Lorsque la Terre aura été bien essorée, l’Homme sera déjà au boulot sur la Lune surement, sur Mars peut-être, en train d’exploiter les ressources naturelles de ces grosses boules et pourquoi pas les coloniser. Des projets d’exploitation de météores existent déjà dans les cartons des grandes agences spatiales, l’être humain n’est pas dénué de génie lorsqu’il s’en donne la peine.
En attendant, les chinois, les japonais, et maintenant les indiens, pensent déjà au jour d’après. On appelle ça le sens de l’histoire et nul n’y échappe. Qu’attend l’Europe pour s’immiscer dans cette course ?
Evidemment, le temps commence à nous manquer et il est possible que nous épuisions toutes nos ressources avant d’être prêts à nous expulser durablement hors de la gravité terrestre. D’ici peu, les contraintes démographiques, écologiques et économiques, malgré les progrès techniques, seront à terme insoutenables. Si nous ne levons pas les yeux vers les étoiles, je ne donne pas cher de notre peau.
D’accord avec Forest Ent, inutile de tenter d’analyser chaque nouvelle au jour le jour d’autant qu’elles sont pléthores et souvent contradictoires. Levons le nez collé au guidon et prenons du recul.
On s’aperçoit à l’occasion de cette crise financière, puis peut-être économique, rien n’étant prévisible
La crise économique, quoiqu’on en pense, est déjà là. Reste à savoir dans quelle mesure elle va être amplifiée par la crise financière... qui n’est pas terminée, loin s’en faut.
Et reste aussi à savoir si certaines grandes entreprises ne vont pas, à moyen terme, faire faillite (Je n’ose imaginer les conséquences d’une faillite de General Motors).
L’euphorie boursière d’hier n’était qu’une pause dans la dégringolade et d’ailleurs, aujourd’hui même, les bourses européennes ont certes progressé mais sans comparaison avec la journée d’hier. Quand à Wall street, la fébrilité (dixit le Monde) a remplacé le soulagement d’hier.
Il ne s’agit pas de caler ses réflexions sur les cours de la bourse (vendredi dernier, c’était la fin, hier, nous étions sauvés...) mais d’essayer d’ouvrir bien grand ses yeux. Les fondamentaux, comme disent les "experts", sont pourris jusqu’à l’os. Tout n’a pas encore été dit par nos chers banquiers et financiers. Personne n’est plus capable de comprendre ce système, mis en place à coups d’équations, dans sa globalité.
Les économistes, les bons et les mauvais, ne peuvent que se raccrocher qu’à ce qu’ils peuvent appréhender et maîtriser, à savoir leur idéologie et leur instinct, pour tenter de nous expliquer cette crise. Parfois avec talent et pédagogie, parfois avec une mauvaise foi sans complexe. Remarquons, en exagérant à peine, qu’il n’y en a pas deux du même avis.
Le numéro de Sarko et de ses collègues européens, avec 1700 milliards mis sur la table, a servi, et servira sans doute à rassurer les différents acteurs du marché. Mais pour combien de temps avant que d’autres paramètres ne viennent compliquer la donne. Rien ne dure et cette réponse simple à un problème d’une complexité effrayante ne suffira pas.
Malgré leurs beaux discours paravents, destinés à endormir le bon peuple, ILS souhaitent que rien ne change. ILS connaissent très bien les dégats engendrés par la dérégulation et le monétarisme appliqué avec zèle, aussi invoquent-ils Keynes et ses théories comme rideau de fumée, en attendant que tout redevienne comme avant. Une terrible erreur stratégique selon moi qui nous entrainera vers le fond.
Je suis en grande partie d’accord avec vous, Imhotep. Cette crise a malheureusement déboulé au plus mauvais moment avec un tel guignol à l’Elysée (On pourrait dire la même chose des américains avec "W" aux manettes pendant encore quelques mois).
Qu’on y songe un instant, c’est ce même type qui souhaitait augmenter le niveau d’endettement des français et dépénaliser le droit des affaires (c’est curieux, on n’en parle plus beaucoup) qui se retrouve à gérer une crise énorme avec comme camarades de jeux, des gens comme Berlusconi, Bush ou encore les membres d’une commission européenne plus ultra-libéraux les uns que les autres.
Même en faisant appel aux mannes de Jaurès ou de Blum, ce sinistre clown est incapable de penser autrement que comme un vulgaire néo-libéral d’autant plus qu’il a dans son gouvernement de sacrées pointures, également incapables de raisonner autrement. Si nous avions affaire à des machines, il suffirait de remplacer le disque dur et la carte mère. Dans ce cas précis, les cerveaux de ces messieurs-dames sont tout bonnement inaptes à annoner autre chose que leur vulgate avariée.
J’attends de voir ses pseudo-lois sur les parachutes dorés ou sur la régulation du marché et des transactions financières. Ca me fait doucement rire et je crains fort que ca ne fasse psshit...à l’instar d’une autre affaire.
Pour résumer, la crise de 2008 n’est pas économique, mais financière pour l’essentiel.
Etonnante conclusion. Vous semblez croire qu’il n’y a aucune interaction entre les bourses, les établissements financiers et bancaires et les entreprises. La crise que nous vivons actuellement est financière certes mais se métastasera très vraisemblablement dans le corps économique tout entier.
Elle est accompagnée par une récession légère.
Cette crise n’est pas accompagnée par une récession. Elle sera suivie d’une récession. Il faudra simplement patienter un peu (en gros, la récession, pas forcément légère, sera sans doute pour 2009).
Une fois tout ce bazar soldé, un peu comme une réaction chimique qui s’achève, l’économie réelle va reprendre son cours et, d’ailleurs, elle ne s’est pas arrêtée.
Personne n’a dit que l’économie réelle s’était arrêtée. Tant que nous vivrons dans une économie de marché, il y aura toujours de l’offre et de la demande, même si celles-ci ne concernent qu’un marché minoritaire. Mais combien de cocus et pour combien de temps ?
Donc pas d’inquiétude.
La complexité du monde expliquée aux nuls. cette utilisation de la méthode coué me sidère. Rien ne dit que le pire est à venir mais j’ai la prétention de croire que cette crise n’est que le début d’une rupture (si chère à notre merveilleux président...) et n’en n’est qu’une des composantes. Tellement d’évènements en si peu de temps (crise alimentaire, crise géopolitique, crise écologique...).
Prodromes d’un phénomène radical encore insoupçonnable ? Je ne possède malheureusement pas de boule de cristal. Contrairement à vous. Vous en avez de la chance.