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Mor Aucon

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Recouvrer l'esprit avant de perdre la tête.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/06/2011
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  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:24

    « Pour la création monétaire, je persiste et signe. Nous avons laissé cette possibilité aux institutions privés, ce qui leur a permis d’engranger des sommes colossales par le mécanisme de l’intérêt (mais ce n’est pas l’unique cause de nos dettes actuelles). Regardez ce qu’a fait la BCE fin décembre : des prêt à 1% à destination des banques privés, lesquelles banques ont ensuite reprêté aux Etats (x3 pour la France, x7 pour l’Espagne). La marge est colossale ! Et elle est injustifiée !
    Les Banques centrales doivent retrouver leur rôle. L’Etat doit retrouver son pouvoir régalien de battre monnaie.
     »

    Là, vous assimilez la crise de la dette à une espèce de crise de la création monétaire alors que votre exemple est en plein dans le contexte de la pression du marché sur la dette qui n’a pas grand chose à voir avec votre hypothèse. Il ne faut pas confondre le symptôme avec l’organe lésé et amputer sans se poser de question. Les taux auxquels prête le marché dérivent de la pression spéculative des fonds financiers sur les obligations. Sans cette pression les taux peuvent parfaitement être assumés par les États tout en continuant à jouer le rôle de pénalisation des dépenses folles, inutiles et/ou électoralistes. Si vous retournez au financement direct sans intérêt ( les deux mains du gouvernement dans la caisse de l’État, joyeuse perspective... ) sans mâter la spéculation financière, cette pression se déplacera autre part, en particulier sur le taux de change, et reviendra finalement au même.



  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 15:00

    Point par point, si vous le voulez bien. Sinon c’est trop long.

    « Vous parlez de la nécessité de réguler certains secteurs (CDS, hedges fund...). Je vous suis à 100% sur ce sujet. Mais comment fait on ? Cela devrait se faire au niveau internationnal, mais dans ce cas là, vous attaquez directement de front le monde anglosaxon qui ne laissera pas filer sa poule aux oeufs d’or si facilement.  »

    Voilà, c’est l’enjeu de la crise de la dette et il n’y a aucun besoin de recourir aux théories du complot ni même à la stratégie du choc de Naomi Klein pour le comprendre. Les idéologies se forment, s’imbriquent et finissent par agir selon des forces qui ressemblent beaucoup plus à celles présentes dans un système en évolution darwinienne ( mutation, hasard, nécessité, instinct de survie, de reproduction, pression sélective du milieu ) qu’à un sinistre plan manigancé dans l’ombre par une poignée d’indésirables. Comprendre cela n’apporte pas de solution mais, au moins, déblaye le terrain de cette manie complotiste qui ne mène nulle part. Comment faire ? Pratiquement impossible dans le cadre actuel. Développer tout cela est beaucoup trop long pour un seul commentaire mais je peux résumer ma position et laisser les détails pour plus tard.

    Je pense qu’il est nécessaire de rééquilibrer temporairement le système actuel et renforcer la crédibilité et solvabilité de l’euro, avant d’entreprendre une réforme profonde de tous le système de l’UE et de l’eurozone par le Droit ( établir des normes constitutionnelles définissant clairement les droits économiques et leurs limites : droit de propriété, d’usage, liberté économique, transparence de la formation du capital, et un énorme etc... ), pour se présenter face à la refonte inéluctable du système monétaire international avec quelques chances de pouvoir faire face aux autres grands blocs économiques et d’éviter une solution cul entre deux chaises de plus, comme celle de Bretton-Woods qui, en fait, assimilait toute la richesse mondiale au 70% détenu par les USA en établissant le dollar comme référence internationale et en rejetant l’idée de compensation des échanges commerciaux de Keynes.

    Effectivement, les places financières anglo-saxonnes se dresseront certainement comme le principal obstacle ( elles le voient venir et le sont déjà, en fait ), mais ne les surestimons pas non plus. L’économie américaine est très mal en point et la britannique ne va pas mieux. Les pressions sociales sur les places financières s’ajoutent à la pression qu’elles reçoivent de partout. On peut rêver... mais les pieds sur terre, et il faut se battre... mais d’abord, en essayant par le Droit avant de vouloir déclencher un carnage révolutionnaire.



  • Mor Aucon Mor Aucon 1er février 2012 01:26

    Vous posez la question de manière intéressée. La création monétaire n’est pas entre les mains de qui prête à l’État. C’est un processus beaucoup plus diffus, impossible à cibler de cette manière simpliste. Il faut déjà faire la différence entre État et gouvernement, tâche ardue chez les extrêmes, aussi bien à droite qu’à gauche. Ensuite, comprendre que la pression du marché s’exerce aujourd’hui sur la dette de la même manière qu’elle s’exerçait sur les taux de change avant la constitution de la zone euro, sans possibilité pour les États et malgré leur totale souveraineté d’alors, d’en contrôler réellement les effets. Pour simplifier, c’est le marché qui est tordu pas le mécanisme de la création monétaire, et il l’est depuis bien avant que la crise de la dette ne se déclenche, raison pour laquelle, on n’observe pas de corrélation forte entre le montant de la dette et l’ampleur de la crise dans les pays atteints, comme le fait remarquer l’article d’ailleurs.

    L’histoire a montré qu’il est tout aussi dangereux de confier ce mécanisme à une volonté politique que de le laisser entre les mains du marché autorégulé par la seule loi de l’offre et la demande et sa prétendue tendance naturelle à l’équilibre. Les vrais problèmes sont donc, d’une part, ce qui est fait avec la dette émise par l’État ( besoin d’une régulation des opérations financières, fin ou révision des normes pour les hedges funds, les CDS, etc... ) et d’autre part, le contrôle du déficit budgétaire en appliquant les deux versants du keynésianisme ( s’endetter en dépression, rembourser quand la croissance revient ) et non pas une norme constitutionnelle d’équilibre obligatoire qui ne laisse aucune capacité de réaction à l’État pour remonter une dépression, ni l’irresponsable surendettement en cascade initié dans les années 80.

    Quand à Chouard, l’article ne dit que la stricte vérité. C’est vous qui vous sentez visé par l’accusation d’antisémitisme. L’article n’en accuse pas Chouard, il expose une évidence : l’argument du complot de la création monétaire privée promue par des banquiers juifs est un classique de l’extrême-droite.



  • Mor Aucon Mor Aucon 31 janvier 2012 19:11

    Comment ça article honteux paru sur le Monde ? http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html

    Comment serait-ce un exemple de : les économistes proposant de mettre la finance au service de l’économie réelle sont immédiatement qualifiés d’apostats ( ce qui est, par ailleurs, très vrai mais d’une part, absolument pas imputable à l’article cité et d’autre part, ces économistes sont bien loin de la solution magique chouardesque et du battre monnaie dont on nous rebat les oreilles depuis l’extrême-droite, en particulier. ) ?

    Ne serait-ce pas plutôt la démystification qu’entame l’article, des délires du vieux parano Eustace Mullins, qui vous défrise ?



  • Mor Aucon Mor Aucon 30 janvier 2012 18:29

    Attention à ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Hier, Sarkozy est entré en campagne et très intelligemment, à mon avis. Son problème immédiat n’est pas Hollande sinon les ailes droite et gauche de son propre parti. Tout son effort leur était dirigé, à eux, les votants égarés de l’UMP chez les souverainistes ou les centristes. Il est bien meilleur candidat que président, ce qui n’est d’ailleurs pas trop difficile, et le démontre clairement. J’ai l’impression que l’on va assister à un véritable carnage médiatique en lieu et place de campagne électorale. Comme d’habitude, pourrait-on penser. Il me semble, au contraire, que cette campagne va atteindre un sommet en matière de tactique politicienne. Espérons que les candidats qui n’ont pas encore cédé à la tentation populiste ni à celle de l’accusation sordide puissent résister jusqu’à la fin.

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