Militant communiste sur Montpellier.
40 ans
Après un echec scolaire, j'ai repris mes études pour faire du droit. Passionné de politique, de philosophie, de cinéma et de capoeira.
Je trouve cette article simpliste, meme pour un non économiste comme moi. Les remarques de Léon, Stephanemot et Forest Ent ne font que renforcer cette pensée : PIB on a un beau chiffre qui rassure les marchés, qu’on nous dit qu’il faut soit bon mais pour le débat de savoir comment ça marche, conséquences économiques et politiques et que ce chiffre à lui seul ne veut rien dire ... Pour ça, circulez, y a rien à voir !
Pour ce qui est de l’innovation : j’ai lu récemment dans "Courrier International" que le Kenya avait mis en place des zone d’économie exclusive, comme avait fait la Chine en son temps : la production est destinée à l’export (vu que la Chine pour certain devient trop chère et que ce met en place des lois sociales notamment sur la protection par le contrat social). Je doute que la production bénéficie aux Kenyans et en plus niveau innovation, cela permet surtout de faire exploser ce bon vieux taux de profit de l’entreprise... conclusion : à partir de maintenat, on fera comme d’habitude !
L’innovation internet et de la technologie portable ont modifiés surtout la vie des gens des pays riches... et assez peu de ceux qui vivent dans les PVD et les pays pauvres.
L’endettement des ménages : forcemment, les pays riches ont connu l’explosion de la précarité et des bas salaires. Comme le hasard fait bien les choses, les crédits à la consommation ont explosé... Comme par hasard, certains ont gagné au grattage et au tirage ! Le fameux "facteur non durable" de l’article, son vrai nom c’est "choix politique"...
Ensuite, l’explosion de l’endettement des ménages concerne les pays où les services publics sont de plus en plus remis en cause ou inexsistant. On peut supprimer les dépenses publiques pour avoir un beau bilan comptable qui plait à nonaladette, sauf que le besoin demeure mais assumé par les citoyens directement sans se demander s’il peuvent ou non le payer...
Bref, un bel article avec un beau titre pour parler d’une crise systémique que le capitalisme a connue et connaitra encore.
Bon, c’est votre opinion et elle est bien tranchée... Elle sort un peu de l’ordinnaire et elle nourrie le débat...
Sur la crise Géorgienne, l’aspect "diplomatique" qu’apporte l’article (ou la tribune, c’est au choix) est intéressant : outre qu’il rappel d’ou vienne les dirigeants de ces pays, c’est surtout la course à l’Europe et les dangers que cela fait naitre pour l’Union européenne... Elle m’apporte à titre personnel des éléments que j’avais du mal à formuler.
Après, il parle de politique extérieure commune. Là, cela va etre plus compliqué : du fait de la meme histoire et des ambitions de chacun, une position commune est loin d’etre acquise. Une Europe indépendante, je suis pour... sauf qu’elle ne fut pas conçue pour cela. C’est peut sur ce point où je ne suis pas d’accord avec l’opinion : avant d’analyser ce que sera les européens et leurs intérets en 2030, il faudrait peut etre voir ce qui les lie actuellement et ce qu’ils attendent maintenant. Or, il va falloir pour cela sortir des sentiers battus, à titre d’exemple : cette reprise d’une dépeche de Reuter sur l’opinion des polonais et le déploiement des missiles américains http://fr.rian.ru/society/20070824/74322506.html . Problème supplémentaire : parler de caucassiens ou autre, c’est un peu limitatif : les georgiens ou autre qui vivent en Russie (et qui souhaite le faire) ou les russes qui ont épousés des georgiennes ou des ukrainniennes (l’inverse est possible aussi)... Le meme probleme se posera pour tout le monde : qu’est ce qui fait lien entre les différents éléments de la population.
Si les arguements sont bon, je trouve que l’article reste un peu dans le tempo : "Y ka, fau k’on"... mais au moins il a le mérite de pas etre écrit à l’eau tiède ou prendre parti pour l’un ou pour l’autre.
Pour un article qui présente une démarche militante, c’est pas mal.... L’approche historique, c’est un peu "la SFIO et rien autour" (c’est de bonne guerre... )... Vous vous plaingnez de la presse mais ensuite cous dites que les contributions sont reprises par la presse, c’est contradictoire mais pas bien grave.
Le manque de l’article, c’est qu’il n’y a aucune interrogation sur les causes de "l’épreuve du manque de légitimité" de la gauche (tu emploies au sens large, à ne pas confondre avec celle des médias, gauche = PS, voir DCB et N Mamère, ne soyons pas chien !) et sur le "renouvellement".
- Le manque de légitimité est, à mon avis, que beaucoup de lois votés par la gauche ont créer les premiers contrats précaires (les premières exonérations de cotisations sociales ont été votées par le gouvernement Rocard) et ont tiré le salariat vers le bas. La désindustrilisation et l’explosion de la précarité dans tous les secteurs, l’abandon des mission de services publics et des missions du secteur public économique n’ont fait que donner une impression que la gauche au gouvernement ne faisait qu’adapter au lieu de changer les choses et que peu importait le sort des gens. Tout débat autour des choix économiques a été tué dans l’oeuf : notre industrie est plus rentable, on doit basarder, l’avenir est au service sauf qu’un secteur qui n’a besoin que de peu de main d’oeuvre qualifiée et précaire, ben cela ne fait ni la richesse, ni le lien dans une Nation.
La précarité a explosé, meme pour les plus qualifiés. Tant que la gauche ne se battera pas pour poser un système qui favorisera une industrie forte et diverse, qui favorise l’emploi qualifiés et les salaires. A mon avis industrie forte et salaires sont les deux tabous que la gauche (toute la gauche, car ce développemnt concerne tant la période Mitterand que la période Jospin) doit casser.
Les gens en précarité votent très peu (si al politique ne peut pas changer leur quotidien, pourquoi voter et si c’est chacun pour sa geule, alors votons chacun pour chacun sa geule), ceux qui votait à gauche et qui on vu ce que leur couter les prétendues adpatations ont soient virés de bord, soit ailleurs... C’est là la tentation centriste : ceux qui votent sont surtout ceux ont une situation stable, et ils votent rarement pour un programme de gauche.
- Sur le renouvellement, je pense que vous etes peu de choses sur des faits qui ont beaucoup d’importance : l’Europe et les ralliements à Sarkozy. Ces derniers sont quand meme révélateur que la droite a imposé ses idées. Ces quelques cas ne sont pas à sous estimé.
La social-démocratie a été balayée dans les pays de l’Europe centrale après les mise en place au pas de charge des critères de l’UE, les votes négatifs au référendum sur l’Europe (Maastricht par le Danemark, le TCE par la France, les Pays Bas et l’Irlande (parce que Lisbonne, c’est pareil que le TCE) : comme la social démocratie n’a fait que mettre en place un système où le débat politique n’a qu’une place mineure (si c’est l’économie qui commande et que l’on ne peut pas allez contre, alors c’est la fatalité qui l’emporte sur le projet et il n’y a plus besoin de voter), le politique ne désssine plus un cadre politique et des actions qui construit une nation, un lien, il ne fait définir comment les allocations vont etre réparties suite aux dégats sociaux. Le problème, c’est qu’on construit rien en cotérisant une jambe de bois.
Le plombier polonais me dérange pas, du moment qu’il est payé a égalité avec le plombier français, belge ou autre, mais cela répond pas qui va développer la Pologne. Si on ne créer pas un intéret commun des peuples, comment voulez vous créer un lien européen ?
Le principal problème du PS, c’est qu’il n’a pas encore réglé sa contradiction de ce lien politique nationale - politique européenne.
Que cela J Dray ou un autre, ce n’est pas là le problème essentiel.
M’enfin, c’est l’avis d’un militant de gauche qui n’est pas au PS.
Une petite erreur dans le titre : la démarche du PCF et du MODEF n’est pas la vente à prix coutant mais à priix rémunérateur... C’est à dire que le paysan inclut sa marge dans le prix et pas seulment ses couts de production. Le but, outre montrer les abus des centrales d’achats, qu’une politique peut permettre d’avoir des prix rémunérateurs sans pour cela assommer les acheteurs.
Je suis sceptique quant au soutien du gouvernement ... Ce dernier fait croire qu’en faisant des déballages des fruits et légumes qui risquent d’etre perdu, cela va faire baisser les prix au consommateur (ce dont je doute) mais cela ne va pas rendre le travail plus rentable pour l’agriculteur ( a defaut, faillite et perte des terres arrables, etc...). C’est à l’opposé de l’opération du MODEF et du PCF : la question n’est pas de payer moins chere, c’est de payer un prix qui permette à l’un de vivre de son travail (et ainsi de garder une agriculture de proximité et d’etre fier de son travail) et que l’autre ait accès aux fruits et légumes sans que cela pèse lourd dans son budget... Deux logiques qui s’opposent donc.
Après, pour ce qui est des commentaires :
- Je veux bien qu’on accuse les intermédiaires de tous les maux mais eux aussi, ils travaillent et apporte un service ( a mon avis, il est complètement illusoire de supprimer les grandes surfaces, tout le monde ne va pas sur les marchés), c’est à mon avis plus un controle et des critères pour fixer les prix qui permetteraient de limiter les abus et d’assurer un bon salaire aux salariés du secteur.
- S’il faut encourager les AMAP et autres initiatives, il ne faut pas non plus se faire d’illusion : elles pourront jouer un role si on revoit la PAC et elles ne répondent pas à tous les besoins. Puis les paysans gardent bien heureusement leur liberté. A titre d’exemple, je connais un agriculteur dans l’Indre qui cultive bio, il préfèrent vendre sa production de sarrasin à un groupe agro alimentaire en Bretagne qu’au minotier du coin car cela lui rapporte plus.
Sinon, chapeau l’artiste : arrivé à dire que c’est une initiative du MODEF et du PCF d’entré de jeu alors que sur France 2, ce ne fut dit qu’en toute fin de reportage... faut oser ! a la limite de la correctionnelle de la bien pensance...
Je suis bien d’accord avec vous : ces différentes affaires sont effrayantes. Du G. Orwell en direct si l’on peut dire...
Le fichier EDVIGE et tous ceux de cette gentille famille laissent un gout amer (mettre les activités syndicales ou politiques avec les agressions en bandes organisés, c’est d’un gout...). Sans vouloir minimiser les discutions autour des protections des achats en ligne, je pense que le débat doi aller plus loin : si ces fichiers sont mis en ligne et vendus, c’est bien qu’ils intéressent quelqu’un !
L’accès à tant de données permet un profilage très fin du consommateur... Je veux bien qu’on ait la conception d’un consommateur libre et responsable (le fameux conso acteur), se conduisant en bon père de famille comme nous en parlent si bien les économistes médiatiques. Mais si on peut le faire plier le fameux bon père de famille... Ca peut aider pour les affaires !!! Et ce type de profilage permet d’avoir une propagande commerciale plus efficace et ciblée : avec les adresse IP, ils peuvent meme livrer la pub en direct... Cela coute moins chere que les campagnes de pub dans les journaux et les radios.
Je pense que nous n’avons pas fini de voir l’étendue des problèmes que cela va poser : avec ce genre de pratique, et au delà des fraudes qu’elles permettent, c’est la disparition (ou la réduction à une portion minime) d’une notion essentielle à une démocratie : le droit à l’intimité de la vie privée, cet espace où les pressions sociales doivent etre strictement limités. Si l’on veut que le net reste un espace de liberté et parce qu’il est dans une zone mal définie entre la vie privé et la vie publique, une réflexion politique doit etre menée pour en déterminer les limites et protections... Le combat ne fait que commencer.
Vous avez aimé "La vie des autres" ? Vous voila la vedette de "La vie des autres 2" avec M. E. Lelcerc et J. Séguéla dans le role d’Honnecker.