Une illustration grandeur nature du slogan « travailler plus pour gagner plus », intéressante à plus d’un titre puisqu’elle concerne... les heures supplémentaires des polciers (l’Etat leur doit entre 5 et 7 millions d’heures)
Je suis assez d’accord avec ton analyse, sauf .. sur le concordat (qui n’est que la nationalisation de services religieux, ailleurs privatisés), mais pour des raisons que tu pourra juger purement égoïstes. Je l’assume.
Habitant l’Alsace, le concordat en viguer dans cette région est une composante essentielle du régime local, qui permet de fournir un ensemble de prestations sociales intéressantes (remboursement à 90 % de la sécurité sociale par le recours à une caisse spécifique, 2 jours fériés supplémentaires, respect accru du repos dominical...), que l’on doit à l’empire allemand. J’ai d’ailleurs trouvé comique que le système bismarckien soit, sur certains points, bien plus social que le système français tant vanté à une époque pas si lointaine ...
Il est évident pour toutes les personnes concernées que la mise ne cause du concordat sera la prémice (et le prétexte) de la la destruction généralisée de ce particularisme alsacien-mosellan. C’est pourquoi, malgré la déchristianisation à peine un peu moins forte qu’ailleurs, le concordat reste très populaire (90 % d’approbation lors du dernier sondage à ma connaissance, en augmentation). Je connais notamment un jeune « bouffeur de curés » qui s’oppose pourtant violemment à toute remise en cause par les « Français de l’intérieur ».
Dans l’intervalle, je reste convaincu que le problème de l’Islam doit pouvoir se règler par des moyens ordinaires, voire extraordinaires (en tout cas, hors laïcité « à la française » et suppression du concordat, affaire purement locale), adaptés à sa seule dangerosité intrinsèque.
L’Islam, de par même ses fondamentaux, pose des problèmes spécifiques aux démocraties : contrairement, par exemple, au fondateur de du christianisme (cela vaut pour bien d’autres religions), qui se désintéresse au fond des affaires d’ici-bas, le prophète de l’Islam était aussi un chef de guerre assumé (accroissement du territoire par tout moyen : conquête militaire, massacres, prosélytisme...) , avec une vision politique et sociétale globale. L’aspect juridique est donc extrêmement important. Sauf exception partielle et peu significative (soufisme), l’aspect spirituel passe au second plan, au profit du respect maniaque des rites et d’une « législation » musulmane archaïque, susceptible d’empiéter significativement sur les prérogatives d’un état démocratique. Ainsi, vouloir séparer la religion musulmane de la conduite des affaires de l’Etat amène à une forme d’hémiplégie du système. On ne saurait donc accuser les islamistes d’« instrumentaliser » ou de « ne pas comprendre le véritable Islam », puisque le mélange des genres est consubstantiel à l’Islam.
Il est donc douteux que la laïcité, par sa méfiance généralisée et sans différenciation envers toutes les religions, soit le meilleur rempart contre un tel système.Hypocrite voie de contournement, elle ne ferait qu’affaiblir ses concurrents. En fait, que l’islam soit une religion n’est qu’accessoire. Cette idéologie doit être considérée par l’Etat sous le régime commun de tous les vecteurs de totalitarisme (religieux ou non) : si on écarte l’interdiction pure et simple, qu’on stoppe au moins les constructions de mosquées (et plus encore les subventions plus ou moins déguisées) et les mamours des hommes politiques responsables envers les représentants de l’Islam (tout comme ils sont censés se conduire envers le FN).
« l’agnosticisme me paraissant une position philosophique assez peu cohérente. »
L’agnosticisme, position du doute permanent, est en fait la seule position scientifiquement tenable : la science appelle de manière constante à se remettre elle-même en cause et cela l’empêche de se maintenir dans une position figée, en opposition avec les dogmatismes religieux et athées. Multiples problèmes entre science et athéisme :
* méfiance de certains athées envers le Big Bang, trop proche du fiat lux, malgré la distanciation effectée par l’abbé Lemaître, son co-inventeur, sur cette question.
* Lyssenko, qui a envoyé avec l’aval de Staline, au goulag nombre de généticiens, la génétique étant entre autre suspecte par sa découverte effectuée par le moine Mendel.
* le sort de Lavoisier, scellé sous la Terreur par le célèbre « la République n’a pas besoin de savants »
* entêtetemnt de Gabriel de Mortillet, athée notoire, à maintenir envers et contre tout, malgre les faits contraires rassemblés par l’abbe Breuil, sa théorie sur l’évolutionnisme des cultures préhistoriques calquée sur le darwinisme (analogie en l’occurence inadéquate)
* les multiples limitations du positivisme d’Auguste Comte...
Bref, la « cohérence » ou le « volontarisme » de l’athéisme aboutit en fait à un conservatisme rédhibitoire, au moins égal à celui entraîné par les dogmes religieux.
Enfin, s’il est possible selon certains d’attribuer tant aux religions (1) qu’à l’athéisme nombre de crimes, de massacres et d’obscurantisme (avec un net plus pour le second : communisme à l’égard des croyants, nazisme d’inspiration néo-paIenne et sous la caution du darwinisme social >> guerres de religion), l’agnosticisme n’endosse aucune responsabilité de cet ordre. Bien sûr, cette question, très importante, est en fait tout à fait indépendante de la réalité de des hypothèses religieuses.
(1) il faudrait pouvoir établir un bilan (), distinguer entre les différentes religions, établir de manière claire les faits