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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 25 avril 2013 15:58

    « Et celui qui voit dans l’enfant ...un enfant , avant d’y voir une personne en devenir qui a besoin de savoir d’ou elle vient pour savoir ou elle va, celui là, on l’appelle comment ? »

    Je ne sais pas comment on l’appelle, mais moi ce que je vois dans cette définition c’est une personne qui ne projette ni ses peurs, ni ses passions, ni ses désirs sur un enfant qui, non seulement n’est pas le sien, mais dont en plus il n’est ni légalement, ni affectivement responsable.

    Rousseau n’a jamais connu sa mère (morte à la naissance). Cela ne l’a pas empêché d’avoir une enfance heureuse et devenir l’un (sinon le) plus grand penseur politique de tous les temps.

    VOS ENFANTS
    Vos enfants ne sont pas vos enfants.
    Ils sont les fils et les filles
    De l’appel de la Vie à elle-même.
    Ils viennent à travers vous, mais non de vous.
    Et, bien qu’ils soient avec vous,
    Ils ne vous appartiennent pas.
    Vous pouvez leur donner votre amour
    Mais non pas vos pensées
    Car ils ont leurs propres pensées.
    Vous pouvez accueillir leurs corps
    Mais pas leurs âmes
    Car leurs âmes habitent la maison de demain
    Que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
    Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux
    Mais ne tentez pas de les faire comme vous
    Car la vie ne va pas en arrière,
    Ni ne s’attarde avec hier.
    Vous êtes les arcs par qui vos enfants
    Comme des flèches vivantes sont projetés.
    L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini
    Et
    Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches
    Puissent voler vite et loin.
    Que votre tension par la main de l’Archer
    Soit pour la joie
    Car, de même qu’il aime la flèche qui vole,
    Il aime l’arc qui est stable.
    - Khalil GIBRAN -

    Ce que je vois aussi, dans les arguments de ceux qui s’opposent - avec violence - à ce que d’autres qu’eux puissent bénéficier de droits identiques au leur, ce sont des dictateurs, des moralisateurs, plus enclin à imposer leurs croyances et leurs choix de vie à des gens dont ils n’ont que faire, comme si accorder ces mêmes droit constituait une menace pour eux. Pire, votre remarque montre que vous utilisez des enfants dont, objectivement, vous vous fichez totalement, comme prétexte pour justifier votre dictature bienpensante. Rien, absolument rien ne permet de démontrer qu’un enfant élevé dans une famille dont les tuteurs sont de même sexe, ne peuvent s’épanouir. Il n’y a là aucun argument, seulement des dogmes et des doctrines mêlées de peurs et de haine de la différence de l’autre.

    Disant cela, je précise que je ne suis pas homosexuel, que je n’ai ni ami, ni amie, ni proche qui le soit, et que je me fiche de la manière dont ils vivent leurs vies. VIVRE ET LAISSER VIVRE. Voilà mon principe. Objectivement, le mariage pour tous qui existe depuis dix ans ici en Belgique n’a absolument RIEN changé à nos vies. Par contre, les mesures d’austérité, le TSCG, les attaques sur les retraites et sur l’indexation des salaires, ça, oui, ça change nos vies, et pas en bien. Et vous, en France, l’austérité forcée, le TSCG, l’INA, tout ça, ... Ah oui, mais non, c’est vrai, j’y pense : il y a un sujet tellement plus grave : le gouvernement veut faire passer une loi qui donne aux homos les mêmes droits qu’aux hétéro. Quelle horreur !

    Pauvre France.
    Pauvre Marianne.
    Baisée et engrossée par les riches bourgeois capitalistes, elle a accouché d’un régime oligarchique il y a plus de deux siècles, qui a repris le flambeau de ses pères (et paires) et continue de baiser leur mère et de l’enc... bien à fond, avec l’assentiment du bon peuple smiley

    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 25 avril 2013 14:12

    Pour illustrer (et développer les réflexions de fond) le sens des propositions que j’ai faite, je vous soumet cette discussion dans le cadre de l’émission du site Arrêt su Image « D@ns le texte ».

    Jean-Paul Jouary est interviewé par Judith Bernard à propos de son livre « Rousseau, citoyen du futur ». Cela dure un peu plus d’une heure, mais c’est passionnant !

    http://www.youtube.com/watch?v=0SLmYYMD6yE&feature=player_embedded# !

    Cordialement,
    Morpheus
     smiley



  • Morpheus Morpheus 25 avril 2013 10:09

    Correctif

    J’ai écris « Pour éviter que les rédacteurs de la Constitution soient désintéressés, (...) »

    Je voulais écrie « Pour éviter que les rédacteurs de la Constitution soient en conflit d’intérêts, (...) »

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 24 avril 2013 20:24

    Par « vrai démocratie », j’entends un système où :

    1) la Constitution, qui est le texte supérieur, la « loi au dessus des lois », ayant pour fonction de protéger le peuple contre tous les abus de pouvoir, est écrite par le peuple. Cela implique que l’Assemblée Constituante - et c’est fondamental ! - soit désintéressée. Pour éviter que les rédacteurs de la Constitution soient désintéressés, la meilleure formule est que l’AC soit tirée au sort et que ses membres s’excluent de facto de toute représentation ou candidature à une quelconque magistrature ou mandat politique. Un principe simple : ce n’est pas aux gens de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. Si ce sont des professionnels de la politique et du droit qui rédigent ce texte, ils sont en conflit d’intérêt MAJEUR. Ce point est CAPITAL, décisif. C’est là que nos ancêtres ont commis la principale erreur : laisser ceux qui doivent craindre la Constitution rédiger celle-ci. C’est cette erreur qui est la cause des causes de l’impuissance politique des peuples et de la puissance politique des élus.

    2) le peuple vote lui-même les lois. Plusieurs solutions sont possibles en pratique pour faire en sorte que le peuple vote lui-même les lois. Ce sera à l’AC de déterminer ces solutions et de les proposer ensuite au peuple qui choisira.

    3) les mandataires, magistrats, ministres, fonctionnaires, ... au service de la nation ne sont pas des professionnels et appartiennent à la société civile. Ils exercent leur fonction après une procédure de docimasie (en grec dokimasia tôn archôn, examen des candidats aux magistratures, préalable à leur entrée en fonctions) dans le cadre de mandats courts, non renouvelables, non cumulables, avec reddition des comptes. (représentativité réelle, non professionnalisme et contrôle des mandataires publics avant, pendant et après leur mandat)

    4) inscription dans la Constitution du Referendum d’Initiative Citoyenne (RIC), qui permet à tout moment et à tous sujets au peuple de reprendre la main (referendum législatif pour imposer l’examen d’un projet de loi voulu par le peuple ; referendum abrogatoire pour abroger une loi que le peuple ne veut plus ; referendum révocatoire pour exclure un mandataire public de ses fonctions).

    Pour obtenir ces quelques principes (non exhaustifs mais principaux), la procédure du tirage au sort me semble la plus appropriée. Le tirage au sort est, mathématiquement, ce qui permet, par la loi des grands nombres, de former des assemblées réellement représentatives, c’est-à-dire qui ressemble, en plus petit, à la composition sociale du peuple représenté.

    De plus, avec les mandats courts, non renouvelables et non cumulables et la reddition des comptes, ce système rend très difficile (voir impossible) la corruption. Si un lobby particulier cherche à corrompre un ou plusieurs mandataires, il sera impossible de tous les corrompre, et ceux qui ne l’auront pas été dénonceront la corruption lorsqu’ils la découvriront (la reddition des comptes sert aussi à cela). Comme ils ne se destinent pas à une carrière politique (impossible), ils ne seront pas tenté de « couvrir » la corruption en vue de faire pression sur les adversaires politiques (comme cela se fait dans le système actuel). Comme il n’y a pas d’élection, il n’y a pas non plus constitution de factions (partis politiques) dont la vocation est de gagner de l’argent pour financer des campagnes électorales ruineuses.

    Il y a pléthore d’autres arguments, difficile de tous les évoquer ici. je vous propose, si vous souhaitez les analyser plus avant (et en faire une indispensable critique), de vous rendre sur la wikiconstitution.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 24 avril 2013 19:52

    Selon Sieyès, « il y a une énorme différence entre la démocratie où les citoyens font eux-mêmes la loi et le régime représentatif dans lequel ils commettent l’exercice de leur pouvoir à des représentants élus ».

    Selon Aristote « Il est considéré comme démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort et comme oligarchique qu’elles soient électives ».

    Selon Montesquieu « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix* est de celle de l’aristocratie ».

    * l’étymologie du mot élection est « choisir » ; élire = choisir

    Élire, c’est « choisir le meilleur » (candidat) ; « le meilleur » en grec se dit ARISTOS. Ainsi, par définition, l’élection est aristocratique, c’est-à-dire oligarchique (de oligos « petit nombre »).

    Je sais que ce n’est pas ce que l’on nous a enseigné. Depuis toujours, depuis tout petit, tout le monde (les parents, les professeurs, les commentateurs télévisés, les politiciens, les légistes, ... nous disent que < élection = démocratie / démocratie = élection >. C’est faux ! Ce n’est parce qu’un mensonge est répété tout le temps et pendant une longue période de temps qu’il est vrai, même si tout le monde (ou presque) y croit. C’est juste un mensonge.

    L’élection n’est PAS démocratique, elle est oligarchique. Les pères fondateurs de nos régimes prétendument représentatifs le savaient bien. Ils l’ont même écrit.

    Un gouvernement organisé selon les principes représentatifs était considéré, à la fin du XVIIIe siècle, comme radicalement différent de la démocratie alors qu’il passe aujourd’hui pour une de ses formes (Bernard Manin, Principes du gouvernent représentatif).

    L’expression >démocratie représentative< est donc un oxymore, la juxtaposition de deux termes contradictoires (obscure lumière). Une expression trompeuse et mensongère qui appartient au principe de la novlangue développé par Georges Orwell dans son roman dystopique « 1984 ».

    Les partis politiques constituent des factions, qui au lieu de permettre au peuple de se rassembler, les divise et contribuent à créer des clivages artificiels. Leur principe même est à l’opposé des principes qui font une nation unie. Ils ne représentent pas les différentes opinions d’un même peuple, mais ils sacralisent les différents qui peuvent survenir au sein du peuple en orientant et en semant une confusion de principe qui rend tout accord impossible entre gens qui ont les mêmes intérêts (diviser pour mieux régner). Voyez ce qu’en disait Simone Veil dans sa note sur la suppression générale des partis politiques (le Général de Gaulle lui-même n’aimait pas les partis politiques).

    Cordialement,
    Morpheus

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