Sans doute faut-il voir également dans la fadeur et le nouveau conformisme de ces marionnettes des plumes moins acérées (c’est la période qui veut cela) que ne l’étaient celles de Délépine, Halin ou même Gaccio, les auteurs suivants et actuels se reposant essentiellement sur les trouvailles du trio des années 91-96. Il y a eu encore des moments forts ensuite mais plus rares et puis le torrent de rigolade a fini par se tarir ces trois ou quatre dernières années.
Et puis, il faut bien l’avouer, il faudrait un talent indicible pour caricaturer efficacement Sarkozy, Lagarde, Lefebvre, Dati, Royal, Aubry, Besson + tout les autres, déjà tous des caricatures d’hommes et de femmes politiques.
Il nous reste Groland, dernier endroit télévisuel où l’on ose encore (un peu) franchir les limites de la bienséance, même si d’années en années, ils se font moins incisifs (Ou sont passés Gustave, Francis et Michael, bon sang !).
Tata avoue d’ailleurs que la voiture indienne ne répond pas aux normes environnementales européennes.
Tata, l’anti-modèle absolu en matière d’environnement. Il n’existe, hélas, qu’une seule façon de diminuer l’injection de CO2 dans l’atmosphère : augmenter sustantiellement le prix de l’énergie et restreindre les moyens mécaniques énergivores. Là, nous avons une voiture à 1500 dollars susceptible d’être accessible à près de 200 millions de consommateurs en Inde et à des dizaines de millions de clients dans le monde.
Un nouveau désastre venant s’ajouter à liste déjà très longue.
Alors qu’en France nous nous acheminons vers la construction de 30 nouvelles tranches Epr, pour faire face au développement de la voiture électrique, l’Allemagne devra sans doute construire de nouvelles centrales à charbon. CO2 pour CO2 : rien ne se perd... rien ne se crée.
Je ne comprends pas bien ce que vous entendez par "rien ne se perd...rien ne se crée" dans le contexte.
En attendant, construire des centrales à charbon afin de produire de l’énergie électrique augmentera le taux de CO2 de manière plus importante que rester aux automobiles à moteur à explosion et bourrées d’essence. Encore une brillante idée.
Truisme : Le capitalisme, c’est essentiellement la captation par une minorité de l’essentiel des richesses produites ; un mouvement qui s’est accentué depuis les trente dernières années. Une seule condition suffisait au bonheur des spoliateurs : garder une croissance positive.
La fête est finie. Reposant sur la croissance, le capitalisme néo-libéral décédera lorsque la croissance disparaîtra. Nous y sommes. Après cette récession (dépression ?), il y aura toujours la récession (au mieux une croissance presque nulle) tant que les dirigeants n’auront pas compris que dans un monde fini, doté de ressources non renouvelables, le système actuel est devenu obsolète. Il semblerait qu’ils refusent de comprendre.
J’ai une mauvaise nouvelle : les évènements actuels ne constituent que les prodromes d’une catastrophe à venir.
La peur de la mort et de notre propre disparition ont été les facteurs qui ont contribué à l’élaboration des différentes cosmogonies de notre monde. Avoir la foi rassurait et permettait paradoxalement de progresser ( et c’est un athée qui vous le dit ).
La religion, comme la guerre, n’est qu’une continuation de la politique par d’autres moyens. Contrairement à ce que certains souhaiteraient nous faire croire, Dieu a été évacué du débat collectif depuis très longtemps et ne regarde plus que l’individu. A chacun de croire ou non en son existence, avec l’aide de la science, de la philosophie et de la métaphysique.
Sans doute faudra-t-il patienter encore un peu avant le grand soir. Si la crise economique s’accentue et s’incruste dans le tissu social, on verra sans doute dans un premier temps plus de coup de mains, de révoltes locales voire d’émeutes sporadiques à l’échelle d’une usine ou d’une commune.
Dans un second temps et si la récession s’avère longue et durable, on assistera à un combat entre une rue plus ou moins unifiée et un pouvoir totalement dépassé mais toujours arrogant. Dans ce cas précis, ça ne pourra finir que très mal vu l’état du principal parti d’opposition.
Je crains fort que Sarko et sa bande (je crois qu’un projet de loi est à l’étude pour lutter contre les bandes organisées, peut-être devraient-ils l’appliquer pour eux-mêmes) ne poussent la population à entreprendre des actions de plus en plus radicales.
Bref, un petit goût de sang, de larmes et de sueur sans le labeur.