Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Je préférerai préciser « la politique par l’oligarchie », pour faire la différence entre la politikè (la lutte de pouvoir) et la politeia (la gestion commune de la cité, consistant en principe à résoudre les problèmes - plutôt que les réguler).
Il me semble que tu confonds le phénomène du conformisme et de l’instinct grégaire, propre à un peuple gouverné, et le mécanisme nécessairement partisan des factions politiques qui gouvernent (ce que nous appelons à notre époque les « partis politiques ») .
Je te propose de lire cette note sur la suppression générale des partis politiques écrite par Simone Weil en 1940 et qui est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. Il apparait assez clairement que le problème au sein d’un parti politique ne vient pas tant d’un supposé « suivisme », mais bien de la raison d’être du parti politique, qui est de constituer une faction unitaire dont le but est, par tous les moyens, de convaincre le peuple de voter pour lui afin de vaincre dans une lutte de pouvoir (soit pour accéder au pouvoir, soit pour le conserver) et cela s’inscrit dans une durée visant à pérenniser une carrière politique professionnelle qui, par nature, sépare le gouvernant des gouverné, sépare l’élite du peuple, et se faisant, par construction, un politicien professionnel ne peut pas défendre le peuple (« Aristote avait déjà compris qu’un politicard professionnel ne peut pas
défendre le peuple, tout simplement parce qu’il n’est plus dans le
peuple, et on savait encore au début du XIXe siècle, en somme, que la
gauche ne se construit pas dans les institutions de l’État mais dans
celles que l’État ne reconnait pas comme telles » dixit Sam sur un autre blog).
Concernant la république romaine, oui, certains droits étaient accordés à la plèbe, cependant, lorsqu’on y regarde de plus près, ces droits, sans être de l’ordre des « droits » que nous avons de nos jours dans le régime prétendument représentatif, il sont à peu près aussi figuratifs dans la république romaine que maintenant, c’est-à-dire qu’en réalité, la république de Rome est oligarchique, dirigée en très grande majorité par l’aristocratie patricienne (les nobles et riches propriétaires terriens). En outre, je rappelle que Rome, comme Athènes, pratiquait l’esclavage : on ne cesse de le répéter pour discréditer le modèle athénien, on n’en parle jamais lorsque l’on brandit la république romaine comme modèle de notre régime « représentatif ». Le principal modèle des pères fondateurs au XVIIIe siècle est la république romaine, qui n’a jamais été démocratique, et dont les aspects qui peuvent être apparentés à des pratiques démocratiques, sans être « anecdotiques », n’en sont pas les caractéristiques fortes, mais seulement périphériques (ces aspects ne gênent pas l’oligarchie patricienne et la justifie, un peu comme maintenant, bien que différemment).
Concernant le cas JL, je persiste et je signe : c’est un pervers narcissique, je n’ai AUCUNE sympathie pour ce type, je ne l’aime pas et si vous voulez un avis éclairé sur cet énergumène, demandez à Philippe VERGNES. Il n’y a pas de « réconciliation » qui tienne entre ce gars et moi. Je le conchie et j’assume. De toute façon, la réconciliation dont il était question ne le concernait pas, il s’est juste glissé dans la discussion pour venir semer son venin pervers.