Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Mmarvinbear, lorsque je parle (par exemple) des écrans plats en 1970, je ne parle pas du « concept », mais bien de prototype fonctionnels, voir d’applications secrètes dans le cadre militaire. Ce que je veux dire, c’est que la technologie qui parvient dans le grand public, dans notre économie basée sur la monnaie, est en retard, techniquement, de 30 à 50 ans.
Pour quelles raisons, ces retards ? Habituellement, les industriels vous répondent que c’est parce que « techniquement », le développement industriel de ces prototypes ne sont pas encore possible. C’est très souvent mensonger (pas toujours, mais dans la plupart des cas). La réalité est différente : ce n’est pas techniquement que les développement industriels sont retardés, mais politiquement (et par « politique », je parle évidemment de son aspect économique relatif aux intérêts privés).
Vous devez, je suppose, avoir connaissance de l’obsolescence planifiée. Ce principe économique, qui n’est pas récent (il commence au début du XXe siècle) veut que, pour permettre une croissance constante il faut favoriser la consommation constante de produits par les consommateurs, et pour cela, il faut que les produits s’usent à une cadence contrôlée. Nos ingénieurs, qui ont été formés dans les meilleures écoles, se trouvent donc embauchés par les firmes industrielles non pour développer des produits solides, fiables, durables, interchangeables et adaptables au plus grand nombre, mais exactement le contraire : faire en sorte que les produits deviennent obsolètes une fois parvenus à la fin de la garantie (entre 2 et 5 ans en moyenne, pour la majeure partie des produits).
Une telle chose est littéralement catastrophique. Du point de vue économique (c’est-à-dire financier), c’est peut-être un bon plan, mais d’un point de vue rationnel, au regard de la gestion de déchets, et du respect des acheteurs, c’est une tromperie inacceptable et aberrante. Or, ce modèle est inévitable dans le cadre d’une économie monétariste.
J’ajoute que le principe sur lequel repose l’économie monétariste selon le modèle capitaliste est la croissance constante, qui est une aberration dans un monde aux ressources limitées.
J’aime beaucoup votre approche et la manière dont vous l’exprimez, Luc-Laurent. Merci pour cet excellent article
En voyant le sujet, je n’ai pu m’empêcher de repenser à ce qu’a écrit Gitta Malascz à propos du mental :
« Qu’est-ce que le mental ? Non pas conducteur mais conduit. C’est un instrument entre les mains du maître. Tu portes la cuillère de sucre à la bouche et tu dis « c’est bon » ; ce n’est pas la cuillère qui est bonne : essaye de la mordre, tes dents vont s’y casser. »
J’ai toujours trouvé - et cela s’est chaque fois confirmé dans mon expérience personnelle - que cette approche était très éclairante : le mental est un outil, non le maître. Or, suite à l’expérience de la méditation (apprentissage de la volition > faculté de concentration et maîtrise de la volonté), j’ai découvert qu’il y a « quelque chose » en moi qui est rebelle à cette discipline, qui résiste, qui veut dominer, s’imposer, contrôler, diriger. Et qui est très désordonné. En en parlant avec d’autres, je me suis aperçu que tous faisaient la même expérience (résistances sous forme de pensées erratiques ou négatives, distraction, difficulté de concentration).
J’ai donc découvert que je n’étais pas maître de moi-même, que je n’étais pas maître de mes pensées, et que mon comportement et croyances étaient dictés par « autre chose » que « ma volonté ». Oui mais : si ce n’est pas moi qui commande, qui commande ?
Oncle Archibald, ce n’est pas parce que l’on dénonce le système républicain (qui d’ailleurs n’en est pas un) que l’on est nécessairement pour la monarchie.
Je ne sais pas si c’est le cas de Haze dans son intervention, mais en ce qui me concerne, je considère que la France n’est pas une vraie république, pas plus qu’elle n’est une démocratie.
De plus, le système républicain place un état fort au centre de l’échiquier politique, or cette conception est élitiste, donc, par définition, contraire aux principes démocratiques.
Trois formes de gouvernement selon les anciens : - la monarchie (pouvoir d’un seul, désignation par hérédité) - l’oligarchie (pouvoir d’un petit nombre, désignation par l’élection) - la démocratie (pouvoir du grand nombre, désignation par tirage au sort)
En ce qui me concerne, moi aussi je dénonce le système républicain et je prône la démocratie (la vraie). Je vais même plus loin : j’affirme que je suis démocrate donc anarchiste !
Une démocratie sans anarchie, c’est la porte ouverte à l’oligarchie, mais l’anarchie sans démocratie, c’est la porte ouverte à l’ochlocratie (le gouvernement de la foule, c’est-à-dire la chienlit). J’affirme donc que la démocratie et l’anarchie sont consubstantiels l’un de l’autre.
Donc, et si nous instituions une démocratie en France, plutôt qu’une prétendue république qui, dans les faits, est plutôt une « réprivée » ?
Au contraire, Rodolphe, je crois important de penser déjà maintenant ces modalités, surtout nous, le peuple, sans quoi, cette histoire de Constituante (déterminante pour notre puissance - ou notre impuissance politique) sera confisquée par les professionels de la politiques (l’oligarchie) et ce sera tout changer pour que rien ne change. Il y a trop d’enjeux pour laisser cet acte DÉCISIF aux personnes qui se destinent (ou sont) au pouvoir. Comme je le dis ci-dessus dans une autre intervention, CE QUI EST DÉCISIF, C’EST JUSTEMENT LE PROCESSUS CONSTITUANT. Regardez en Egypte ou en Tunisie : ils ont eut une assemblée constituante élue, et ils sont dans une merde noire, parce que c’est simplement une autre oligarchie toute puissante qui se trouve au pouvoir. Ils n’ont pas de démocratie, PARCE QU’ILS ONT ÉLU LEUR ASSEMBLÉE CONSTITUANTE.