Vous ne manquez pas d’air, Neptune. Votre article n’est qu’une insulte kilométrique à des milliers de femmes, qui ont pourtant déjà suffisamment de problèmes pour remplir quelques vies, et vous versez deux larmes de crocodile geignard en vous plaignant de l’agressivité et la violence du terme pitoyable.
Mais vous l’êtes, pitoyable et beaucoup, je vous assure. Ce que vous n’êtes pas est abolitionniste sinon prohibitionniste et donc usurpateur, du même coup. Vous n’êtes pas non plus un moraliste puisque votre sens moral passe par l’imposition de vos préjugés à autrui. Vous êtes un moralisateur, hypocrite et fourbe donc très lâche, qui s’installe confortablement assis sur toute notion d’humanisme. Qui êtes-vous pour décider, en lieu et place des intéressées, de ce qu’elles veulent faire de leurs vies ? Vous ne leur accordez, ni le droit à la parole, ni la moindre capacité autonome de raisonner mais vous voulez jouer au sauveur de la féminité, du monde spirituel, et de tout le saint-frusquin de l’amour courtois médiéval.
Mais mon vieux, achetez-vous un coin de terre, invitez vos groupies et allez y faire la loi. Ou alors, ouvrez des livres, cherchez des explications, interrogez ces femmes, essayez de comprendre quelque chose. Ce n’est tout de même pas sorcier.
Vous ai-je parlé une seule fois de Dawkins ? Vous n’êtes pas très malin, vous auriez pu parler de Susan Blackmore, elle vous donnerait un coup de main.
La secte que je fréquente... Vous ne savez plus quoi inventer pour justifier vos délires. Si je vous gêne, la solution est simple. Arrêtez de massacrer publiquement la science. Contentez-vous de raconter vos anecdotes sans en faire des théories à la noix, vous verrez comme je n’interviendrai pas.
Vous devez vous demander pourquoi je m’acharne autant sur votre article. L’explication est toute simple.
Vous avez écrit : « Ceci dit, ces phénomènes montrent que l’on a pas besoin de son cerveau pour penser ni besoin de ses yeux pour voir ! ». J’en suis tombé le cul par terre.
Ce n’est pas du tout ce que vous faites, regardez :
1.- Vous établissez un postulat - la conscience est externe au corps - que vous essayez d’étayer en vous basant sur une collecte de données dont il est extrêmement facile d’en réfuter l’interprétation que vous leur donnez ( sans compter le nombre élevé de fausses données qui est un autre problème ). Néanmoins, vous parvenez à construire sur une base si fragile, un modèle élaboré. Vous développez donc une croyance et non pas une théorie scientifique, à l’instar du Dessein Intelligent.
2.- Il n’y a aucun fait expérimental dans ce corpus d’anecdotes recueillies auprès de qui veut bien en raconter une. La cohérence entre tous ces faits brille par son absence puisque vous refusez d’emblée d’en considérer l’évidente grande diversité pour pouvoir en vanter l’homogénéité. D’autre part, ce qui n’est pas reproductible n’est pas un fait expérimental sinon une constatation empirique.
3.- Vous avez biaisé l’approche scientifique en tentant de débiliter, logiquement sans y parvenir, une théorie comme celle du Big Bang, dans le seul but de masquer la déficience méthodologique de celle que vous proposez.
Vous concluez : « Si la science commence à établir le concept de continuité post-mortem de la conscience, alors je n’y vois aucun inconvénient ! » comme s’il s’agissait d’une évidence qui s’imposerait d’elle-même.
Or vous savez très bien que ces théories proviennent de la mouvance religieuse américaine par le biais du financement, par le gouvernement, de départements incrustés dans des universités privées fortement imprégnées de préjugés religieux. Apparaissent ainsi, des prétendues recherches du gène de l’addiction, de la délinquance, de l’homosexualité, du goût du risque, des sornettes créationnistes visant à vérifier les Écritures, des billevesées parapsychologique, etc... juste pour marquer le point (si possible trouver un smoking gun ) et encaisser la part des fonds que l’État américain libère pour la recherche scientifique dans ce circuit. C’est la raison pour laquelle, tôt ou tard, vous vous trouvez face à l’alternative victimaire et interprétez le rejet de ces théories par les pairs de ceux qui les ont présentées comme un réflexe conservateur de la science officielle.
Je trouve cela intellectuellement malhonnête et dangereux pour la perception de la science parmi la population qui est déjà très déficiente. Présentez votre théorie au concours du million de dollar de James Randi, vainqueur par KO du charlatan Uri Geller et héritier du scepticisme de Houdini. Il n’attend sûrement que cela et vous saurez ainsi, ce que vaut votre théorie.
Vous plaisantez j’espère. Dans la famille du dualisme, les uns coupent les oignons pour que les autres pleurent. Votre meilleur appui est la religion dont vous partagez les fondamentaux et vous le lui rendez bien, en habillant de jargon scientifique la même charlatanerie qu’elle professe. C’est un peu la même position que celle des créationnistes du dessein intelligent qui affrontent la théorie de l’évolution sous couvert d’offrir une synthèse entre celle-ci et le créationnisme pur et dur de la terre jeune.