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minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Derniers commentaires



  • minijack minijack 4 janvier 2007 15:40

    Bon article. Sujet original, fouillé et bien écrit. En tous cas, qu’on soit d’accord ou pas avec ces appréciations toutes personnelles face à l’originalité artistique, on ne peut nier que l’auteur ait, quant à lui, recherché pour Agoravox un sujet original...

    Paradoxalement, le peu de réactions donne la preuve que cette originalité tant vantée n’est pas nécessairement une clé du succès.

     smiley



  • minijack minijack 4 janvier 2007 12:02

    Je comprends ton point de vue forest, mais ce que tu dis là me paraît trop partisan et limite utopique. On se connait un peu et tu sais que je ne dis pas cela pour défendre l’économie et la marchandisation sur le Net, mais tout simplement parce qu’aucun système ne peut se passer d’une viabilité économique — donc commerciale pour répondre à l’auteur qui semble faire un distinguo entre les deux, à tort selon moi —.

    Le seul « vent » qui se vende dans la société réelle — ceci dit sans aucune intention péjorative. J’utilise le mot « vent » par opposition à tout ce qui est échange matériel — c’est la Pub et l’Art. Il était donc logique que ce fut la pub qui s’impose en premier comme facteur économique sur le Net. L’Art aurait dû suivre, mais on lui conteste ce statut dans le monde virtuel, tout en l’exploitant outrageusement pour vendre du haut débit.

    Le réalisme impose pourtant une certaine forme d’échange économique pour justifier les investissements énormes du Net, non seulement dans le matériel, les « tuyaux » qui permettent de faire évoluer en permanence les performances, mais aussi, j’allais dire SURTOUT, dans les CONTENUS qui constituent l’essence même des échanges.

    A quoi servirait une installation de plomberie, aussi magnifique fût-elle, si aucune source d’eau pure n’en alimentait les robinets ?

    Toi qui t’es tant penché sur la question du Droit d’Auteur, soulevée par DADVSI, tu ne peux pas résumer le Net à la seule problématique des tuyaux.

    Pour écrire, sur Agoravox ou ailleurs, on n’a pas besoin de gros tuyaux. C’est seulement pour les flux de video ou de son qu’on a besoin de bande passante et de haut débit. Or, les CONTENUS passant dans ces tuyaux là sont généralement des oeuvres protégées, beaucoup plus rarement des participations bénévoles, et quand elle sont bénévoles encore plus rarement des oeuvres de qualité professionnelle, quel que soit le talent de leurs auteurs.

    IL EST DONC NECESSAIRE QUE LES DEUX NOTIONS CO-EXISTENT : le gratuit et le convivial d’une part, et le protégé commercialisé d’autre part. On n’en sortira jamais sans prendre en compte ces deux aspects, les deux formes d’échanges, pas plus l’une que l’autre.

    Pour continuer dans l’allégorie, les sources peuvent n’être que de multiples ruisseaux convergents comme les innombrables rédacteurs et commentateurs d’Agoravox, ou de beaucoup plus rares mais bien plus intéressantes sources d’eaux minérales ayant des qualités gustatives ou sanitaires exceptionnelles. De ces eaux qu’on achète en bouteille alors même qu’on dispose de l’eau courante chez soi, c’est bien qu’elles ont quelque chose de particulier ?

    Le Net actuel permet de vider indistinctement ces bouteilles payées ou volées dans les mêmes tuyaux où circule déjà du fluide tout-venant, quand ce n’est pas des eaux de décantation.

    J’aurais rêvé d’un Net2.0 où les tuyaux ne débiteraient que de l’eau minérale pure et saine. Ce n’est pas le cas. Mais il est possible par la technique des « paquets » numériques de faire circuler le contenu de ces bouteilles précieuses en le distinguant du fluide tout-venant. Ca s’appelle la « Licence Globale ». .



  • minijack minijack 4 janvier 2007 10:58

    Effectivement, pour moi une bulle est creuse par définition, donc forcément spéculative.

    Une bulle « pleine » serait une boule, une pelote, un tonneau, ce que vous voudrez mais du solide, pas du vent. Et toute la difficulté de ces bulles dont nous parlons est bien précisément de les remplir d’un « contenu véritable ».



  • minijack minijack 4 janvier 2007 10:49

    « je ne savais pas que nous avions été en concurrence avec les sauriens. On ne me dit rien à moi » Bah, pô grave, marmotte ! Rendors toi tranquille quelques milliers d’années, je te sifflerai quand il se passera quelque chose.



  • minijack minijack 3 janvier 2007 20:11

    Mon cher confrère,

    Puisque vous écrivez un roman en ligne vous êtes donc un confrère — et comment ne pas écrire un roman en lignes ? Ce serait alors de la calligraphie plus que du roman smiley —Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous.

    L’intérêt du « Net2.0 », ce n’est pas le 2, c’est précisément le « .0 », et ce zéro pointé stérilise par avance toute économie possible.

    Le contenu coopératif, comme ici sur Agoravox, relevant évidemment du domaine public ou d’une licence Creative Commons, ne saurait rapporter quoi que ce soit à ses auteurs, ni vous ni moi. Ici c’est le jeu. On l’accepte ou pas. Mais ailleurs ? Sauf à instaurer une Licence Globale pour rémunérer le « contenu non-coopératif » cette nouvelle économie ne peut s’organiser qu’en parallèle du Net, quel que soit son numéro puisque, légalement ou pas, sur le Net tout est copiable.

    A moins d’inventer un Net3, genre de « tunnel » spécialisé en produits culturels et réservé aux gens prêts à payer pour se passer de la pub, on ne pourra jamais rémunérer les auteurs pour la réalité de ce qu’ils créent mais uniquement pour l’attrait que leurs oeuvres exerceront sur les troupeaux de consommateurs cliquant sur des publicités incontournables.

    Ce procédé marketting n’aura plus rien à voir avec le talent d’un quelconque auteur de contenu, romancier cinéaste ou musicien, mais avec la curiosité parfois malsaine, l’inattendu, le joke, ou l’horreur d’un fait divers, exactement comme les journaux télévisés ne donnent jamais les nouvelles heureuses. Chacun sait que les trains qui arrivent à l’heure ne font pas d’audimat.

    A mon humble avis c’est la mort assurée, à court terme par étouffement, du Net_n.0 et de la création. Car le premier ne peut pas vivre sans la seconde mais la seconde encore moins du premier.

    Les contenus intelligents et dignes d’intérêt sont en fin de compte relativement rares sur la toile, proportionnellement au nombre gigantesque de sites existants mais sans contenu digne de ce nom. Agravox comme Wikipedia sont des exceptions dont l’originalité est précisément le contenu « co-rédigé ». Mais une journée ne compte que 24 heurers pour tout le monde et il ne saurait y en avoir des milliers comme ça sous peine de diviser le succès des pionniers. Au bout du compte, qu’y gagnera l’internaute quand il n’y aura plus personne pour tenter l’aventure ? Ca restera un hobby pour quelques amateurs, rien de plus. Une économie viable sur un Net2.0 ne se vérifiera jamais que pour quelques très gros sites. La pub façon Google fait pour l’instant illusion, mais on ne surfe pas pour les publicités. Ceux qui misent là-dessus font des châteaux en Espagne. L’important reste et sera de plus en plus la qualité du « contenu ».

    La première « bulle » Internet a implosé par la dépression due au vide qu’elle ne parvenait plus à cacher aux investiseurs imprudents. Maintenant, nous sommes en train de délirer sur du trop-plein populaire qui ne paiera jamais les frais du contenant nécessaire.

    Ce n’est pas une seconde « bulle » contrairement à ce que vous laissez entendre, mais un énorme malentendu. La réalité reprendra vite ses droits. Tout comme les auteurs de contenus non-coopératif. Car, vous en savez certainement quelque chose : écrire en une demi-heure cinquante lignes sur un sujet, c’est un article à la portée de presque n’importe qui. Ici, c’est la masse des échanges qui crée l’intérêt du site. Quoique le niveau soit élevé c’est plus rarement leur pertinence informative ou leur style littéraire. Mais construire seul un roman ou un ouvrage documenté de 200 ou 300 pages, c’est au minimum trois mois d’écriture et parfois plusieurs années de recherche. Personne de sensé ne donnera gratuitement ce travail en pâture à la pub. En tous cas pas en premier lieu. Notre maître à penser (enfin le mien, j’imagine le vôtre aussi ?) Joêl De Rosnay lui-même, pas fou, n’a mis en ligne gratuitement son bouquin « La Révolte des ProNetaires » qu’après en avoir vendu déjà plusieurs dizaines de milliers en librairie. Et il s’appelle De Rosnay, pas Soullard ni Minier. Il faut croire qu’il est beaucoup plus intelligent que nous. smiley

    .

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