« Quand je parle des vrais algériens, je parle de ceux d’origine
algérienne, les autochtones pour qui l’on avait créé le statut
d’indigènes très largement inférieur à celui de citoyen réservé aux
colons européens appelés pieds-noir ! »
Voilà, c’est exactement le baril de poudre que les français d’Algérie se sont niés à désactiver à la fin de la guerre mondiale.
« Tiens, je vous parie que les commentaires sur cet article s’enflammeront à la moindre étincelle. »
Excellent. On dirait le petit manuel du parfait incendiaire. Sinon, évidemment qu’un jour ou l’autre nous devrons affronter notre histoire et ce que fit De Gaulle s’inscrira au passif de la France. Mais les pieds-noirs et le FLN aussi auront des comptes à rendre à l’Histoire. Et Sartre et le parti communiste... tous sauf Camus.
Ah merci pour cet article. Un génie est mort. Au Brésil, le passage de star médiatique à figure politique est quasiment automatique. Lui, a su résister mais il est mort alcoolisé.
« Nul n’est besoin d’avoir des connaissances solides en informatique pour être un bon utilisateur d’ordinateurs. »
Exactement. Mais il est indispensable d’en comprendre les mécanismes pour être vraiment un bon utilisateur, comme vous dites. Imaginez un conducteur qui ferait fi de l’inertie et penserait pouvoir s’arrêter instantanément et vous avez l’internaute moyen d’aujourd’hui. Il suffit de voir les techniques utilisées pour le tromper, le phishing, par exemple, qui ne peut marcher que sur la base de la bêtise crasse.
« Notre discussion est un peu à la marge du sujet, mais enfin... »
Pas du tout. L’article s’essaye à une définition du Big Brother sans se rendre compte que celui-ci n’est que le spectre de notre ignorance qui nous conduit à déléguer la responsabilité de chacun sur celui qui manifeste savoir.
« Admettez que l’on peut être un bon conducteur sans rien connaître à la mécanique. »
Impossible. Si vous ne ressentez pas le besoin qu’a le moteur d’un couple différent, vous cassez la machine. N’importe quel gosse comprend cela avec son premier vélo à vitesses. Une chose différente est de bien circuler. Cette confusion est la même que celle qui se fait avec l’Internet : on veut circuler sans comprendre la machine mais il n’y a pas de signalisation, alors on invente des mesures qui n’ont rien à voir avec la technologie que l’on manipule sinon qu’elles se limitent à effrayer l’usager. Le meilleur exemple est cette manie d’appeler virus à n’importe quel cheval qui passe par là et vous demande gentiment de l’héberger chez vous. Il était très clair, dès le début, que la qualification de monde virtuel donnée à ce nouveau système d’échange allait dériver en ce qui est advenu : la totale déconnexion de la réalité. Les gens tentent donc d’être sur Internet ce qu’ils ne sont pas dans la réalité. Personne n’avait jamais osé dire qu’une conversation téléphonique ou épistolaire était virtuelle. Cette relégation d’Internet au virtuel a une signification.
Comme je vous le disais, la maîtrise du système n’est pas la maîtrise des étapes techniques nécessaires à sa construction sinon la compréhension globale de ce qui s’y passe. En quelque sorte, ressentir la machine comme le pilote perçoit le comportement de la sienne. C’est beaucoup plus simple que d’apprendre un pavé de mesures de sécurité qui, de plus, deviennent obsolètes dès que leurs usages sont répandus.