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Loïc Decrauze

Loïc Decrauze

Allergique au panurgisme, réfractaire à toute conversion.

Tableau de bord

  • Premier article le 17/01/2007
  • Modérateur depuis le 06/03/2007
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Derniers commentaires



  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 16:50

    Où ai-je prétendu que ce traité était simple ? Il faudrait un peu lire JL...

    En revanche ce n’est pas un clone complet du TCE, loin s’en faut. Pas de reprise de la charte des droits fondamentaux (à la grande réjouissance des Britanniques et des Polonais) ni de synthèse des traités antérieurs. Seules les dispositions institutionnelles sont reprises.

    Je ne vois donc pas où il y a « sophisme » dans mon article.



  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 16:45

    Sur le plan juridique, il n’y a aucune différence entre la démarche de la CECA et celle du traité de Lisbonne : nations qui ratifient, ou non, un traité.

    Vous avez tendance à tout confondre dans votre énumération : des projets portant sur la construction européenne, type CECA, Rome, Maastricht ou Lisbonne, des politiques communes comme la PAC et des initiatives d’entreprises privées sur le plan économique (type EADS).

    Pourquoi juger positivement la collaboration économique entre nations empêcherait-il de vouloir réformer les institutions de l’UE, inadaptées à un fonctionnement à 27 ?

    Pour en revenir à votre lien : jamais je n’ai prétendu que l’Europe était définie géographiquement, mais, puisque vous l’évoquez, il me semble que la notion géographique de l’Europe existe bien... Ainsi la Turquie a-t-elle une partie (minoritaire) de son territoire appartenant à la plaque occidentale et une autre partie relevant de la plaque orientale. Le tout est de savoir si politiquement, culturellement, elle relève davantage de l’une ou de l’autre. Il s’agit là d’un positionnement face à une réalité géographique ambiguë.

    Quand a-t-on demandé, voire imposé selon votre terminologie (il est vrai que les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunissent aux Conseils européens sont tous des autocrates non élus !) aux peuples d’adhérer à « un projet sans contenu et sans limites » ? Vous affirmez, vous ne démontrez rien.

    Püisque vous semblez effrayé qu’on se trouve sous la coupe des Etats-Unis, il faut peut-être donner les moyens à l’UE de s’en affranchir. Pour cela il lui faut des outils institutionnels qui tiennent la route, qui soient efficaces. Le traité de Lisbonne est proposé pour cela !

    Alors bien sûr, on peut encore faire la fine bouche comme en 2005, rejeter le projet et estimer que l’Europe ça ne sert à rien, qu’on est tous des vendus aux Américains et que rien avance... Bien sûr, on peut... Mais reconnaissez que l’Europe de Monnet et Schuman n’a jamais avancé sur la voie du refus systématique.



  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 16:26

    « bobos ouiouistes dans votre genre » ? C’est quoi ce procès d’intention fantasmatique qui préjuge de ma qualité ? Je n’ai strictement rien à voir avec cette étiquette... renseignez-vous un peu plus avant de sombrer dans la stigmatisation tellement facile qu’elle se dégonfle en piètre baudruche...

    Avec votre argumentation, on en revient à ce que je développe dans mon article : la démocratie représentative est, pour vous, a priori indigne pour se prononcer sur un sujet européen... Quel peu de respect vous affichez pour les parlementaires des pays européens, et de la Finlande en particulier... vous a-t-on seulement appris ce qu’était les principes fondateurs d’une démocratie et du fonctionnement de la souveraineté populaire ?

    Et puis le peuple a toujours raison... bien sûr ! Il suffit d’ailleurs de relire aujourd’hui les amalgames et déclarations alarmistes des responsables politiques nonistes pour apprécier combien le peuple a pu être subtilement éclairé (http://pamphletaire.blogspot.com/2005_06_23_archive.html)



  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 13:05

    Le TCE faisait 900 pages ? première nouvelle. Et parce qu’il aurait fait cette longueur il était impossible que le peuple votât pour... Haute considération du peuple dans son réflexe pavlovien à rejeter le complexe.

    Quant au contenu : tout complexe qu’était la partie III du TCE, elle l’était infiniment moins que l’accumulation de tous les traités antérieurs qu’elle se proposait de synthétiser.

    La « trentaine de pages » sur les valeurs de l’UE existait dans le TCE... mais sans doute n’avez-vous été obnubilé que par cette infâme partie III de REPRISE du contenu économique des traités antérieurs, qui restent donc en vigueur après le rejet du TCE !



  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 2 novembre 2007 12:53

    Là aussi, la subtilité est de mise, je cite : « Et les traités précédents sont également de mauvais traités car ils ne traitent que d’économie. » On peut donc se torcher avec tous les traités depuis le traité de la CECA (1951) et sa judicieuse philosophie de commencer avec les liens économiques pour faire naître un lien franco-allemand,jusqu’au traité de Maastricht approuvé par référendum populaire français. Vous êtes du côté du peuple quand ça vous arrange... à moins que le peuple d’hier vale moins, ou était plus con que le peuple d’aujourd’hui !

    Votre affirmation que le TCE n’était qu’économique est fausse : probablement n’aviez vous pas lu la reprise de la Charte des droits fondamentaux qui prenait ainsi une valeur constitutionnelle (au sens symbolique de l’expression, car le TCE n’était, juridiquement, qu’un traité).

    Pas du tout malaisé de défendre le TCE mort-né, je l’ai fait en son temps (voir les liens dans l’article) et il ne sert à rien de ressasser.

    En revanche, le traité de Lisbonne offre l’opportunité de pouvoir redonner quelque perspective à cette construction enlisée depuis le rejet français.

    Enfin, je vous rappelle que le président actuel avait annoncé qu’il ne saisirait pas le peuple par référendum sur le projet de « traité simplifié » avant d’être élu. Il n’y a donc aucun « déni de démocratie », ni passage « outre la volonté des Français ».

    A-t-on accusé Mitterrand d’avoir aboli la peine de mort alors que la majorité des Français souhaitait conserver cette peine capitale ? Non, car il l’avait annoncé avant d’être élu. Parallèle simple à faire, non ?

    Enfin, il serait intéressant, plutôt que d’hurler dans le vide au scandale anti-démocratique, que vous argumentiez point par point sur ce traité de Lisbonne pour savoir en quoi les réformes institutionnelles proposées sont des involutions...

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