« Les « régimes athées » ( stalinisme , maoïsme ) ne l’étaient pas vraiment ...«
Les « chrétiens » qui ont ordonné l’Inquisition ne l’étaient pas vraiment.
« Ils n’étaient en tout cas certainement pas laïques au sens habituel du terme »
Chaque pays, voire chaque personne, ayant sa propre définition de la laïcité (concept extrêmement flou), il n’existe pas « une laïcité au sens habituel » (celle qui est évoquée correspond à la laïcité institutionnelle française)
« L’Islam est rationnel. »
Le fait que le Coran se présente comme un ensemble décousu (pas d’ordre chronologique ou logique) , qu’Allah se contredit un nombre incalculable de fois dans ce même Coran (à telle enseigne qu’il a fallu inventer la règle des versets abrogés/abrogeants) en sont la preuve criante. Ainsi que le fait d’adorer une météorite (dont la garde revenait à la famille de Mahomet), tant en accusant le christianisme d’idolâtrie.
« Ah bon ? Et l’inquisition ? (Torquemada..) Les croisades ? Et l’église n’a pas trop empêché l’esclavage ni les massacres des indiens d’amériques... »
Une réponse catholique qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui permet de préciser certains éléments historiques :
Sur le fond, la laïcité institutionnelle me semble un biais embarrassé et détourné pour contrer l’Islam. Il serait effectivement plus efficace, (et honnête) qu’au vu du canon musulman (Coran, Sunna...), qui multiplie appel à la haine, refus de la démocratie et assujetissement très marqué des femmes et des non-musulmans, de prendre des mesures directes contre l’Islam (comme celles à l’égard des mouvements inspirés par « Mein Kampf », autre ouvrage anti-démocratique).
J’ai trouvé que les analystes (et même le présentateur, pourtant relativement serein d’habitude) assez agressifs, en tout cas décontenancés face à un homme politique qui, pour une fois, sort des schémas écrits d’avance, qui respecte ses électeurs et ne se précipite pas pour une alliance en échange de quelques sièges (contrairement au député ex-UDF de ma circonscription, qui n’aura plus ma voix).
« L’Inquisition, les guerres de religions... sont liés au christianisme, pas à l’athéisme !! »
Bien évidemment ; mais tous ces désastres humains (Inquisition, massacres communistes et nazis..) ne sont que l’expression que la nature du lien entre le communisme et l’athéisme est de la même nature qu’entre l’Ancien Régime et le christianisme, ou qu’entre le nazisme et le darwinisme : l’instrumentalisation d’un point de vue philosophique par le pouvoir temporel. Cela ne suffit pas à décrédibiliser l’athéisme, le christianisme ou le darwinisme. Mais « Mein Kampf » décrédibilise définitivement le nazisme, tout comme le Coran, l’Islam (pour le marxisme, en revanche, il y a encore, un peu, la place au doute)
« Mais il faut reconnaître que le christianisme s’est depuis humanisé, ce qui n’est pas le cas des deux autres religions monothéistes. »
Suite à l’effondrement de la puissance temporelle des papes, le christianisme est simplement revenu à ses fondamentaux (séparation du pouvoir temporel et spirituel ; enseignement par Jésus de la supériorité de l’Amour du prochain, quel qu’il soit, sur le respect de la Lettre de Loi et des rituels ; abrogation des interdits alimentaires ; importance du libre arbitre, donc liberté religieuse).
Le judaïsme et surtout l’islam (qui tous deux ne s’intéressent véritablement qu’aux membres de leurs propres communautés) ne disposent pas d’un corps de doctrine aussi engagé dans la modernité, d’autant que celle-ci est largement influencée, directement ou indirectement, par le christianisme. Le retour à leurs fondamentaux de ces deux systèmes de pensée ne peut donc apporter de véritables progrès.
« Le »fait religieux« est un lamentable anachronisme, un résidu des époques obscurantistes où l’on croyait que le Soleil tournait autour de la Terre et que le tonnerre était le signe de la colère de Dieu. »
Toutes les sociétés primitives furent d’essence religieuse ; c’est la preuve, darwinienne s’il en est, du caractère indispensable du facteur religieux, au moins à un stade ou un autre.
En effet, selon René Girard, le fait religieux a constitué la clé de voûte de toutes les sociétés humaines, empêchant leur implosion (mimétisme, désir, violence, bouc émissaire, sacrifice, rites, christianisme...).
« La Grèce a donné au monde la physique, qui ne cesse de progresser. »
Le christianisme est également l’héritier (et le transmetteur durant les temps troublés des invasions barbares) de la pensée grecque. Et surtout, je n’ai pas le souvenir que les Grecs de l’Antiquité étaient tous des athées.
« Toute religion est un dogme négateur de tout progrès intellectuel ou moral. »
Dogme athée répandu, mais largement réfuté par les faits :
* le caractère obscurantiste de l’athéisme dans le domaine scientifique (voir de multiples exemples dans un de mes commentaires ci-dessus)
* la qualité du travail scientifique de certains ecclésiastiques (Mendel, Lemaître, Breuil, Haüy, Mariotte...)
Le christianisme n’est pas une idéologie, seulement une position philosophique.
L’Inquisition, les guerres de religions... sont causées par des idéologies (liées à l’Ancien Régime) qui n’ont qu’un rapport lointain et douteux avec le christianisme.