Ceci étant il y a toujours eu un taux résiduel de chômage même durant les trente glorieuses. Et pourquoi taxer les entreprises en général, l’Etat est employeur également, les collectivités, les associations aussi.
On parle de période de lus de 5 ans Musashi, Votre argument est exact mais il ne suffit pas à expliquer un tel écart en 12 ans. Il y a aussi la volonté de créer de l’emploi dans des secteurs qui peinent à recruter pour diverses raisons ( main d’oeuvre spécialisée, taille d’entreprise, cotisations sociales, etc) Quand vous faites un politique qui n’incite (ou n’oblige) pas les entreprises à investir mais à faire fructifier l’argent, quand vous faites une politique qui fait de la réduction des cotisations sociales son fer de lance et en particulier dans les grandes entreprises, celles ci ne sont pas contraintes d’innover et de créer de nouveaux emplois, ni d’augmenter les salaires. =>moins d’emploi et de pouvoir d’achat =>moins de consommation =>moins d’emplois =>etc.
De mon point de vue, si il y a bien un sujet « casse gueule » pour Bayrou, c’est la laïcité. Et je peux affirmer sans peine, que de façon constante, FB ne fut et ne sera jamais un défenseur de la laïcité.
Je ne suis pas frappé d’anosognosie ou d’amnésie comme un Président de la République dont FB fut ministre de l’enseignement de 1995-1997
(gouvernement Juppé). Auparavant il avait été ministre de l’enseignement sous le gouvernement Balladur 1993-1995
A cette époque, FB est rentré aux panthéons des ministres mais pas par
la bonne porte. En effet il est le seul homme politique français dont
une loi a été censurée par le conseil constitutionnel (Décision n°
93-329 DC du 13 janvier 1994) car contraire à la constitution (article
2) : Réforme de la loi Falloux permettant le déplafonnement des subventions
pour établissements d’enseignement privé par les collectivités locales.
Après avoir été ministre, de surcroit de l’enseignement. Il s’est abstenu le 10 février 2004 de voter la loi interdisant le port ostentatoire de signes religieux à l’école tout en déclarant ceci pour justifier sa position "« La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la
prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe
UDF).
Article très partisan mais bon c’est classique ici...par contre
minimiser le retournement de veste de Valls (que j’ai d’ailleurs
apprécié pendant la primaire socialiste car effectivement il était le
seul à parler de faire des économies) notamment sur la hausse de la TVA
me parait faire preuve soit d’une malhonnête intellectuelle soit plus
probable d’un aveuglement partisan.
et ensuite vous nous dites que vous regrettez que le fond ne passe pas avant la forme.
Pourtant votre post fait la même chose, la forme et pas le fond.
Sinon c’est exactement ce que je pense, on ne parle pas d’Europe dans cette campagne, pas assez d’emploi, de pouvoir d’achat. d’éducation,...
Point fort : Bayrou a abordé des sujets de fond quand il ne débattait pas. C’était bien et souvent pertinent. Il a des idées, des convictions et des choses à dire.
Point faible : Bayrou n’a pas relevé le niveau face à son contradicteur, Valls le lui a fait remarquer. La primaire, c’est du passé, il aurait été plus pertinent de parler de son programme tout en laissant venir les critiques de valls et à ce moment là de comparer le programme de Hollande en détaillant les différences. L’appel du pied maladroit à de Villepin.
In fine : Bayrou a fait une bonne prestation sur les questions des journalistes mais n’a pas su mener le débat sur les idées des programmes face à Valls, il est passé à côté. Je trouve décevant qu’un gars qui fait de la politique depuis aussi longtemps se soit trompé de cible lors du débat.
je partage aussi le point de vue de plusieurs post, il répète trop le « je suis ni de droite, ni de gauche, je suis au milieu ».