• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 17 1269 2002
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 18 14 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 21:19

    ... les humains étant mu par leur tendance naturelle à s’adapter aux conditions de leur environnement, celui-ci étant, dans la civilisation, l’environnement socioculturel.

    D’où l’idée du Projet Venus de changer la société en changeant sa culture, et pour cela, agir sur le paradigme fondamental qui régit la culture actuelle : le système de l’économie gérée par la monnaie - qui est une réponse à une situation historique ancienne de pénurie.

    Dans l’économie fondée sur le partage équitable des ressources, on abandonne la monnaie - et donc ce qu’elle induit, c’est-à-dire les principes de l’échange et du commerce, par les principes du partage équitable.

    Cela n’était pas faisable par le passé car le monde - la civilisation - en était encore à explorer le globe et le conquérir. A présent, le monde est relié et les connaissances scientifiques et la technologie permettent de générer l’abondance pour tous, tout en prenant en compte les lois naturelles de reproduction des ressources. On peut donc se passer, à la fois de la monnaie, de l’échange, du commerce et du troc. On peut développer une civilisation où tous disposent de ce dont ils ont besoin, et plus encore, et cela gratuitement.

    Le seul obstacle, ce sont nos croyances.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 18:37

    Est-ce que c’est le bilan de la science qui est mauvais ? Ou est-ce que c’est le bilan d’un modèle économique fondé sur le profit et utilisant les sciences à cet effet qui est mauvais ?

    Songez bien à cette question, elle est cruciale, car elle va à la recherche de la cause des causes. En analysant le bilan de la science sans creuser les motifs qui ont menés aux développements de telle et telle technologie, nous restons à la surface des choses, nous ne faisons que juger les symptômes.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 28 avril 2013 15:29

    Comme je l’ai écris dans mon dernier article (qui parle également d’un projet visant à changer la civilisation en faisant appel à la méthode scientifique et à la technologie - mais qui n’a RIEN à voir avec le mouvement transhumaniste), je suis méfiant vis-à-vis du scientisme. Je tiens à dire que, comme beaucoup de monde, ma première réaction face au Projet Venus (qui n’a rien à voir, je le répète, avec les délires transhumanistes !) a été celle de la déception : « quoi ? la solution à nos problèmes, c’est la science ? c’est une blague ou quoi ? » Telle fut ma première réaction. Et c’est bien naturel, considérant que, comme l’a très justement écrit Matthieu Ricard dans L’infini dans la paume de la main :

    « Certains considèrent que la prétention de la science à tout connaître sur tout est illusoire : la science est fondamentalement limitée par le domaine d’étude qu’elle a elle-même défini. Et si la technologie a apporté d’immenses bienfaits, elle a engendré des ravages au moins aussi importants. De plus, la science n’a rien à dire sur la manière de conduire sa vie. (...) S’adonner pendant des siècles à l’étude et à la recherche ne nous fait pas progresser d’un pouce vers une meilleure qualité d’être, à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens. »

    Ce que dit Matthieu Ricard est pétri de bon sens, toutefois, son observation néglige un aspect important : il juge l’impact de la science sur nos vies et notre environnement à l’aune de la société dans laquelle nous vivons. Or, la science n’est pas la cause de ses propres dérives : ce sont les choix et les orientations des humains d’utiliser les sciences et les connaissances techniques et scientifiques d’une certaine façon et avec certains objectifs (parfois peu glorieux et cachés) qui sont en cause.

    Il n’est pas difficile de comprendre que bon nombre de calamités engendrées par des technologies modernes auraient pu être évitées dans un monde qui n’est pas gouverné par le paradigme du profit.

    Considérer, dès lors, que c’est la science en soi qui est la cause de ces calamités est erroné. Cet aspect bien compris, il devient facile de comprendre notre propre réaction face à la science, et comprendre que nous sommes trompé par notre propre jugement (comme je le dis parfois « le discernement éclaire ce que nos jugements obscurcissent »).

    Dans ce que dit Matthieu Ricard, il ne faut donc surtout pas négliger le passage (...) à moins que nous décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens.

    Ayant compris cela, et tout en restant attentif et méfiant — non pas vis-à-vis des sciences en elles-mêmes, mais des hommes qui les utilisent et des motivations qui les animent —, je peux dépasser ma première (mauvaise) impression. J’envisage dès lors les sciences et la technologie sous un nouvel angle. Je l’imagine dans un contexte socioculturel non plus anxiogène, ou règne la pénurie donc la compétition, la cupidité et la violence, mais dans un contexte socioculturel bienveillant, ou règne l’abondance et l’entraide mutuelle, et où le profit, la cupidité et l’avidité n’ont plus de sens.

    Je reste méfiant vis-à-vis des scientifiques, mais ma méfiance demeure pondérée, car je comprends que les scientifiques ne sont pas intrinsèquement fous ou malveillants. Eux aussi agissent en fonction de leur environnement socioculturel. Par conséquent, l’orientation qu’ils vont donner à leurs recherches et leur savoir est fonction de cet environnement socioculturel.

    Il n’est pas étonnant que des milliers de scientifiques et des millions d’ingénieurs dans le monde contribuent à divers degrés aux innombrables causes de catastrophes : ils sont utilisés et requis par un système tourné vers le profit, et ils n’en sont que les petites mains. Ils s’adaptent, comme n’importe qui, à leur environnement. Ils se vendent, tout comme la plupart d’entre nous, à ceux qui leur offrent le plus, qu’il s’agisse d’argent, de renommée, de statut social ou d’opportunité de développer leurs recherches. Ils ne sont pas différents d’un politicien, d’un fonctionnaire ou de n’importe qui.

    Le point crucial, c’est donc l’environnement socioculturel, et donc, en définitive, les croyances qui sont véhiculées (notons au passage que croyances = opinions - du latin opinio, -onis « croyances »). Il est difficile de faire évoluer les croyances des gens car, comme le dit je ne sais plus qui « l’Homme est un animal religieux » : ce qu’il recherche, par facilité, ce n’est pas la connaissance, mais la certitude. Il veut être rassuré. Donc, les humains ont tendance à s’accrocher à leurs croyances (opinions).

    Selon mes observations, le mouvement transhumaniste est une conséquence, une dérive logique de la perversion intrinsèquement contenue dans le modèle d’économie monétisée (créée à l’origine pour gérer la pénurie et non générer l’abondance) fondée sur le profit, et qui engendre inévitablement la compétition, la concurrence, les avantages différentiels, la malveillance, les inégalités et la structure hiérarchisée de la société. Cette société génère fatalement son lot de folies, de dérangements, de déséquilibres physiologique, psychiques et psychologiques.

    Le transhumanisme n’est rien d’autre qu’un des symptômes délirants de la pathologie sociale de notre système. Une folie. Et ce qu’elle a d’inquiétant, c’est qu’elle engendre une réaction (logique) de rejet de « la science », parce que la fibre humaine en nous se rebelle contre ces dérives et perçoit bien - même intuitivement, qu’il y a là folie, excès, déraison et danger.

    Prenons donc garde d’analyser ce phénomène avec discernement et de ne pas nous laisser entraîner dans une confusion de principe qui nous ferait rejeter en bloc un ensemble de connaissances et de techniques qui - en elle-mêmes - ne sont que des outils. Soyons attentifs à ce que ces outils soient utilisés par et pour de bonnes causes, par et pour de nobles objectifs, par et pour des personnes responsables et réellement progressistes.

    Les sciences en elles-mêmes ne sont pas notre ennemi, ce sont les orientations qui découlent de choix orientés par une logique de profit et de compétition qui sont le véritable danger. L’un de nos principaux problèmes, pour pouvoir correctement analyser ce genre de problèmes, c’est notre illettrisme scientifique.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 27 avril 2013 21:16

    Salut Luc-Laurent smiley

    L’auteur de l’article est encore jeune, il apprend son métier et il se fait les dents. S’il est intelligent, il apprendra des choses en analysant les réactions soulevées par son article et les critiques qu’il en a obtenue (positives ou négatives).

    Parmi les critiques négatives, je n’ai toutefois pas soulevé beaucoup de critiques argumentées, mais beaucoup d’attaques ad hominem qui ne volent pas haut, ce qui n’est pas à l’honneur des intervenants qui en sont à l’origine (il y en a même un qui a osé proférer des appels à la haine et au meurtre, c’est dire !).

    Concernant les dernières interventions de Laurent Louis, les thèmes qu’il a abordé et l’angle de vue qu’il a présenté, je serais globalement d’accord également sur le fond. Mais avec pas mal de nuances sur la forme. Toutefois, il m’est difficile de ne pas tenir compte des intentions, alors même que nous vivons dans un système politique et social ou la règle consiste à masquer ses intentions. Cela étant dit sans pour autant sombrer dans le procès d’intention !

    Il m’apparait que l’auteur a raison lorsqu’il considère Laurent Louis comme une personne influençable, car il manque visiblement de recul et de discernement. Il s’enflamme - ce qui peut traduire une âme sincèrement affligée par les injustices et indignée par les manipulations des voleurs de pouvoir - mais il ne maîtrise pas cette flamme et du coup, il embraie par des actions tonitruantes mais sans efficacités.

    Comme je le disais, dans la morosité et le cynisme ambiant, je comprends que son discours puisse paraître rafraichissant. Mais d’un autre côté, sans proposition concrète derrière, c’est aussi le genre de discours qui amène les peuples à s’enflammer, et cela sans une analyse et sans proposition concrète pour résoudre les problèmes.

    Étant partisan d’une vrai démocratie, je suis favorable à ce que le peuple reprenne son pouvoir, toutefois, je saisis bien le côté obscure, l’avatar négatif de la démocratie directe, qui est le « gouvernement des foules », c’est-à-dire l’anomie, l’absence d’ordre et la chienlit (ce que l’on appelle trompeusement et mensongèrement l’anarchie, qui n’a précisément rien à voir avec cela et en est même tout le contraire, puisque l’anarchie - l’ordre social sans chef - est indissociable de la vrai démocratie - l’ordre social par le consensus du grand nombre).

    Voilà pourquoi je reste sceptique, prudent et critique à l’égard de Laurent Louis.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 27 avril 2013 20:43

    Tu plaisantes, mon gars ? Ton message « censuré » était un appel au meurtre et à la haine ! Sans parler des insultes. Je te signale que c’est strictement interdit par la loi de diffuser des messages de haine et des appels au meurtre.

    Et à toute fin utile, je te signale également que tu pourrais être personnellement poursuivis pour les messages d’appel à la haine et au meurtre que tu laisses sur la toile, et notamment sur Agoravox, qui est tenu de respecter certaines règles que voici :

    En application de l’article 6.I.2 de la LCEN, la responsabilité d’AgoraVox ne saurait être engagée si un contenu illicite, supprimé par l’Equipe d’Agoravox après notification, fait l’objet d’une poursuite judiciaire ou d’une enquête de police.

    Seul l’auteur de l’article ou de la vidéo litigieux(se) restera entièrement responsable. Aux fins de poursuite et d’identification de l’auteur, nous serons alors dans l’obligation de déférer à toute demande d’une autorité judiciaire de fournir les données personnelles que nous aurons recueilli via le compte de l’auteur en cause, en conformité avec l’article 6-II de la LCEN (loi du 21 juin 2004) et le décret d’application n° 2011-219 du 25 février 2011 relatif à la conservation et à la communication des données permettant d’identifier toute personne ayant contribué à la création d’un contenu mis en ligne.

    Va donc lire la charte de bonne conduite. Et prends des notes. C’est valables partout sur le net. Et même dans la vie réelle.

    Morpheus

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv