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Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
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Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 14 mars 2012 19:35

    Le problème de l’aide au développement c’est avant tout qu’elle est un don et non une véritable aide. Or, tout projet devrait être soutenable. 


    Je m’explique avec un exemple : Lors d’un voyage en Affrique, j’ai débarqué dans un village avec des villageois forts charmants qui avaient une fierté : L’électricité au village était gratuite. Et de fait, un colon avait laissé du temps de la colonisation un ingénieux dispositif pour générer de l’électricité hydrolique. Un bref apperçu du dispositif montrait que la turbine n’avait pas bougé depuis les années 60. En clair, personne ne paie dans le village parce qu’un colon a investit un jour. Mais personne ne pense au renouvellement du matériel quand le jour viendra ou il sera en fin de vie. Ce jour arrivera malheureusement pour eux. Et ils ne pourront alors pas commander une turbine d’europe car cela sera trop cher. Si ces gens avaient au contraire crées une compagnie d’électricité à l’échelle du village et payé leur électricité à cette compagnie, ils auraient pu améliorer leur alimentation électrique et faire des réserves. En fait, au bout d’un moment ils auraient même pu aller installer un système dans le village voisin. Au bout d’un moment les bénéfices de leur compagnie auraient pu servir à rémnuérer des gens (pour tenir une comptabilité par exemple ou entretenir les installations). Le village se serait alors enrichi. 

    Le premier cas est analogue à l’aide au développement : On donne mais cela ne sert à rien. Car les gens profitent sans être acteur. Le second cas correspond à un exemple ou des gens prennent part à leur développement. Cela ne nécéssite pas d’argent des européens mais une volonté locale. 


    Prenez l’exemple de la Chine. Elle n’a pas reçue d’aide au développement des pays riches. Mais les réformes passées dans les années 80 ont permis aux gens de s’en sortir eux mêmes. Lorsqu’un paysan du Guangdong décidait de créer son usine textile pour vendre aux gens de Guangzhou qui eux mêmes fesaient passer la marchandise à Hong Kong, ils employaient certes des travailleurs pauvres mais ils ont commencés à enrichir leur pays. Certaines de leurs entreprises qui ont démarrées de façon très modestes sont devenues des empires. Le pays a changé. Ces régions cotiéres sont désormais beaucoup plus riches. Des millions de personnes sont sorties de la pauvreté. 


    Le problème de l’affrique c’est que les gens n’y ont pas encore compris les mécanismes du capitalisme. Tant que les mentalités n’auront pas changées l’aide au développement ira à fonds perdu. Mais il faut aussi que les dictateurs locaux tolérent l’enrichissement personnel de leurs citoyens. Oui un paysan affricain doit pouvoir se créer un petit business. Et ce petit business doit être protégé. A force, il deviendra gros. 








  • Marc Bruxman 14 mars 2012 19:24

    Si vous croyez vraiment à votre projet, vous pouvez toujours en faire un business : 

    • 20 000 € pour rendre service à 3000 habitants cela fait 6.66 € par habitant. 
    • Si vous amortissez sur 7 ans l’investissement cela fait moins de 1 € par an et par habitant. Vu le temps perdu par les femmes à transporter leur flotte sur la tête vous pouvez surement le revendre 3 ou 4 € à l’année soit par exemple 30 centimes par mois. Si le 1/4 de la population achéte votre truc vous êtes rentables. Si ils l’achétent tous vous avez transformés vos 20 000 € en 80 000 € ! ! ! 


    Pas de quoi être millionnaire mais vous pouvez toujours en profiter pour faire du vrai humanitaire et intéresser les villageois. La structure prend un credit auprès de vous, vous rembourse un fixe tous les mois qui couvre le remboursement de l’argent ici et une petite marge. Vous laissez après les villageois gérer leur structure. 


    Je sais que vous allez me répondre que c’est mal de faire des affaires, mais cela apprendrait beaucoup plus aux villageois que de recevoir un bien. Vous pourriez en profiter pour leur apprendre à tenir une comptabilité, effectuer de la maintenance, etc, etc, ... 



  • Marc Bruxman 14 mars 2012 15:42

    Vous ignorez que les CDS ont une durée de validé qui est souvent de 5 ans. Les banques n’en émettent plus bcp depuis 2008 et la grande crise. Elles ont en fait arrété d’en émettre un peu avant l’affaire Lehman Brothers. 


    Le but avec la grêce était avant tout de gagner du temps. Retarder au maximum la faillite (même si on la savait inévitable) de sorte à controler ses retombées. 

    Avec un défaut qui sera homologué à la date de début mars, le gros des CDS sur la grêce n’a déja plus aucune valeur. Il en reste un petit peu, cela servira de « punition » pour les banques mais la punition ne fait pas trop mal. 





  • Marc Bruxman 14 mars 2012 14:01

    Bonjour Fergus,


    Dans ce cas je ne peux que vous recommander très vivement cette lecture :
    (Se distraire à en mourir, Neil Postman)

    Ses autres livres sont également très intéréssants, mais ne sont pas disponibles en Français. Se distraire à en mourir a longuement été indisponible dans notre langue, alors qu’il est considére aux états unis comme un ouvrage majeur sur les médias. C’est maintenant réglé. (Lu la premiére fois en 2002 en Anglais et vraiment une référence). 




  • Marc Bruxman 14 mars 2012 11:23
    Je ne ferai que citer Neil Postman. Il a décrit si bien ce qui allait nous arriver en 1984 : 

    " L’esprit d’une culture peut se flétrir de deux manières. Dans la première - celle d’Orwell -, la culture devient une prison. Dans la seconde, celle de Huxley la culture devient une caricature. (...) Huxley nous enseigne qu’à une époque de technologie avancée, la dévastation spirituelle risque davantage de venir d’un ennemi au visage souriant que d’un ennemi qui inspire les soupçons et la haine. C’est nous qui avons les yeux sur lui, de notre plein gré. Nul besoin de tyran, ni de grilles, ni de ministre de la Vérité. Quand une population devient folle de fadaises, quand la vie culturelle prend la forme d’une ronde perpétuelle de divertissements, quand les conversations publiques sérieuses deviennent des sortes de babillages, quand, en bref, un peuple devient un auditoire et les affaires publiques un vaudeville, la nation court tut grand risque : la mort de la culture la menace."


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