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maharadh

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Parent et père « désenfanté » par le comportement irresponsable d’un agriculteur le 8.03.2003, c’est l’implosion de notre vie et la souffrance horrible et quotidienne que connaîsse malheureusement les parents à qui arrive ce cauchemar , chaque jour qui passe nous approche de la délivrance , notre devise est « l’amour est plus fort que la mort » c’est bien pourquoi nous sommes encore là pour témoigner et lutter contres les violences,toutes les violences les violences de toutes nature y comprise celle des mots. Le respect de la vie humaine devrait être la priorité de toute société qui se veut « progressiste » et qui de ce fait s’éloignerait de la barbarie.
Depuis nous tentons de survivre en faisant « avec » pour nos enfants et petits-enfants.
J’entretiens un Blog qui me sert de thérapie et m’aide à apaiser ma souffrance et surtout tenter de faire prendre conscience que les accidents quels qu’ils soient ce n’est pas toujours pour les « autres » si le risque zéro n’existe pas dans notre existence je ne crois pas non plus à la fatalité pour ceux qui en doutent chercher ce mot sur le « petit Robert ou Larousse ».

Tableau de bord

  • Premier article le 13/04/2009
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Derniers commentaires



  • maharadh maharadh 21 février 2009 18:26

    @armand,
    Vous avez raison de dire que les analogies sont périlleuses mais elles ont le "mérite" d’exister ainsi ne faut il pas les dénier ni les détourner.
    En tant que minorité ethnique et culturelle, les Amérindiens se trouvent toujours dans la situation d’un peuple colonisé, et ceci est particulièrement évident dans le Grand Nord canadien. L’écocide, l’ethnocide et le génocide demeurent les grands principes du "développement" capitaliste face auquel les premiers habitants de l’Amérique opposent une philosophie écologique, une éthique de la survie.

    Le cimetière des Indiens du lac Babine, à Burns Lako, bourgade des montagnes Rocheuses canadiennes, en Colombie britannique, est situé le long d’une ligne de chemin de fer, aujourd’hui désaffectée, qui reliait Prince George à la côte pacifique. Les tombes sont couvertes de "toits" en bois ou on verre elles sont ornées de fleurs artificielles, et sur les plaques est parfois gravé l’animal-totem du défunt. Les Indiens, ici, sont très pratiquants ; les missionnaires, surtout catholiques, sont venus assez tôt dans la région. Une grande partie de l’histoire de la communauté est lisible sur ce lopin de terre qui n’est pas la propriété des Indiens. On leur vole même leurs morts disent-ils.

    Dans cette réserve vivent sept cent cinquante Indiens Porteurs. Voici une vingtaine d’années, ils résidaient plus au nord, au bord du lac Babine, chassant et pêchant dans un pays d’eau et de bois. Ils se sont déracinés et agglutinés, aux limites de la ville, sur une terre qu’une pluie fine et froide transforme souvent en boue. Sont-ils venus de leur gré ou les a-t-on incités ? Aujourd’hui, ils sont là, dans des logements construits à la va-vite, désœuvrés.


     Car on peut ainsi aligner les chiffres, tous situent la population autochtone du bas des différentes échelles d’évaluation du bien-être" : l’espérance de vie d’un Amérindien canadien est de vingt ans inférieure à celle de la moyenne nationale ; le taux de mortalité néo-natale est de 60% supérieur à cette moyenne et de six fois celle-ci pour la mortalité post-natale[1],

    Lorsqu’on parcourt d’est en ouest le territoire canadien, de Toronto à Vancouver par exemple, suivant l’inévitable route trans-canadienne, on passe, de temps à autre, un panneau indiquant que l’on traverse une réserve indienne : Spanish River, Garden River, Pays Plat Indian Reserve, etc. Certes, le décor change quelque part entre Kenora, dans l’Ontario, et Winnipeg, capitale du Manitoba, la forêt dense laisse progressivement place à la prairie, et, au-delà de Calgary, dans l’Alberta, on atteint les contreforts vallonnés des montagnes Rocheuses, mais, d’un bout à l’autre, les réserves Indiennes - là où vivent environ les deux tiers des
    Amérindiens du Canada - présentent un même spectacle auquel tout observateur de bonne foi sera enclin à associer les idées de misère, de pauvreté, de sous-développement, etc.
    ÉCOCIDE ET ETHNOCIDE

    A Dryden, dans l’ouest de l’Ontario, les usines de pâte à papier de la compagnie Reed évacuent leurs excréments en un petit ruisseau jaunâtre qui se déverse dans la rivière Wabigoon, un mot algonquin qui, ironiquement, signifie quelque chose comme "la rivière des fleurs". L’odeur est épouvantable. En aval, dans la réserve indienne de Grassy Narrows, les gens mangent le poisson qu’ils continuent de pêcher dans les eaux
    polluées par la compagnie Reed. Ces eaux contiennent du mercure, un poison lent qui s’accumule dans l’organisme de ceux qui l’absorbent, les poissons, puis les hommes[2]. Il y a déjà assez de mercure dans la rivière pour l’empoisonner cent ans et plus. Des tests effectués en 1976 sur les Indiens de Grassy Narrows et de Whitedog, deux réserves ojibwas, ont montré que trente et un des quatre-vingt-sept cas examinés présentaient des symptômes qui pouvaient être ceux de la maladie de Minamata. Contre l’avis de spécialistes japonais venus sur place, les docteurs canadiens déclaraient que "les symptômes pouvaient être dus à d’autres troubles neurologiques, alcoolisme ou malnutrition, aussi bien qu’à l’empoisonnement par le mercure". Une façon de rejeter sur les
    victimes la responsabilité du crime...

    L’existence de la maladie est aujourd’hui attestée dans de nombreuses régions du Canada et, tandis que les touristes américains continuent leurs "exploits" à la recherche de la "grosse pièce" qui viendra orner leur salon, c’est un mode de vie tout entier qui est menacé. Le mercure, bien sûr n’est pas la seule cause de pollution. Les Ojibwas de Serpent River, au nord du lac Huron près de la ville minière d’Elliot Lake où l’on extrait l’uranium, se sont vu interdire de boire l’eau de la rivière et l’eau de puits à cause du taux anormal de radioactivité. En de nombreux endroits, au Canada, la pêche a été interdite parce que les eaux contiennent des déchets chimiques dangereux pour l’organisme humain, "produits de la civilisation occidentale en marche vers le progrès et une vie meilleure" (citation d’un journal autochtone).

    Cette "marche vers le progrès" se traduit toujours par la dépossession des terres indiennes considérant que des "chasseurs-pêcheurs" ne peuvent pas ou ne savent pas "mettre la terre en valeur". Le dernier grand rapt des terres autochtones au Canada remonte à 1975, date à laquelle les quelque six mille Indiens Cri et quatre mille six cents Inuit du Nouveau-Québec ont abandonné leurs droits sur trois cent mille kilomètres carrés dans la région de la baie James pour permettre la réalisation d’un gigantesque programme d’aménagements hydroélectriques. Outre une indemnité financière importante, les autochtones devaient participer aux bénéfices futurs de I’exploitation des ressources hydroélectriques - une façon de les intégrer, malgré eux, au système capitaliste - et on leur promettait le développement et l’amélioration des conditions de vie dans leurs communautés. Comment cela s’est-il traduit ?

    Partout où ils le peuvent encore, les Amérindiens continuent de pratiquer un mode de vie qui leur convient, vivant dans le bush (la forêt) une grande partie de l’année, chassant et trappant. Mais la construction de barrages et l’inondation des territoires tendent à fixer les résidents dans des villages construits à la hâte où les conditions d’hygiène sont souvent déplorables : pas d’eau courante, pas de tout-à-l’égout et parfois... pas d’électricité ! L’eau des puits est contaminée et impropre à la consommation dans les communautés, les cas de gastro-entérites chez les enfants se multiplient. En 1980, huit enfants de moins de deux ans en sont morts. La tuberculose dans les villages autochtones du Nord atteint des chiffres qui ne peuvent être comparés qu’avec ceux des pays "sous-développés"



  • maharadh maharadh 21 février 2009 17:56

    En 1871, le gouvernement américain renonce à la politique des traités - systématiquement violés -, qui tendait à concentrer les Indiens sur certaines terres, et affiche à la place une volonté d’assimilation. Elle se traduit par le massacre des bisons et les ravages des épidémies et de l’alcool introduits par les colons parmi les Indiens. Dans les années 1880, les deux derniers grands chefs indiens, Sitting Bull et Geronimo, sont contraints de se rendre. Au terme d’un dernier massacre de quelque 200 Sioux par l’armée, la « pacification » du territoire américain est terminée.
    www.herodote.net/histoire/synthese.php



  • maharadh maharadh 21 février 2009 17:43

    @armand,
    Bonjour, nous avons déjà débattu sur ce thème sur agora suite à un billet d’un certain Custer qui voulait se faire de la promo pour ses CD etc....avec l’aide d’un pseudo historien sur le dos des peuples premiers et vos propos étaient quand même un peu plus nuancé il est vrai que depuis il y à eût GAZA et que vos thèses se rapprochent curieusement de ceux du peuple élu.



  • maharadh maharadh 21 février 2009 13:25

    @la taverne,
    Merci pour ce billet,
    J’ai sur mon blog un poème amérindien life-in-the-dead.over-blog.com/ dans la marge de gauche un peu plus bas dans la page d’accueil.

    Les amérindiens avaient très bien compris que leur sort était en partie lié à leur envirronement ainsi qu’avec l’arrivée des Blancs annonçaient la fin de leur civilisation.



  • maharadh maharadh 21 février 2009 13:15

    NIETZSCHE a dit que tout était permis si Dieu n’existait pas, et pourtant c’est justement à cause et au nom de Dieu que tout a été permis et justifié, surtout le pire, surtout le plus horrible et le plus cruel. Pendant des siècles, l’Inquisition, comme aujourd’hui les talibans, était une organisation terroriste qui s’acharnait à pervertir des textes sacrés qui devraient mériter le respect de ceux-là mêmes qui prétendaient y croire, un monstrueux pacte conjugal entre la religion et l’État contre la liberté de conscience et contre le plus humain des droits : le droit de dire "non", le droit à l’hérésie, le droit de choisir, puisque c’est tout ce que le mot hérésie signifie.


    Et cependant, Dieu est innocent. Innocent comme quelque chose qui n’existe pas, qui n’a pas existé ni n’existera jamais, innocent d’avoir créé l’univers pour y placer des êtres capables de commettre les pires crimes et de se justifier aussitôt en disant que ce sont les célébrations de son pouvoir et de sa gloire, pendant que les morts s’accumulent au nom d’un Dieu devenu assassin par la volonté et l’action des hommes, couvrent et recouvrent de terreur et de sang les pages de l’Histoire.


    Les dieux, je crois, n’existent que dans le cerveau humain, prospèrent ou dépérissent à l’intérieur même de l’univers qui les a inventés, mais le "facteur Dieu", lui, est présent dans la vie comme si effectivement il avait été son maître et son seigneur. Ce n’est pas un dieu, mais le "facteur Dieu" qui s’exhibe sur les dollars papier et s’affiche sur des pancartes qui demandent la bénédiction divine de l’Amérique (celle des États-Unis, pas l’autre...). Et c’est à travers le "facteur Dieu" que le dieu islamique c’est incarné. Il a jeté contre les murs du World Trade Center les avions de la révolte contre le mépris et de la vengeance contre les humiliations.

    On dira qu’un dieu a semé le vent et un autre récolté la tempête. C’est possible, c’est même certain. Mais ce n’étaient pas eux, pauvres dieux non coupables, c’était le "facteur Dieu", celui qui est le même chez tous les êtres humains où qu’ils soient et indépendamment de toutes croyances, celui qui a intoxiqué la pensée et ouvert la porte aux intolérances les plus sordides, celui qui ne respecte que ce qu’il ordonne de croire, celui qui, présumé avoir fait de la bête un homme, a fini par faire de l’homme une bête.


    Au lecteur croyant (quelle que soit sa religion) qui a réussi à surmonter la répugnance que ces mots pouvaient lui inspirer, je ne demande pas de devenir athée comme celui qui les à écrits.
    Simplement, je le prie de comprendre, par le biais de la sensibilité si cela s’avère impossible par celui de la raison, que si Dieu il y a, il est unique et que, dans son rapport avec lui, ce qui importe le moins, c’est le nom qu’on a appris à lui donner. Et qu’il se méfie
    du "facteur Dieu".


    L’esprit humain ne manque pas d’ennemis, mais celui-là est l’un des plus obstinés et corrosifs. Comme cela vient d’être démontré et comme, malheureusement, cela risque de l’être encore.

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