Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Moi, quand je vois des salles cons s’en prendre à une salle conne, je suis très inquiet : cela signifie que je suis encerclé par une meute de salles cons.
Je vais pas trop la ramener, parce que je risquerais de les réconcilier et de finir sur le bûcher de leurs conneries totalitaires.
C’est peut-être cette foutue notion de « propriété » qui empoisonne le raisonnement. A qui appartient le processus ? A qui appartient la nation ? A qui appartient la décision ? ...
Si nous voulons une vrai démocratie, cette notion de propriété doit nécessairement disparaître, parce que la réponse à ces multiples questions qui concerne l’intérêt général est « au peuple », c’est-à-dire à tous - donc à personne en particulier (ni à des individus, ni à des groupes d’individus).
C’est une notion que nous avons parfois du mal à concevoir, parce que tout dans nos vies et nos parcours nous a mené à ne concevoir nos rapports que selon un intérêt privé, personnel, individuel et, hélas, conflictuel.
La vrai démocratie est une autre culture, une autre façon de penser et de concevoir les rapports humains, les rapports au pouvoir (« pouvoir » dans tous les sens du terme, en particulier « capacité d’agir »), la façon de « gouverner », etc.
Changer de culture, c’est changer de croyances (c’est-à-dire d’opinions, puisque l’étymologie de « opinion » = croyance). Pour cela il faut commencer par VOULOIR une autre culture, et accepter de RENONCER aux vieilles croyances (au moins dans le but de les réévaluer).
Tâche noble pour nous adapter et évoluer, rendue indispensable par l’ensemble des signes qui montrent que la société actuelle et sa culture a atteint ses limites : la culture est face à ses propres contradictions et ses échecs > elle DOIT changer pour s’adapter. Noble, donc, mais oh combien épineuse. Les cellules de la chenille en train de muter en papillon sont en tension, et certaines se révoltent, refusent le changement de code génétique, s’accroche a son vieux code, tandis que d’autres acceptent la mutation et deviennent cellules de papillon. On appelle cela une crise...
Pour le point C (C - Adoption de la Constitution obligatoirement par référendum), j’irais même jusqu’à ajouter « article par article » (la Constitution ne doit pas être voté ou rejetée en bloc, elle doit pouvoir être acceptée (ou rejetée) article par article, quitte à ce que les sujets des articles rejetés soient retravaillés et réécris jusqu’à l’obtention d’un vote majoritaire positif.
Certains pourrons objecter que cela risque de ruiner la cohérence de la constitution dans son ensemble. C’est possible, en effet. Cependant, il faut bien comprendre que ce que les constituants AVEC le peuple ont fait, ils peuvent le défaire - ou le refaire. Ils peuvent corriger, lorsque des vices cachés où des problèmes apparaissent dans la pratique, ou lorsque la société évolue (une société qui n’évolue pas est une société figée incapable de s’adapter à son environnement, donc vouée à péricliter), ce qui nécessite une correction.
Bien sûr, si l’on part du principe que la Constitution ne peut en aucun cas être écrite par des gens de pouvoir, il va de soi que toute modification ou correction de la dite Constitution ne peut être faite par des gens de pouvoir non plus. Voilà le genre de débat et de réflexion que de simples citoyens (électeurs) peuvent développer sans être expert.