Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« Las AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones) de Chile son instituciones financieras privadas... »
Oui et ? Leurs chiffres sont contrôlés par l’organisme de contrôle de l’État, la Superintendance des Pensions. D’ailleurs, pour le futur, la Superintendance elle-même, dans une fourchette basse, prévoit une rentabilité nette, hors inflation, des fonds de pension de 5%. Les AFP tablent plutôt sur une fourchette haute de 5 à 8%. C’est-à-dire que même dans la fourchette basse, le rendement net minimum nécessaire pour assurer le paiement des pensions des affiliés est atteint.
« S’il faut être spécialiste de l’économie chilienne... »
Pas besoin d’être spécialiste : les UF correspondent à une unité de mesure constante corrigeant l’inflation, comme par chez nous on corrige l’inflation des prix avec l’indice des prix à la consommation.
« On attend toujours des statistiques claires et précises. »
La rentabilité réelle, hors inflation, moyenne annuelle des AFP s’établissait entre 2003 et 2010 (à l’époque de la plus faible croissance de l’économie chilienne et avec la crise de 2008) entre un 7,9% net pour les fonds A et 3,5% pour les fonds E avec 5,4% pour les fonds C. Une rentabilité nette de 4% suffit déjà pour que le système paie des pensions équivalentes à 70% des derniers salaires. Si l’on tient compte du fonds C, le seul qui existe depuis le début de la réforme, le rendement réel est de 9,19% par an depuis 1981.