@Samuel Moleaud « Cuba est une dictature totalitaire... parce que depuis que vous êtes en
âge de vous intéresser à la politique, les médias vous le disent... »
Mesurez-vous toute la condescendance qu’il y a dans votre affirmation ? Et si je vous disais que vous niez le fait que Cuba soit un état totalitaire parce que depuis que vous êtes en âge de vous intéresser à la politique, la propagande de certaine partie de la gauche, qui détient des médias elle aussi, vous le dit, qu’alliez-vous répondre ?
Alors d’accord pour ne pas faire l’apologie du bellicisme, mais essayons de comparer ce qui est comparable. Le gouvernement de Cuba détient tous les pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaire, économiques et impose même une vision et une pratique de la culture et surtout de la morale conforme aux dogmes de la doctrine du parti communiste cubain. Cela est un état totalitaire, n’en déplaise à la vision romantique de qui veut se leurrer.
Vous me direz que les principes démocratiques ne sont pas pleinement respectés en France, ni nulle part ailleurs. Je vous donnerai raison mais je vous rappellerai aussi que dans les pays à organisation politique démocratique, il faut que le gouvernement trompe le peuple pour qu’il puisse bafouer les principes constitutionnels. Il y a là une notable différence. Quiconque ne percevant pas cette différence, explique par là-même, la facilité avec laquelle le gouvernement trompe le peuple à force de démagogie et affaiblit un système qui a démontré être le moins nuisible à l’intérêt général.
L’explication de tous les maux qui rongent la Démocratie, jusqu’à ceux provoqués par une conception criminelle de l’économie comme l’est le libéralisme économique, tiennent en peu de mots dans la réponse à la question : connaît-on ce que sont les principes de la Démocratie et les défendons-nous ?
Les remèdes sont infiniment plus complexes mais il est totalement illusoire penser pouvoir rétablir les droits des personnes en cédant à un relativisme romantique qui pose une équivalence entre des régimes de principes totalitaires et d’autres de principes démocratiques. A la base, il y a toujours une question de principes.
Vous rendez-vous compte de l’absurdité de l’espèce d’axiome que vous proposez selon lequel la vision de chaque individu sur le monde serait totalement déterminée par les dirigeants de son propre pays que ce soit pour l’approuver dans sa totalité ou la combattre en bloc ?
C’est bien ce que je disais, ce n’est que du néo-stalinisme absurde. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis ni les amis de mes ennemis, mes ennemis, ni les amis de mes amis, mes amis, ni aucune des combinaisons logiques que l’on puisse essayer de faire avec ce système, on ne peut plus réducteur, ne me satisferont jamais.
Je ne me rangerai jamais du côté d’un oppresseur, quelle que soit sa couleur, sous prétexte qu’il serait, eût été ou courrait le risque d’être opprimé. Par contre, je me rangerai toujours du côté de celui qui, sans emmerder personne est systématiquement ballonné et déchu de ses droits au nom d’idéologies promues par des illuminés. Ces derniers sont très facilement identifiables mais le spectre est large. Il va des amis de Staline comme vous, à ceux de Hitler, en passant par les Sarkozy, Chavez, Bush, Morales, Netanyahu, Ahmadinejad, et un long, trop long etc d’illuminés de tout genre.
Cessons d’alimenter leurs propagandes et ils verront radicalement diminuer leur capacité de nuisance. Je vous rappelle que les meilleurs serviteurs du Grand Capital, comme vous dites, furent les partis communistes européens par leur refus de voir la réalité du stalinisme jusqu’à ce qu’il leur fut impossible de nier les évidences. On en est là depuis 1980 et l’ère Reagan. Le libéralisme économique, imbu de raisons grâce à ses propres ennemis, détruit le peu que nous avions acquis. Un comble ! Et vous insistez à vous taper la tête contre le même mur. Bonne chance, quand-même.
Avant de vous lancer dans une diatribe pseudo révolutionnaire, réfléchissez cinq minutes.
Vous faites des extrapolations intéressées à tour de bras. Pourquoi dénoncer les brimades des droits d’un peuple par ses propres dirigeants serait admettre et justifier celles d’autres peuples par d’autres nations ? C’est la nouvelle dialectique néo-stalinienne votre truc ?
Attention aux amalgames, tout de même. S’il est très stupide de penser que Cuba puisse aligner ne serait-ce qu’un quart de ce qu’est capable de faire défiler la France, ce n’est pas une raison pour nier que Cuba est, en ce moment et depuis plusieurs décennies un état totalitaire qui brime son propre peuple. Rien ne sert d’alléguer que c’était pire sous Fulgencio Batista, le dictateur antérieur. On ne se libère pas des brimades en promouvant d’autres brimades. C’est une des leçons de l’Histoire qu’il serait bon de commencer à retenir.
Devant tant de générosité désintéressée et bienfaitrice, et faisant honneur à mon patronyme, il ne me restait plus qu’à tomber dans l’invective, puisse la révolution me le pardonner, un jour. Je commettais donc l’odieuse infamie ci-dessous reproduite :
«
Mais vous avez ressuscité ! Pardonnez-moi, ô grand maître des chiffres et des lettres, de ne pas m’en être aperçu avant.
Activité, dites-vous ? Suis-je bête, je n’y avais pas pensé. Un
musicien souffle dans un tuba, sous l’eau, pour faire de la musique,
c’est une activité. Elle sera prise en compte par le PIB s’il achète le
tuba, la piscine, les palmes ou les mètre-cubes de flotte. Si quelqu’un
paye pour l’écouter, cela s’inscrira aussi dans le PIB. Activité ne
signifie rien de concret, grand chef de l’escadrille des sophistes
volants. Par exemple, votre très active connerie n’est prise en compte
par le PIB que parce que vous payez pour pouvoir l’étaler dans la gueule
de ceux qui payent pour vous lire, à vous et à d’autres heureusement,
ça compense un peu.