Je détesterais faire partie de la ligue antialcoolique. Imaginez un peu : se lever le matin en sachant que l’on va se sentir toute la journée dans le même état...
« Le fonctionnement d’un systeme de retraite ne peut pas s’etudier sur 30ans... »
Et pourquoi pas, puisque le système permet d’obtenir une retraite après 28 ans de cotisation. Par ailleurs, la moitié des pensions de retraites déjà versées actuellement par les AFP concernent des pensions anticipées, preuve que l’on peu parfaitement évaluer le système privé des ension chilien sur moins de 30 ans.
« ...les vieux qui sont a la retraite ou proche de la retraite et qui ont travaillé et cortisé toute leur vie n’ont que la retraite d’etat... »
C’est simplement faux puisque les AFP versent des pensions. Ainsi en juin 2009, les AFP payaient 685.000 pensions dont 451.000 pensions de retraites (la moitié de celle-ci anticipées en moyenne de 5 ans pour les femmes et de 7 ans pour les hommes).
« ...les montants deposés sont discontinus et excessivement faibles. »
C’est de la vaste blague, légalement les salariés sont tenus de cotiser à hauteur de 10% de leur revenu (plus 2,5% de commission et de frais d’assurance-vie). Actuellement, les fonds de pension ont accumulé une épargne de 100 milliards de dollars pour 8,5 millions de cotisants. Dans les faits, aujoud’hui 70% des Chiliens sont couverts, contre 50% à l’époque du système public - c’est la deuxième meilleure couverture en amérique latine.
« Le Chili est un pays producteur important, a l’instar des pays exportateurs de petrole... »
Certes, le cuivre est important pour le Chili, mais ce pays n’est pas dépendant de ce minerai comme peut l’être, par exemple, le Venezuela du pétrole. Au final, le cuivre ne représente que la moitié des exportations chiliennes dans un pays où 95% de la population travaille dans l’industrie ou les services.
« ...la rentabilité est artificielle et decoule surtout des operations internationales de speculation que de la rentabilité due a l’activité du pays. »
C’est faux, en 2009, 56% des fonds AFP étaient investi au Chili.
« ...il y a un mecanisme que vous passez sous silence qui est lié au systeme bancaire avec l’UF (unitad de fomento) qui oblige tout ce qui est payé a l’etre en UF, donc indexé sur le mecanisme quotidien d’inflation alors que les paiements se font en peso, soumis a l’inflation. »
Ce système est parfaitement normal, au Chili comme dans le reste du monde, les cotisations sont soumis à un système d’adaptation à l’inflation. Donc, en tenant compte de la déduction de l’inflation, la rentabilité réelle moyenne annuelle des AFP s’établissait entre 2003 et 2010 entre un 7,9% net pour les fonds A et 3,5% pour les fonds E avec 5,4% pour les fonds C. Pour que le système soit viable et puisse payer des pensions correspondant à 70% des derniers revenus du cotisant, il faut un rendement annuel réel de 4%.
« ...mais je pense que vous n’oseriez pas, malgré l’election de Piñera vous exprimer comme ça et vous prendriez le risque d’être traité de ce que vous semblez etre selon vos ecrit ici. »
Ben voyons. Quelle peur. D’ailleurs, ça doit être pour ça que les Chiliens ont voté pour Piñera : sans doute pour virer le système privé de pension par capitalisation que la gauche chilienne a conservé et développé pendant 20 ans.
« Sachez que le systeme de retraite chilien survit sur une societé profondement injuste qui ne soigne que sa classe la plus riche... »
Sache que le Chili possède le meilleur indice de dévelopement humain de tout l’Amérique latine. Quant au liste d’attente aux hôpitaux, elles ne sont pas plus longues que celle des système de santé publics canadiens, britanniques, finlandais ou espagnols.
« ...vos arguments sont peu explicites, le fait est que les retraités retirent leur argent des fonds de pension pendant que les actifs l’y mettent... »
Non, les fonds de pension sont constitués de capitaux qui grossissent au fil des cotisations et accumulent les intérêt pendant 30 ou 40 ans dans l’optique de verser ensuite au cotisant un revenu sur base des intérêts générés par ces capitaux. Les retraités ne retireront que les intérêts. Les capitaux restent donc bien dans les fonds de pension, on ne mange pas le capital, seulement les intérêts. Et quand le cotisant décède, ses héritiers continuent de perçevoir les revenus du capital placé.
Bref, la démographie n’a rien à voir dans la viabilité du système de pension par capitalisation. Contrairement à l’arnaque pyramidale du système de pension public par répartition.
« La moyenne de revenu par habitant peut difficilement démontrer un éventuel progrès pour la majorité. »
Ben voyons, c’est sûr. Si la richesse moyenne augmente, ça veut dire que la majorité de la population s’appauvrit. C’est pourtant évident.
« Un exemple tout bête, loin d’être aussi surréaliste que ça au vu des pathétiques inégalités générées par ce bon système capitaliste... »
Sauf que cet affreux système a permis au Chili de diviser par 3 le taux de pauvreté en 30 ans avec un coefficient Gini qui a même légèrement baissé, donc un pays légèrement moins inégal.
Ton exemple est parfaitement bidon et ne correspond en rien à la réalité de la répartition des revenus chiliens dans un pays qui connait le meilleur indice de dévellopement humain de toute l’Amérique latine.
« ...entre le volume des ventes et des achats DES FONDS DE PENSION... »
On ne vend ni n’achète ni plus ni moins de fonds de pensions que l’on vend ou achète un compte d’épargne. Quant à l’achat et la vente, eventuel (puisque l’idée des fonds est de travailler sur des dividendes), des actifs qui entrent dans la composition des portefeuilles des fonds de pensions, ça ne se fait pas entre actifs et pensionnés.
« Que se passe-t-il sur un marché ou il y a plus de ventes que d’achats... »
Quel est la corrélation entre le volume des ventes ou des achats et celui de la démographie de la population ? Aucune. Zéro. Nada. Les différents crashs et bulles de la bourse à travers le monde depuis la banqueroute de Law au 18e siècle ou l’éclatement de la bulle spéculative sur les tulipes au 17e siècle n’ont strictement rien à voir avec l’évolution démographiqiue de la population.
« Il n’ont pas pris grand risque puisque la situation est favorable... »
Quelle situation favorable ? L’épargne pension par capitalisation est personnelle et ne dépend pas des impôts ponctionnés sur des actifs. Par contre, le système de pension par répartition, lui, va bien se casser la gueule suite à l’évolution démographique d’une population sans cesse vieillissante qui sera obligé de pressurer chaque fois d’avantage les actifs restants. Oui, à la fin, toutes les escroqueries pyramidales s’effondrent un jour ou l’autre.