CTP, RMI, RSA, 35 h, semaine de 4 jours, chômage partiel...etc. Ces dispositifs prennent acte d’un fait inexorable : le travail à plein temps complet disparaît peu à peu des sociétés occidentales. Et la crise ne fait qu’accélérer le processus.
Bien entendu, nos dirigeants, en particulier ceux qui sont actuellement au responsabilité, se refusent (pour des raisons idéologiques) à accompagner de la meilleure façon qui soit cette révolution, bricolant des solutions boîteuses et prenant ou envisageant même des décisions totalement contre-productives (retraite à 70 ans, travail le dimanche...). Les 35 heures n’étaient qu’un très maladroit essai, tôt ou tard de nouvelles mesures devront être prises en ce sens là si on veut éviter une explosion du corps social.
Sarko, presque malgré lui, reconnaît qu’il y a urgence en la matière. Mais il n’ira jamais assez loin, se contentant, comme ses prédécesseurs, de traiter l’inactivité forcée avec de vieilles recettes simplement réactualisée lorsqu’il faudrait transformer le contrat social de façon radicale.
@ la Taverne Qu’il amuse la galerie à chaque fois qu’il prend une décision ne devrait plus vous étonner (si tant est que cela vous a surpris un jour). Il nous reste, dans le cas le plus favorable, trois ans et demi de "cohabitation" avec ce type. J’espère que vous ne comptez pas pondre un article dès que Sarkozy fera son numéro, vous risqueriez de ne plus pouvoir quitter votre écran en risquant l’inanition.
Il faut savoir malgré tout de quoi on parle. Une ouverture totale à tout les secteurs d’activité est suicidaire en raison (entre autres choses) du dumping social et fiscal pratiqué par certains pays. D’autant que les règles de cette mondialisation ne s’appliquent pas avec la même rigueur selon que vous êtes puissant ou pauvre.
On a contraint par exemple certains pays à abandonner la polyculture agricole au profit d’une monoculture, certes pourvoyeuse de dividendes en périodes de croissance, mais fortement destructrice en ces de crise (voir la dernière crise alimentaire).
Néanmoins, régler les désastres de cette (fausse) mondialisation par un protectionnisme total serait tout aussi néfaste. Dans un monde complexe, le blanc et le noir se parent de nuances et il n’est pas interdit de s’en rendre compte.
Une solution mixte (libre-échange dans certains cas, protectionnisme dans d’autres) pourrait rendre ce monde plus vivable.
Royal contre Aubry, la politique spectacle (pathétique) contre le spectacle (navrant) de la politique.
le PS est devant une alternative aussi décourageante que déprimante pour ses militants :
1) il se scinde en deux parts égales (solution appelée Mélenchoniste), et nous voilà avec deux Partis. Explosion assurée et guerre de conquête (des voix) en vue
2) il réussit à maintenir une unité de facade (solution dite Hollandaise). Implosion garantie et guerre civile à l’horizon.
Dans les deux cas, on devrait assister à une désaffection impressionnante des électeurs et sans doute de certains militants à l’égard les socialistes.
Si on veut positiver, souvenons-nous du congrès de tours en 1920. Les socialistes de l’époque se sont entredéchirés et séparés dans la douleur. Cachin est parti avec 80 % des troupes, le reste se ralliant à Blum. La SFIO et le parti communiste français se sont livrés alors à une guerre de tranchée qui a duré jusqu’en 1934. Ils se sont rabibochés face au péril fasciste et ont gagné les élections de 1936, soit 16 ans après leur rupture.
2008 + 16 = 2024. La France aura sans doute un président socialiste en 2027.
Ca fait du bien de se rassurer.
Le conditionnement et l’abrutissement du "bon" peuple reste à l’ordre du jour :
je suis tombé hier sur un reportage sur une quelconque chaîne de télévision (je ne me souviens plus si c’était France 2 ou France 3 mais ça n’a guère d’importance) où des employés d’une chaîne de magasins de bricolage recueillait des signatures auprès des passants pour une pétition en faveur d’une ouverture le dimanche. Ces braves employés souhaitaient travailler le dimanche et le criaient haut et fort devant les objectifs des caméras. Leur patron n’était visiblement pas sur les lieux (du moins dans le reportage). Pourquoi par ailleurs aurait-il eu besoin de faire le déplacement puisque ses esclaves militaient à sa place.
A ce niveau là, ce n’est plus de l’exploitation mais du masochisme, il y en a qui aiment cela, paraît-il.
J’adore la science-fiction, les livres qui décrivent des apocalypses inimaginables, les films qui nous racontent les possibles futurs.
Mais franchement, ces articles qui nous prédisent la fin des temps à tout bout de champ tout en conservant une apparence pseudo-scientifique, ça me gonfle. Et vas-y que je cite le célèbre astrophysicien Machin, célèbre pour avoir découvert la rotation quantique infinétisimale de la croute terrestre à chaque nouvelle lune, et vas-y que je balance des chiffres et des équations sentencieusement définies par "les plus grands des scientifiques".
Vous citez "d’éminents scientifiques, allez j’en prends un au hasard, Greg Braden et je fais une recherche avec notre ami google : Auteur à succès et guide de sites sacrés à travers le monde, Gregg Braden a participé, en tant qu’invité d’honneur, à plusieurs conférences et événements médiatiques portant sur les changements personnels et planétaires. Auparavant chercheur en sciences de la nature et concepteur senior de systèmes informatiques dans l’industrie aérospatiale (pour Phillips Petroleum, Martin Marietta Aerospace et Cisco Systems), Braden est maintenant reconnu dans le monde entier dans les domaines de la philosophie spirituelle et des traditions anciennes et indigènes. Grâce à ses voyages dans des villages de montagne reculés, dans des monastères et des temples des temps anciens, il réussit à faire le pont entre la sagesse passée et la science moderne, assimilant les bénéfices des traditions perdues à notre vie de tous les jours.
(j’ai souligné les morceaux de choix de cette courte biographie, le bonhomme va prochainement se voir décerner le Nobel, c’est presque certain).
Le plus drôle dans "cet article" (ah, merde, c’est Marcel Beliveau qui nous charriait, ah je reconnais, je m’y attendait pas du tout), c’est la précision de la fin de notre monde : le 23 décembre 2012. Je vous ferais remarquer que vous n’avez pas précisé l’heure, c’est indigne de vous et anti-scientifique au possible