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Mmarvinbear

Mmarvinbear

Sympathisant socialiste tendance coup-de-pied-au-cul. Ennemi du politiquement correct, de la bienséance et du "bon goût qui doit plaire à tous". Ce que vous aimez sans y réfléchir, je le vomis. Ce que vous détestez sans savoir pourquoi, je le défends.
Véritable zoo à moi seul, je suis issu d'une expérience génétique réussie visant à combiner la puissance du taureau, la rugueur et la pilosité de l'ours, la perversité naturelle du porc, et la mauvaise foi humaine.
Empêcheur patenté de propagander en rond.

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  • Premier article le 21/05/2009
  • Modérateur depuis le 19/09/2009
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Derniers commentaires



  • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 décembre 2017 01:16

    @Christian Laurut

    Il n’y a donc aucun « effet de foule » à redouter, bien au contraire. 

    Parce que vous croyez vraiment que ces agoras seront isolées les unes des autres ?

    Que nenni ! Avec les moyens actuels de communication, tout le monde peut savoir ce qui se passe à coté dans la seconde qui suit.

    Alors à moins de se doter d’un contrôle total et absolu des communications que même les pires dictatures de la planète n’arrivent pas à verrouiller à 100 %, vous ne pourrez pas empêcher les mouvements populistes de se répandre dans les agoras.

    Les despotes sont une réalité, mais l’hystérie collective en est une autre aussi.

    Regardez le mouvement de panique à Oxford Station dernièrement. Une simple altercation entre deux hommes a provoqué un mouvement de panique qui a fait une dizaine de blessés et rapidement des rumeurs de coup de feu ont aggravé la situation au point que la police a cru à une attaque terroriste.

    La foule est à redouter, au contraire !


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 décembre 2017 01:09

    @Christian Laurut

    Il n’y a pas d’inscrits sur les listes électorales, car chaque citoyen peut voter sans formalités préalable. En France, ce chiffre est de 50,5 millions.

    Ce n’est pas tout à fait exact. Le citoyen doit s’assurer qu’il a bien été inscrit car des erreurs informatiques peuvent se produire. Il doit aussi assurer sa réinscription en cas de déménagement par exemple.

    Le quota minimum est parfaitement précisé dans la constitution de la démocratie directe. Il s’agit de 50% des citoyens, c’est à dire des majeurs non privés de leur droit de vote.

    Le problème est dès lors d’atteindre ce quorum, que je trouve raisonnable. En Suisse, il n’est pas rare que des votations ne réunissent que 30 % des inscrits malgré cet accès à l’expression directe.

    En Islande, après le scandale bancaire qui a ruiné le pays, une nouvelle constitution a été élaborée en grande partie par des citoyens tirés au sort.

    Cette constitution n’a jamais été appliquée car le référendum de validation a échoué à réunir les 50 % d’inscrits demandés.

    Si même les citoyens boudent les consultations directes qui lui sont offertes...


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 décembre 2017 21:29

    @Christian Laurut

    Vous avez mal compris, ou j’ai du mal m’exprimer. 

    Vos mots exacts sont : « Sa non présence entraîne de facto une délégation de mandat (non cumulatif) à ceux qui sont présents. »

    Soit cela signifie :« l’absent donne sa voix à un présent », soit « l’absent laisse les présents décider pour lui »

    Mais dans ce dernier cas ce n’est pas une « délégation de mandat » car déléguer une voix signifie faire une procuration pour qu’un présent vote en l’absence du citoyen dans l’incapacité de venir.

    Ce qui est, de fait, déjà le cas pour tous les scrutins actuels. Soit le citoyen ne vient pas et laisse donc les autres décider pour lui, soit il fait une procuration, une délégation de voix pour que son vote soit tout de même pris en compte malgré son absence.




  • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 décembre 2017 21:22

    @Christian Laurut
    Quant aux décrets d’application, ils sont une création pure du système actuel, car une règle coercitive peut très bien être votée « prête à l’emploi ».


    En fait non. La vie réelle présente tellement de particularités que si l’on devait les intégrer à chaque loi il faudrait un livre par texte. De plus, si jamais l’expérience montrait un manque, la procédure législative, lourde par essence, n’est pas adaptée à une correction rapide.

    Le vote d’une loi demande des semaines, voir des mois d’examens avant sa promulgation alors qu’un décret nécessite juste deux ou trois signatures.

    C’est tout simplement une manifestation supplémentaire du contrôle de l’exécutif sur le législatif, alors que cela devrait être le contraire. 

    C’est la particularité des démocraties actuelle que de voir les pouvoirs séparés avoir toujours une influence sur les autres.

    Aux USA, le pouvoir législatif est dominant, mais il est sous le contrôle du judiciaire via la Cour Supreme.

    La France a un exécutif fort, sans limitations ou presque. Mais on peut se le permettre car cet exécutif émane directement de nous, au contraire des USA ou le Président est élu de façon indirecte.


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 7 décembre 2017 11:19

    @Christian Laurut
    La position de la limite (ou du curseur) n’est pas du ressort d’une poignée de spécialistes, mais de l’ensemble de ceux qui sont amenés à subir la contrainte, c’est du moins la position des partisans de la démocratie directe. 


    Imaginons un cas extrême pour bien comprendre.

    Une assemblée en démocratie directe se voit confier la définition de l’âge légal de consentement aux rapports sexuels avec des mineurs. 

    L’assemblée est constituée en théorie de tous les citoyens inscrits mais dans les faits un tiers de l’ensemble est venu et va se prononcer au final par un vote.

    Le vote final, après débats et à bulletin secret, débouche sur un âge précoce. Disons 10 ans.

    Que fait-on ?

    Peut-on laisser une telle décision devenir force de loi alors que sur l’ensemble des citoyens seule une fraction est intervenue lors des débats ou du vote ?

    Vous allez me rappeler que vous estimez normal qu’une loi soit approuvée par au moins 50 %.

    Des votants ou des inscrits ? Vous ne le précisez pas.

    Dans les deux cas cela constitue de toutes façons un problème, non ?

    La définition d’une loi est d’un nature, selon moi, trop précieuse, mettant en jeu trop de choses pour la laisser au tout venant.

    Je ne suis pas contre la participation citoyenne pour aider à élaborer une loi et ses limites, mais la décision finale doit rester aux mains d’un groupe insensible aux pressions sociales et médiatiques, représentatif de la population pour lui donner la légitimité dont la loi a besoin.

    Car le grand défaut de la représentation directe, c’est l’effet de foule. Les masses citoyennes, tout autant souveraines qu’elles sont, peuvent être sujettes à l’emportement, l’hystérie sociale.

    Prenez la Saint Barthélémy. Au départ, c’est la volonté du roi de tuer les chefs protestants pour assurer son pouvoir et réduire l’influence des huguenots à peu de frais.

    Au final, la foule s’en mêle et massacre, encouragée par son propre mouvement, des milliers de personnes dans les rues des villes. Protestants avérés mais aussi soupçonnés, ou en profitant de la chose pour régler deux-trois comptes discrètement.

    Sur le sujet du consentement, laisser la décision finale à un groupe de personnes restreint mais plus au fait de la chose de par son éducation et ses compétences est plus sécurisant pour tous en fin de compte.

    Ce qui bénéficie à tous.
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