• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Marc Bruxman

Ingénieur, scientifique, et passionné de politique, je m’intérésse particuliérement aux rapports entre le progrés techniques et les conditions sociales des gens.  

Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2006
  • Modérateur depuis le 07/09/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 33 3051 1576
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 22 15 7
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Marc Bruxman 15 décembre 2011 20:27

    « Le système solaire ? Quelques dizaines d’années pour des robots. »

    Ah non, on y envoie déja des robots !

    "Un siècle au moins pour qu’un homme atterrisse sur un satellite de Jupiter."

    La question à se poser est pourquoi ’coloniser’ le système solaire. S’il s’agit de faire de la science on est mieux servi par des robots (du moins en terme de rapport coût / résultats). Envoyer des hommes sur la lune a été plus utile en termes de retombées technologiques que de retombées scientifiques et ce furent des retombées indirectes.

    En clair, l’homme colonisera le système solaire quand il y aura un intérêt c’est à dire soit que nous aurons trouvé des moyens de propulsion moins couteux et des fusées plus confortables et rapides, soit que nous n’aurons pas le choix.

    "Au-delà de notre système ? Jamais probablement car l’homme détruit son environnement trop rapidement pour espérer survivre au delà d’un millénaire. Les distances sont trop grandes et il faudrait plusieurs centaines de générations pour atteindre le système le plus proche (7 années lumières) qui n’a peut-être même pas de planète type Terre. Cependant, si cela arrivait un jour, ce serait un voyage sans retour et sans aucun profit pour l’humanité.« 

    Je citerai Ridley Scott (inspiré par Christophe Colomb) : »La vie a plus d’imagination que n’en porte nos rêves« . En clair, vous ne savez pas, pas plus que quiquonque. Des découvertes scientifiques et/ou technologiques peuvent être disruptives pour l’humanité et conduire à des progrès très rapides. Prenez par exemple la découverte des antibiotiques, celle des engrais ou encore celle de l’informatique (qui n’en est qu’une science à ses tout débuts dont nous n’avons pas du tout épuisé les retombées ’faciles’). Ce que l’on trouvera peut être demain dans un de ces accélérateurs de particules peut avoir des conséquences révolutionnaires pour l’humanité. 

    Si par exemple le projet ITER permet d’avancer vers la fusion nucléaire, beaucoup de problèmes énergétiques seront résolus et cela changera énormément de choses.

    Et les distances, je pense que les premiers pécheurs qui ont affrontés des temêtes dans des bicoques ne se sont pas dit que l’on traverserait un jour l’océan. Ils imaginaient d’ailleurs qu’il n’y avait rien tout la bas au bout. Aujourd’hui on le traverse en 6 heures et en volant. Cela les aurait sans doute émerveillés. 

    Et si un voyage de colonisation sans retour a lieu, cela servira l’humanité. Elle continuera ailleurs sur une autre planéte.

     »La réalité et la Nature ne sont pas romantiques."

    Certes, mais ce n’est pas une raison, la nature nous fournit de l’énergie et finalement plein de choses exploitable. Lorsque nous faisons des miracles avec la technologie, nous ne faisons qu’exploiter ce que la nature nous donne. Et nous sommes encore loin d’avoir tout compris.



  • Marc Bruxman 15 décembre 2011 19:50

    C’est déprimant de lire cela de nos jours car l’investissement dans la science et notamment dans la recherche fondamentale paie au centuple à long terme.

    Lorsque les physiciens ont étudiés l’électromagnétisme croyait moi, c’était aussi abstrait que le boson de higgs. Personne n’imaginait que cela aurait un intérêt pratique et que nous nous en servirions tous les jours. Heureusement qu’à l’époque les gens n’ont pas raisonné comme vous.

    Sans la recherche fondamentale, nous en serions aujourd’hui encore à l’époque médiévale sans électricité, ni ordinateurs, ni radios médicales, ni télécommunications, ni moteurs. Car toutes ces innovations que vous utilisez tous les jours viennent de recherche qui paraissaient au début sans intérêt. Lorsque Turing a fait ses travaux qui ont débouchés sur ce qui allait devenir la base des ordinateurs modernes, il ne cherchait pas à créer un ordinateur mais à résoudre un problème plus abstrait : http://en.wikipedia.org/wiki/Entscheidungsproblem

    Si aujourd’hui on peut se payer le luxe de faire du social et d’offrir un niveau de vie décent à la majeure partie de la population (si vous le trouvez indécent allez voir en affrique), si aujourd’hui on est débarassé des famines, c’est parce que des gens ont cherché et ont finalement trouvé des choses qui en apparence ne servaient à rien. Alors financer le LHC, financer ITER ce n’est pas du luxe, et c’est même des dépenses à augmenter par rapport à d’autres.



  • Marc Bruxman 6 décembre 2011 20:11


    "De plus tous ces robots contrairement à ce que vous pensez font appel à du personnel très qualifié en maintenance, donc de l’emploie aussi."

    Le personnel très qualifié comme vous dites n’a aucun problème à trouver un emploi actuellement. Le problème ce sont tous ceux qui n’ont aucune qualification scientifique ou technique (ou pas des hautes études de marketing, management, etc...). Et ne me parlez pas de Bac + X, un Bac + X en sciences humaines c’est équivalent à aucune qualification : Direction : Makdo !

    Et même si on devait produire des robots ici (on le fera et on le fait déja), les emplois crées ne vont jamais remplacer ceux qui vont être détruits. Mais l’avantage c’est que ces emplois sont déja détruits (merci les délocalisations) et que le choc va donc avoir lieu chez les autres.



  • Marc Bruxman 6 décembre 2011 20:06

    Bonjour,

    Vous avez tout compris. Ce que les gens ne voient pas c’est que les délocalisations ont permis de masquer une tendence lourde : les progrès de la technologie concurrencent l’homme dans des domaines de plus en plus nombreux. Les délocalisations ont masquées cette tendence et elles ne l’ont masquées que parce que le coût du travail était tellement peu cher que finalement cela ne valait pas le coup d’investir dans des robots. Sauf que pendant cette période, la technologie a progressée.

    Or, le coût du travail en Chine augmente très fortement. Dans de nombreuses régions, les usines ne peuvent plus suivre et doivent délocaliser à l’ouest du pays. En fait, vu l’inflation et l’accroissement du niveau de vie dans ce pays, toute la production bas de gamme est amené à quitter la chine dans les 20 ans à venir. Et ce n’est ni le Vietnam ni la Thailande qui ont la capacité d’accueil. Si on a saturé la Chine en 20 ans, Vietnam et Thailande vont être saturés en moins de 5 ans. En clair, le coût du travail dans le tiers monde va augmenter. Les délocalisations c’est déja fini.

    Que va t’il se passer ? Et bien on va s’appercevoir vite que produire avec des robots chez nous coute moins cher que d’aller chercher tout le brouzouf en chine. On va donc relocaliser, mais cela ne créerai que très peu d’emploi et surement pas les emplois peu qualifiés que l’industrie utilisait. Notre désindustrialisation sera toutefois un avantage car pour les chinois cette transition va être traumatisante socialement. Cela pourrait d’ailleurs même faire retomber temporairement le coût du travail en chine.

    Mais il faut bien comprendre que d’autres secteurs en dehors de l’industrie vont être touchés ! Dans les services, de nombreuses tâches sont également automatisables et des économies très importantes vont être réalisées. Le plus urgent est donc de revoir les formations initiales pour mettre le pacquet sur les sciences et la technologie. Et de revoir notre société en profondeur en prenant en compte que ces changements sont inéluctables.



  • Marc Bruxman 6 décembre 2011 19:42

    Bonjour,

    Votre association cite le cas du textile et je me demande franchement ce que vous souhaitez voir revenir. Avez vous déja mis les pieds à Canton (Guangzhou) ? Si oui vous y verrez des jeans et autres production textiles locales disponibles à des prix défiant toutes concurrence. Je me souviens y avoir acheté des jeans « corrects » à 30 Yuans piéce (3€). Sachant que je les ai acheté en ville et que le marchand a pris sa marge et payé son loyer, le prix réel du jean est inférieur. Vous me direz que cela ne paie même pas la toile et vous avez raison.

    Le problème de l’industrie, y compris en Chine est la surproduction. Les usines de la province du Guangdong sont pour beaucoup en détresse financiére. Les prix de ventes dans les magazins chinois sont en dessous de leur coût de production pour de nombreux biens. Et ils songent à aller à l’ouest du pays, dans des provinces moins « riches » ou ils pourront encore être rentable. Mais ils le savent ca ne durera pas. En fait, les gens de l’ouest ne les ont pas attendus pour commencer à produire des jeans et du textile bas de gamme.

    Le problème du textile est de nombreuses industrie c’est qu’il suffit aujourd’hui d’acheter les machines pour produire. N’importe qui ou presque peut ouvrir une telle usine tant qu’il a les capitaux. Or ces capitaux sont assez faciles à trouver. Dans le Guangdong, de nombreux riches Taiwannais et Hongkongais ont investi dans des usines. Ca eut payé. Ca ne payes plus. Vous relocaliseriez que cela ne créera pas d’emploi. Quelques machines venues d’Allemagne installées dans un hangar. Tout automatisé. Et la France sera vite innondé en production made in France.

    Pour faire de l’argent le capitalisme impose de créer de la rareté. A partir du moment ou l’industrie a trop bien réussi dans un secteur et ou plus rien n’est rare, les biens produits ne valent plus rien et le secteur en temps que tel n’a plus d’avenir. La seule chose qui est rare aujourd’hui c’est la R&D. Et c’est le seul moyen de faire de l’argent.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv