Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Pierre Mendès France, dans « La république moderne » :
« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen, non seulement sur les affaires de l’Etat, mais sur celle de la région, de la commune, de la coopérative, de l’association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernants (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toutes sortes de groupes, sont abandonnés à leurs propres faiblesses et cèdent bientôt soit aux tentations de l’arbitraire, soit aux routines et aux droits dits acquis. Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. »
C’est peu de dire que nous sommes à cent mille lieues de ces idées ...
Moi, Ariane, ce qui m’enchanterais, c’est que tu réfléchisses à cette question « Et si on essayais (nous, pas les voleurs de pouvoir) de
résoudre les problèmes, au lieu de se demander si c’est maman ou papa
qui doivent régenter nos choix de vie. »
Ce qui, soit dit en passant, ne t’empêche nullement de soutenir le FdG et son porte-parole. Mais ce que je crains, c’est que ton engouement ne t’enferme dans des certitudes et des espoirs de grand soir qui n’arriveront pas. Je trouverais cela désolant, parce que je te sais très loin d’être idiote.
Ne crois-tu pas que le meilleur moyen de parvenir à une vrai démocratie, c’est de faire en sorte que les problèmes soient pris à bras le corps PAR le peuple, POUR le peuple, et non par une petite élite d’aristocrates (les gens talentueux que tu admires) qui, placé en position de pouvoir, et en dépit de toute leur bonne volonté et de leurs meilleures intentions, en viendront, inévitablement, à trahir le peuple et à abuser de leurs pouvoirs. Même Jean-Luc. Même toi. Même moi. Placé en position de pouvoir, nous ne résisterions pas à cette LOI : le pouvoir ne s’arrête que lorsqu’il rencontre une limite !
Très bonne journée (que je te souhaite ensoleillée) Morpheus