Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
On ne VEUT pas établir le sens des mots quand, comme toi, on est un pervers narcissique, et que l’on utilise, comme toi, le langage comme une arme de manipulation.
Plutôt que de rouspéter, tu ferais mieux de chercher en quoi tu te trompes : tu comprendrais pourquoi je ricane et - effet keescool - tu deviendrais intelligent.
Si « seule la république peut rendre le peuple souverain », expliques-moi comment il se fait qu’aucune démocratie au monde (quelque soit l’époque) n’a jamais rendu un peuple souverain ?
JE ne manipule pas les mots : je déconstruis les manipulations que d’autres (nombreux) ont faites des mots (et des concepts), en allant à leur source. Bien évidemment, il est facile de me renvoyez que ce serait moi qui les manipule. Chacun jugera selon son propre discernement.
Un fait est cependant incontestable : les « patriotes » et « pères fondateurs » de nos régimes prétendument représentatif au XVIIIe siècle utilisaient pratiquement tous le mot « démocratie » comme un terme péjoratif, afin de discréditer leurs adversaires politiques (notamment) ou dénoncer les assemblées de citoyen en les transformant en « foules d’émeutiers ». Ils défendaient une seule chose : la propriété (privée), utilisée comme moyen de lucre en vue d’un enrichissement personnel. Or, ce sont précisément ces « pères fondateurs », ces « patriotes » (patriotes, mon cul !) qui ont choisis et préféré la république à la démocratie. Je parle bien de FAITS (démontrés par les nombreux textes de nombreux auteurs et politiques de l’époque). Et ces gens savaient parfaitement ce qu’était une démocratie.
Ce n’est que vers le milieu du XIXe siècle que le terme « démocratie » fût réhabilité, non pour venter les mérites de la vraie démocratie, mais pour manipuler les électeurs, et cela par toutes les tendances politiques : il fallait séduire les peuples pour les amener à croire que le régime républicain (et leur parti) était démocratique et donnait la souveraineté au peuple. La confusion était alors consommée. Votre argumentation montre que vous êtes encore victime de cette confusion.
Va falloir revoir tes connaissances de ce qu’est une démocratie, philouie, sinon tu risques d’encore longtemps te mordre la queue dans les pièges de la novlangue.
Je ne l’égard pas, au contraire : je retrouve le chemin de la démocratie, chemin duquel la république nous a écarté depuis plus de deux siècles (225 ans en France). Pour expliquer ce que je dis, je vais citer un autre passage du livre de Dupuis-Déri :
« Par effet d’amnésie, il est aisé de croire que les actrices et acteurs politiques des siècles précédents n’avaient pas conscience du pouvoir des mots utilisés. Or la rhétorique est enseignée depuis des millénaires. Il s’agit d’un art qui permet de vaincre par le discours. En cela, la rhétorique est une technique que cultivent les plaideurs, qu’ils soient députés (au parlement), avocats (à la cour) ou pamphlétaires (dans la presse et les débats publics). La lecture de documents du XVIIIe siècle relève que les acteurs politiques d’Amérique du Nord et d’Europe étaient tout à fait conscient qu’ils manipulaient le vocabulaire à des fins politiques. Ils étaient à tel point conscients de l’importance politique des étiquettes qu’ils discutaient de cet enjeu de lutte ».
« dans la guerre entre les partis, les noms et les apparences sont des munitions et des armes ». (Fisher Ames (1758-1808), Député représentant le Massachusetts au Congrès américain)
« Rien ne contribue plus au succès d’une cajolerie envers le peuple qu’une appellation bien choisie » (Alexander Graydon (1752-1818))
« Toujours et partout on berça les hommes de belles paroles : jamais et nulle part ils n’ont obtenu l’égalité avec le mot » (Sylvain Maréchal - Manifeste des égaux - 1796)
« Il est aisé de fasciner l’ignorant avec le charme du mot ’’liberté’’ » (John Thayer dans un discours publique à Boston en 1798)
« pendant des siècles entiers, les hommes se sont battus pour des mots [...]. D’ailleurs, puisque les mots font les lois, ce sont les mots qui gouvernent les hommes. » (F. Dupuis-Déri)
« Si tout le monde peut s’inquiéter de la manipulation des mots, il semble que l’abus qu’en fait l’élite politique pour tromper le peuple reste le plus inquiétant. En France, le révolutionnaire Elisée Loustalot avançait ainsi que ’’ l’abus des mots a toujours été un des principaux moyens qu’on a employé pour asservir les peuples ’’ » (Francis Dupuis-Déri)
Et un petit dernier : « Le gouvernement représentatif est une tyrannie des parleurs [...]. Les parleurs gouvernent le monde ; ils nous étourdissent, ils nous assomment, ils nous pillent, ils nous sucent le sang et ils se moquent de nous ». (Pierre-Joseph Proudhon - Qu’est-ce que la propriété ? - 1840)
Donc, JL, moi, je remet les mots à l’endroit et je les débarrasse de la fiente dont la tyrannie des parleurs les ont couverte pour tromper les peuples.