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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 15 avril 2013 15:45

    Tout d’abord, point essentiel, le projet d’organisation sociale dont je parle ne repose pas sur le principe de l’ÉCHANGE, mais sur le principe du PARTAGE. Cette approche est radicalement différente. Ce que l’on vise est de partager, de façon équitable, l’ensemble des ressources, en partant du constat que ce ne sont pas les ressources qui manquent, c’est le système et la culture dans laquelle nous sommes qui est obsolète et inefficace (sans parler de son injustice).

    Il ne s’agit plus de gérer des échanges, mais d’organiser une forme d’économie qui repose sur le partage et la valorisation des ressources, dans un respect nécessaire des cycles de reproduction de ces ressources naturelles (dans le but, bien sûr, de préserver celles-ci pour les générations à venir).

    Mais voici pour la démonstration concernant le vice contenu dans le principe de la monnaie, et le fait qu’il ne s’agit PAS d’un instrument « neutre » :

    1. La monnaie est un instrument inventé par les humains pour échanger des marchandises et des services. Au moment où la monnaie a été inventée, elle a sans doute répondu à un besoin dans la façon dont les hommes voulaient s’organiser, et a donc sans doute rendu service pendant un temps déterminé. Le monde actuel, globalisé, avec la quantité de connaissances et de découvertes acquises depuis des générations, a changé, et ce système ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été inventé : il est donc obsolète.

    2. La monnaie, qu’elle soit matérielle (billets, pièces, or, etc.) ou virtuelle (données informatiques) n’a en elle-même aucune valeur réelle : on ne peut pas se nourrir avec des billets, ni produire de l’énergie, ni fabriquer une maison ou quoi que ce soit ; ce n’est pas la monnaie qui produit des richesses, ce sont les ressources qui constituent la véritable richesse.

    3. La valeur que l’on attribue à la monnaie est subjective et dépend de la confiance qu’on accorde à ces signes (nb. voir aussi le point 7 à ce sujet), mais également de la quantité de signes en circulation (inflation / déflation). Il y a une étrange contradiction de fonder un système qui repose, d’une part sur la confiance, et de l’autre, sur l’évidente défiance, puisque l’objectif du principe marchand est le profit, et si possible, le profit maximum...

    4. Par contre, la valeur des biens et des services va dépendre essentiellement de leur rareté : un produit, un bien ou un service abondant aura un faible prix ; un produit, un service ou une ressource quelconque se trouvant en faible quantité ou en pénurie aura un prix élevé (principe de la « loi de l’offre et de la demande »).

    5. Par conséquent, l’ensemble du système économique basé sur la monnaie est fondé sur la (gestion de la) pénurie : pour qu’un produit, une ressource ou un service ait une valeur, il doit être plus ou moins rare. Le suprême paradoxe étant que, pour maintenir sa valeur, la monnaie elle-même doit être rare !

    6. Comme la quantité de signes (de monnaie) en circulation doit elle-même être en situation de pénurie, il en résulte que de manière générale, il doit ne jamais y en avoir assez pour tout le monde ... !

    7. Ce système d’économie basée sur la monnaie doit reposer sur un ensemble de lois contraignantes, sans lesquelles l’ensemble des populations ne joueraient pas le jeu. Ces lois sont le ciment du système et ne peuvent être discutées, à la façon d’un credo religieux au sein d’une église.

    8. Comme l’argent devient nécessaire pour se procurer les produits et les services nécessaires à vivre et prospérer, et comme il n’y en a pas assez pour tout le monde, il s’ensuit logiquement qu’il va y avoir concurrence et compétition. On notera que la concurrence et la compétition ne sont donc pas des facteurs innés (comme l’idéologie libérale tente depuis 200 ans à nous le faire croire), mais conditionnés par le système même de l’économie fondée sur la monnaie.

    9. De façon générale, l’ensemble des ressources (donc des richesses de la planète) vont aboutir entre les mains d’un très, très petit nombre de personnes (en proportion au 7 milliards d’individus), et ces personnes, contrôlant de (très) grandes portions des ressources, déterminent elles-mêmes la rareté et les prix, quitte à détruire (ou dissimuler) les ressources excédentaires (il faut maintenir - artificiellement ! - les prix, donc la rareté et la pénurie).

    10. Donc, tout système économique basé sur la monnaie revient in fine à organiser et pérenniser la pénurie et la compétition, plutôt que gérer de façon commune les ressources dans le but de générer l’abondance pour tous.

    C’est la raison pour laquelle j’affirme que tout système économique fondé sur la monnaie est intrinsèquement inefficace et obsolète si l’on cherche à permettre à tous de vivre, non seulement dignement, mais confortablement.

    C’est à une nouvelle culture que ce projet appelle.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 15 avril 2013 14:51

    Nico, vous êtes vraiment sûr d’avoir toute la connaissance suffisante pour affirmer ce que vous dites ?

    Prenez donc juste 48 minutes de votre temps pour visionner ce film http://www.youtube.com/watch?v=rQxwAbHsCLU

    Ensuite, je suis en mesure, si vous le voulez, de vous apporter des éléments de démonstration qui montre que vos certitudes sont erronées.

    Bonne journée à vous,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 15 avril 2013 14:44

    Tout le monde n’a pas besoin de POSSÉDER un 4x4. Dans le pire des cas (qui est bien sur caricatural), « tout le monde » peut avoir besoin de l’usage, à un moment donné, d’un 4x4.

    Rien que cette approche devrait vous faire envisager l’économie sous un autre mode que celui (conditionné) de la consommation et de la possession. Nous n’avons pas vraiment besoin de posséder les choses, mais éventuellement de leur usage à certains moments.

    Des exemples concrets ? L’équipement de ski, les chaussures de bowling, les patins à glace, les vélibs et autres offres de ce genre, les voitures partagées (bien qu’étant un service payant, on ne puisse pas sans tordre le vrai sens du mot parler de « partage »), les outils de chantier en location, les robes de mariée,... Ce ne sont déjà pas les exemples qui manquent. Le principe même de partager des objets, outils, engins, etc. dont nous n’avons qu’un besoin momentané à quelques occasions fait déjà partie de la logique. Dans le projet, puisqu’il n’y a plus de monnaie, donc de course au profit, ce principe peut être étendu à presque tout ce qui n’est pas réellement consommable (nourriture, par exemple).

    Je ne vous demande de me croire, seulement d’y réfléchir sans a priori en approfondissement votre réflexion.

    Très bonne journée à vous smiley
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 15 avril 2013 14:11

    J’adore ce genre d’affirmation péremptoire « un article (donc un auteur) qui ne comprend rien au sujet ». Cela fait quatre ans que je passe le plus clair de mon temps (et j’ai beaucoup de temps) à lire, apprendre, chercher et comprendre. J’en arrive à une conclusion certes radicale, mais fondée sur l’ensemble des informations que j’ai accumulées et j’écris un article pour transmettre une (petite) partie des conclusions auxquelles je suis arrivé, et voilà qu’un brave gars débarque, ne lit ni l’article ni les interventions et affirme bille en tête que je n’y comprends rien et que je fais des « raccourcis faciles et non réfléchis ».

    Mon gars, tu prends ton cas pour une généralité, j’ai pas mieux à te dire.

    Bonjour chez vous,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 15 avril 2013 14:05

    Samuel, dans la société dont je parle, on ne se passe de rien. Est-ce que c’est cela que vous ne pouvez pas croire ?

     smiley

    Cordialement,
    Morpheus

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