Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
A propos du taux de croissance que j’ai évoqué ci-dessus, bien que je n’ai pas trouvé la formule mathématique en elle-même, j’ai trouvé cette précision de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan.
« Les calculs par ordinateur confirment que, tant que le taux de croissance est modéré, avec une valeur comprise entre 1 et 3, la population reste stable. Mais lorsque le taux de croissance dépasse la valeur de 3, l’équilibre est rompu et la population se met à osciller entre deux valeurs distinctes d’une année sur l’autre. Si le taux de croissance est encore plus élevé, les dédoublements se produisent (4, 8, 16, 32, 64, ...) et les cycles s’allongent de plus en plus. Cette régularité disparait lorsque le taux de croissance dépasse 3,57. Le chaos prend alors le dessus ; la périodicité laisse place à l’aléatoire. »
Pour mieux comprendre cette proposition, je te propose de visionner la vidéo de cet entretient avec Bernard Friot : la révolution du salaire à vie. C’est tout de même nettement argumenté (je ne prétend pas qu’il ne peut pas se tromper, je dis juste que son argumentation semble tenir la route - au moins jusqu’à un certain point - et en tout cas, cette proposition me parait plus rigoureuse que celle du revenu de base, mais aussi plus pertinente).
Maintenant, j’ai expliqué pourquoi mon choix se porte bien d’avantage sur la proposition du Projet Venus, qui me parait une vision autrement plus radicale du changement. Je considère que toute qui s’inscrit dans le contexte d’une économie monétisée sera à moyen terme vouée à la catastrophe, par les principes même de cette forme d’économie.
Par contre, et c’est important de le signaler pour rendre justice au travail de Bernard Friot, sa proposition s’inscrit dans une idée assez radicale en son genre, elle aussi : il veut supprimer le principe de propriété lucrative au profit d’une propriété d’usage. C’est un changement radical dans la notion de propriété, sur la quelle tout le pouvoir des voleurs de ressources repose depuis la Révolution Française.
Si je devais hiérarchiser mes choix entre ces trois propositions : le Revenu de Base, le Salaire à Vie et le Projet Venus, ce serait donc sans aucun doute :
1. Le Projet Venus 2. Le Salaire à Vie 3. Le Revenu de Base
Avec bien entendu un big up pour le Projet Venus, qui est à mon avis plusieurs niveau au dessus des deux autres.
Amicalemement, Morpheus
PS : il serait intéressant, un de ses jours, d’avoir un débat avec Bernard Friot à ce propos.
Bon, je suis fatigué (mais je fais de l’insomnie, vous savez, cet état où ne sais plus si on est réveillé ou endormi), et j’ai bien besoin de lâcher la pression, alors je vais pousser ma gueulante du jour (enfin, de la nuit).
J’EN AI MARRE D’ENTENDRE (enfin, de lire) CETTE SEMPITERNELLE COUILLONNADE « l’argent n’est pas le problème, l’argent n’est qu’un outil ».
L’ARGENT EST UN OUTIL, OUI, C’EST VRAI : UN OUTIL D’ASSERVISSEMENT.
6000 ANS D’ESCLAVAGE, ET VOUS NE COMPRENEZ PAS CA ?
PUTAIN, MAIS SORTEZ-VOUS LES DOIGTS DU CUUUUUUUUUUUUL !!!
...
Aaaaah, putain, ça fait du bien !
Bon, vous inquiétez pas, à part ça, je vous aime tous et toutes hein
Dans notre système, t’as pas de pognon, t’es rien.
Dans notre système, je n’ai pas de pognon, donc je n’ai rien et je ne suis rien.
C’est pour cela que je suis un inadapté social.
J’ai certainement besoin d’être soigné par le système.
Normalement, si j’avais été normalement constitué, j’aurais dû m’adapter à mon environnement. J’aurais dû bien travailler à l’école, pour avoir de bonnes notes et de bons diplômes (raté).
J’aurais dû chercher un travail et accumuler de l’expérience professionnelle dans des stages non rémunéré (raté - pour l’expérience, pas pour les stages non rémunérés).
J’aurais dû me spécialiser dans un domaine spécifique (raté - je m’y entends dans plein de domaines, mais spécialisé dans aucun).
J’aurais dû apprendre à dire « oui patron, bien patron » (On va bientôt revenir au « oui not’ Monsieur, oui not’ bon maître » du XIXe siècle >>> raté de chez raté !).
J’aurais dû me lever tôt le matin, tous les jours, onze mois de l’année sur douze, et rentrer fatigué le soir, puis sortir en boîte le samedi soir pour lever une jolie nana, puis une belle voiture (ou d’abord la belle voiture avant la belle nana ? Je sais plus...), puis me marier, avoir des enfants, rentrer crevé du boulot, taper mes godasses dans un coins en rependant un parfum de chaussettes mouillées, m’affaler dans le divant après avoir tiré une bière du frigo, allumer le poste de télé en demandant à ma femme « qu’est-ce qu’on mange ce soir chérie ? » (raté - j’aime les boîtes, j’ai pas de belle bagnole, j’ai pas de travail donc pas de fric, donc... pas de femme et pas d’enfant).
Puis j’aurais râlé en regardant le journal télévisé sur les arabes (ou sur les juifs, au choix) ou sur les pédés (ou les curés, au choix), avant de zapper sur le foot (raté - j’ai bien tenté de focaliser sur tel ou tel bouc émissaire de service, mais comme j’ai pas mal expérimenté la tête de turc étant gamin à l’école, j’ai jamais pu m’y faire).
Et puis en juillet ou en août, j’aurais du me taper 1000 bornes en bagnole dans les embouteillages sur la route du midi en jouant l’étuve dans la belle voiture avec ma femme qui ne sait pas lire la carte et que j’engueule parce qu’on a perdu deux heures sur une mauvaise route, les gosses qui s’engueulent à l’arrière et qui veulent s’arrêter pour pisser alors qu’on s’est arrêté il y a une demi-heure à une station service où on s’est fait escroquer en achetant des sandwich Tricatel et des boissons le double du prix normal, et arrivé enfin à la côte d’azur, aller faire la moule sur la plage au milieu d’un banc de sardine puant la crème antisolaire.
Rien à faire. Incapable. Inadapté. Échec. Syndrome de l’échec. Dépression. Vous reprendrez bien un petit antidépresseur ? On a une nouvelle génération qui viens de sortir à tester, là. C’est 50 euros (la boîte est gratuite). A la semaine prochaine, Monsieur D. Et que tout aille bien, soyez positif.
Je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plait. je-ne-vois-pas-pour-quoi-ça-n’i-rait-pas !
Attendez une minute... Attendez !
Qu’est-ce qu’il a dit lui ? « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade »
Je n’arrive pas vraiment à voir où nous ne sommes pas d’accord sur la conclusion. Soit je vous comprends mal, soit vous m’avez mal compris. Se pourrait-il que nous nous soyons mal compris ?
Vu l’imperfection de la communication verbale (ou écrite), je n’en serais pas étonné