autant plus rageant que l’UPR ne représente presque rien sur l’échiquier politique, mais ce rien faisait quand même la moitié des voix nécessaires pour que la FI arrive au second tour...
Si seulement la FI et l’UPR parvenaient à s’entendre. On peut toujours rêver, ça ne mange pas de pain !
@Amaury Grandgil Je ne crois pas, non, mais c’est tout de même possible. Vous avez un autre pseudo que celui-ci ? N’hésitez pas à me répondre en privé...
Ce que je voulais dire, c’est que les grognes sociales menaçant le pouvoir, celui-ci a toujours intérêt à donner satisfaction au peuple, au moins en partie, et même dans des régimes monarchiques – voyez Le Prince, de Machiavel entre autres.
Donc réduire le temps de travail et donner des congés payés était pour le Front Populaire un moyen de réduire la grogne sociale post-29 de l’époque, d’autant plus que c’était des demandes assez anciennes de la part des ouvriers. Et puis c’était surtout un argument électoral aussi, un peu comme Miterrand et l’abolition de la peine de mort en fait...
Bref, les animaux qui nous gouvernent sachant que leur position est fragile puisqu’elle dépend toujours du bon vouloir du peuple qui est toujours plus nombreux, ils ont tout intérêt à savoir quand il faut lâcher du lest. D’où les progrès sociaux, qui n’arrivent jamais tout seuls : ils viennent toujours d’un rapport de force et ne sont jamais le fruit de la générosité des élites. Voilà pourquoi je disais que l’État a intégré comme régaliens des secteurs qui ne l’étaient pas au départ, non par souci d’égalité et de justice mais bel et bien pour préserver un équilibre social qui se trouvait à un moment menacé.
Concernant la Sécu et les CAF, votre remarque est juste également, mais le CNR avait bien intégré que la seconde mondiale était avant tout le résultat de la crise de 29, celle-ci ayant amené les fascismes au pouvoir en Italie et en Allemagne. Des lois sociales de cette portée étaient nécessaires pour éviter que tout reparte comme en 40, c’est le cas de le dire, avant qu’on ait eu le temps de dire ouf. Je ne crois pas que de bons sentiments se trouvaient au centre de leurs préoccupations. Un peu, oui, certainement, mais pas que. Leur principal objectif était de ramener de l’équilibre dans une société qui vivait depuis trop longtemps sous le règne d’une bourgeoisie affairiste et que la révolution industrielle avait conforté dans l’exploitation d’une masse laborieuse qui n’en pouvait plus, ce qui résume plutôt bien le XIXe siècle.
@Christian Labrune On peut aussi parler de physique quantique et de la théorie des cordes si vous voulez.
Mais je constate surtout que, de votre côté, vous ne répondez toujours pas et au lieu de ça utilisez une (autre) attaque ad hominem pour dissimuler votre incapacité à mener une discussion courtoise.
En fait, à mon soi-disant modèle d’utilisation incantatoire, vous opposez une technique de manipulation vieille comme le monde destinée à ridiculiser l’adversaire, ce que Schopenhauer appelait l’Ultime stratagème dans son Art d’avoir toujours raison : je ne pensais pas que vous tomberiez si bas aussi vite mais après votre roulage de mécaniques dans une autre de vos « réponses » ça n’a rien d’étonnant.
@capobianco C’est clair que ce type est définitivement conservateur, pour dire le moins, et ce n’est pas péjoratif, loin de là, mais de nos jours tout va si vite qu’autant de constance laisse perplexe, faute d’un meilleur terme...
Ceci dit, c’est un type intelligent, et qui dit des choses intéressantes, même s’il faut s’accrocher pour le suivre parfois.