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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 29 avril 2013 13:10

    Les transport (et tout le reste, d’ailleurs) représenteraient en effet un « coût ». Mais comme le mode d’économie du PV ne repose pas sur la monnaie, le coût n’est pas évalué en argent. Il est évalué en quantité de ressources nécessaire pour produire, transporter et distribuer le bien ou le service.

    Donc, ce qu’on fait, dans ce modèle d’économie, c’est que grâce à un réseau d’échange d’informations en temps réel sur les disponibilités des ressources, on évalue la « charge » au niveau des cycles de reproduction des ressources selon les lois naturelles afin de ne pas les dépasser (ce qui hypothèque les ressources pour les générations futures).

    On produit au plus juste en fonction des demandes et des besoins des gens, et avec un énorme avantage : le « coût » n’étant que celui des matériaux et du travail (pour l’essentiel automatisé), il n’y a aucun coût intermédiaire comme dans le système monétaire et commercial, où chaque personne ajoute au coût en matériaux, le coût du bénéfice qu’il doit tirer.

    Si vous réfléchissez à cela, vous verrez que le coût de la plupart des biens dans le système actuel sont largement surévalués. Cela d’autant plus que nous sommes dans une logique de profit. Maintenant, je comprends que cette conception est un peu difficile à appréhender au début, tant elle va à l’encontre de tout ce que nous avons connu depuis des millénaires.

    Mais bon, je reste persuadé que nous ne sommes pas foncièrement idiots et incapable d’évoluer, au contraire. J’ai moins peur de l’idiotie que de la paresse intellectuelle (qui est hélas fortement encouragée dans notre société).

    Très cordialement,
    Morpheus

    PS : je suis bien désolé qu’il pleuve par chez vous, ici il fait plein soleil, et ça fait du bien après ce trop long hiver



  • Morpheus Morpheus 29 avril 2013 12:37

    @ ObjectifObjectif

    Je suis presque d’accord avec votre remarque, sauf sur le terme « nier ». Je ne nie pas le besoin (c’est-à-dire la perception du besoin) que nous avons collectivement qu’il faudrait répartir équitablement la monnaie ; ce que j’essaye (peut-être maladroitement, je ne sais pas ), c’est d’amener les gens à comprendre que ce n’est pas de monnaie (moyen d’accéder aux biens conditionné par l’économie monétisée c’est-à-dire basée sur la rareté) dont les gens ont besoin, mais d’accéder aux biens dont ils ont besoin pour vivre. Et, partant, de montrer que, dès aujourd’hui, nous serions en mesure de le faire, pour tous, sans monnaie.

    Très cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 29 avril 2013 12:28

    Bonjour Bur K,

    Je comprends bien votre méfiance vis-à-vis d’un projet qui, par son essence, ne peut qu’être mondial. Je partage certainement, comme vous et bien d’autres ici (et ailleurs) un rejet de l’idée d’une gouvernance mondiale (qui serait, dans le projet du Nouvel Ordre Mondial, un gouvernement oligarchique totalitaire).

    Mais ce n’est pas du tout ce que le PV propose. Il ne repose pas sur un principe de gouvernement mondial, mais plutôt, si je devais l’exprimer dans des termes et des concepts que nous avons l’habitude d’entendre (peut-âtre pas de comprendre, mais bon...) une sorte de fédération de communes à l’échelle mondiale, où chaque « commune » (ville, cité, localité) serait en grande partie autonome pour une partie de ses besoins, mais interconnectées à un réseau mondialisé de partage des ressources pour celles qui ne sont pas disponibles dans leur endroit.

    De ce fait, nous sommes aux antipodes d’une uniformisation. Déjà, bien que la liberté de circuler partout dans le monde, quand et où vous voulez, serait d’application, nous n’assisterions pas à des exodes massifs pour cause économique. chaque région garderait ses particularités (car exemple, la cusine locale serait fondée sur les produits essentiellement locaux).

    Jacque Fresco insite bien, dans l’une de ses vidéos, sur le fait que l’on encouragerait les particularités, parce qu’elles constituent un enrichissement, et que l’uniformité serait contraire à tous les principes qu’il défend et expose.

    Alors, pourquoi présenter cela sous le titre « à propos du revenu de base » ? Parce que je suis parti d’une réflexion de fond sur le projet du revenu de base, qui m’a bien spur interpelé dès que j’en ai entendu parler. Depuis ce moment, et après moult réflexion et étude d’autres projets, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait des failles importantes dans ce projet.

    Puis après avoir étudié le PV, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il offrait la meilleure proposition, la mieux construite et la mieux élaborée, d’alternative au système actuel. Et il se fait que en comparant les différents sujets, et en voyant la montée de l’idée du revenu de base dans l’opinion, il m’a semblé utile de partager mes rélfexions, et cela d’autant plus que ce que je vois dans le revenu de base, c’est un prolongement du système, ce qui repousse encore à plus loin l’avènement du PV.

    Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions smiley

    Bonne journée et merci de vos remarques,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 29 avril 2013 12:09

    Bonjour cevennevive,

    Connaissez-vous les incroyables comestibles ?

    Si ce n’est pas le cas, vous serez peut-être surprise de voir que dans ce mouvement qui commence à s’étendre, des gens font pousser tout un tas de fruits et légumes, dans des espaces publiques, et les proposent gratuitement, sans aucune contrepartie.

    C’est un phénomène qui montre les prémisses d’un changement de mentalité, une volonté déjà présente dans la conscience collective, que la société marchande est parvenue à son terme. Nous vivons la fin d’une ère, la fin d’un cycle.

    Et contrairement à ce que vous dites, je suis persuadé que la monnaie ne peut disparaître QUE globalement, et non dans de petites régions. Car pour que la véritable abondance soit là, il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble des ressources de la planète pour les partager. la raison en est simple : dans des régions bien déterminées, seuls quelques ressources peuvent être disponibles en abondance, mais pas toutes les ressources nécessaire. C’est particulièrement vrai dans certaines régions désertiques. Or, nous ne voudrions pas que certains soient défavorisés.

    Donc c’est un changement culturel (un changement de paradigme, de croyance) qui est appelé. Et dont les incroyables comestibles sont un signe que le changement a bien commencé. Il est déjà à l’œuvre ici et maintenant smiley

    Très bonne journée ensoleillée à vous,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 29 avril 2013 12:00

    Merci JL, cependant, lorsque vous aurez un peu de temps pour pouvoir lire l’article en entier, vous serez peut-être moins enthousiaste smiley

    L’article montre en effet que l’idée du revenu de base , même si elle est universellement établie, sera vouée à l’échec du fait même des mécanismes de l’économie financiarisée.

    On va sûrement en débattre smiley

    Bonne journée ensoleillée à vous,
    Morpheus

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