Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Oui, comme dit le proverbe, les vieux mensonges ont plus d’amis que les nouvelles analyses, même preuves à l’appui. Comme quoi, l’homme est réellement un animal religieux, non un animal rationnel.
Pourquoi donc relayer son appel et lui donner de la voie ? J’ignorais celui-ci (et de toute façon, je ne vais certainement pas y répondre), mais en en parlant, vous faites son jeu. C’est complètement contre-productif.
Je suis d’accord avec Abelard concernant la notion de « décence commune de l’ouvrier », et j’en veux encore pour exemple deux cas récents. Le premier, à Las Vegas, un client de casino avait oublié un paquet contenant... 300.000$ : le taximen a appelé sa centrale afin de restituer le paquet. La seconde, en France, un montagnard s’est présenté à la gendarmerie après avoir trouvé une boîte sortie du glacier et contenant des pierres précieuses (la boîte provenait des possession d’un passager d’un vol qui s’était craché dans les années 1960). Dans le premier cas, on peut encore se dire que c’est par prudence que le taximen a rendu l’argent, mais dans le second cas, le type aurait tout aussi bien pu empocher les pierres précieuses, personne n’y aurait rien vu.
Je suis CERTAIN qu’un riche aurait empoché le pognon ou les bijoux dans les deux cas.
Bref, bref, à part ça, Charlelie, au lieu d’adopter une position de moraliste confortable et sans risque, il ferait mieux de lire Les dialogues aux enfers (etc.) et aussi de lire Les protocoles (etc.), quitte à remplacer, comme je le fais, « les juifs » par « les voleurs de pouvoir et de ressources » et « les goïms » ou « les non juifs » par « les peuples ». Tout-à-coup, c’est curieux, mais cela prend tout son sens, ce palimpseste et tout particulièrement en ce XXIe siècle.
C’est bien pourquoi j’ai parlé de « fortes probabilités ». Mais je suis certain que vous avez compris ce que j’ai voulu dire : le fait d’être raciste n’est PAS une fatalité. Vouloir « combattre » le racisme en essentialisant les « racistes », c’est les condamner à vie à ÊTRE racistes, à ne jamais pouvoir changer, évoluer, alors même que le racisme EST une idée, une opinion, une croyance, bref quelque chose que PAR LE DIALOGUE - et seulement le dialogue - on peut changer.
Refuser le dialogue, c’est mener tout droit au conflit ouvert, c’est-à-dire à la guerre, physique : si l’autre (le raciste / le fasciste) est IMMUABLEMENT raciste / fasciste, et si rien ne peut le faire changer, alors la logique veut que le combattre, c’est l’ ÉLIMINER PHYSIQUEMENT. Cette logique est précisément CELLE QUE LES ANTIRACISTES / ANTIFASCISTES prétendent « combattre » ! Cherchez l’erreur...
Et tu ne m’a pas répondu : COMMENT FAIS-TU POUR COMBATTRE LE RACISME (et le fascisme) ?
C’est tout de même bien ça l’essentiel, non ? Je suis à côté de la plaque en posant cette question ?