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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

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  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 13 avril 2013 15:43

    Vous dites que « la monnaie est antérieure à la sédentarisation ». Quelles sont vos sources ? Voici les miennes (entre autre) : http://www.universalis.fr/encyclopedie/origine-de-la-monnaie/

    Vous dites que « Croissance démographique et sédentarité ne sont pas forcément liés ». Je cite : « Il est difficile de faire un véritable bilan de la population mondiale au début de notre ère. Cependant, l’archéologie fournit de précieux renseignements. Entre 4000 avant notre ère et le début de l’ère chrétienne, le chiffre de la population a été multiplié par 8 ou 10. Cette époque a connu une grande croissance démographique fondée sur l’extension de l’agriculture sédentaire, qui a permis aux chasseurs-cueilleurs de trouver plus de nourriture sur un espace réduit. A cette époque, la plus forte augmentation démographique se situe dans le « Croissant fertile » c’est-à-dire de la Syrie à l’Anatolie et de l’Iran à la Grèce. (source : http://www.dinosoria.com/demographie.html).

    Vous écrivez que [Sauf que bien souvent, il est impossible de réaliser un tel partage. SI deux groupes ont besoin de un kilo de fer pour perdurer, aucun n’acceptera de se contenter de 500 grammes].

    Vous décrivez une situation de pénurie (il n’y a pas assez pour tous), or je défends une proposition concrète (pratique) permettant de résoudre les problèmes de pénurie pour générer l’abondance POUR TOUS. Vous dites « impossible », je dis indispensable et inévitable, sous peine de causer notre propre perte.

    Concernant la voiture, vos remarques sont fondées dans le cadre des véhicules archaïques que nous utilisons encore aujourd’hui, pas des potentiels offert par notre technologie actuelle, qui permettent, par exemple, à un véhcule de se mouvoir sans pilote et se rendre à des coordonées précises (pour, par exemple, résoudre le problème de localisation que vous mentionnez). Je vous suggère de vous renseignez sur les possibilités de développement dans les modes de transport. Il faut comprendre que si ces technologies ne sont pas encore déployée pour le public, ce n’est pas qu’elles n’existent pas, mais parce qu’elles sont opposées aux intérêts financiers à la fois des industriels de l’automobile et des marchands de pétrole. Les écrans plats existaient en 1970 ; ils ne sont apparus que dans les années 2000...

    Vous dites [Non, cela nous conduira à une société et une économie de pénurie]. C’est une assertion parfaitement gratuite, qui à mon avis ne traduit que vos craintes et votre ignorance du sujet. Je peux comprendre vos peurs, mais quant à votre ignorance du sujet, il ne s’agit pas d’une fatalité : vous pouvez approfondir vos connaissances pour dépasser vos propres craintes.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 avril 2013 15:03

    Si cette Assemblée Constituante est ÉLUE (comme le prévoit le FdG), alors c’est tout changer pour que rien ne change !

    Une assemblée tirée au sort serait seule à même de :

    - représenter l’ensemble du peuple dans sa diversité (par la loi mathématique des probabilités)
    - éviter les luttes de clans et les luttes de pouvoir
    - éviter tous les défauts inhérent à l’élection (qui est, par définition, oligarchique !)

    C’est le principal vice que je vois dans le projet du FdG. Une AC élue ne résoudra rien. Les mêmes voleurs de pouvoir que sont les candidats au pouvoir seront désignés.

    Mais il y a plus important à comprendre.

    CE N’EST PAS AU GENS DE POUVOIR D’ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR !

    Si des politiciens et des juristes professionnels sont désignés par l’élection pour réécricre une constitution, ils seront - comme leurs ancêtres constituants - en conflit d’intérêt : ils écriront des règles pour eux-mêmes et n’écriront donc pas les règles fondamentales qui doivent nous protéger des abus de pouvoir.

    La fonction première d’une Constitution est de protéger le peuple des abus de pouvoir de tous les mandataires publics (politiques, juristes, fonctionnaires de l’état, police, armée, etc.). Or, vous pouvez être certains que des personnes se destinant au pouvoir n’écriront ps des règles qui limites le pouvoir qu’ils auront. Cela n’arrivera jamais (plus de 200 ans d’expérience de gouvernement prétendument représentatifs désignés par élection sont une expérience suffisamment démonstrative il me semble).

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 avril 2013 14:43

    Je suis également d’avis qu’il sera difficile d’atteindre la réalisation de ce projet si le peuple dans son ensemble ne reconquiert pas son propre pouvoir, et je partage votre avis que l’idée d’une vrai démocratie comme la défendent les Gentils Virus est le meilleurs moyen. J’ajoute que je considère également que cette reconquête serait un bon tremplin pour réapprendre au peuple à être politiquement (au sens de « gérer la cité ») actif et responsable, réapprendre à coopérer, qualités indispensables pour mettre en place un projet de société sans monnaie.

    Pour ce qui est des SELs et autres systèmes de monnaie locale, je crois que ce sont des solutions locales transitoires crédibles, si l’on comprends bien le fait que toute forme de monnaie constitue une forme de ticket de rationnement ; l’idée derrière cela reste toujours qu’il n’y en a pas assez pour tous, et donc qu’il faut contrôler la répartition des ressources et des biens. Dès qu’une cité conçue sur le PV est fonctionnelle, en principe il ne peut plus y avoir pénurie, mais abondance, et dans ce cadre d’abondance, la monnaie devient superflue.

    Pour le principe d’allocation universelle ou - comme le propose Bernard Friot (je préfère son approche, personnellement) de « salaire inconditionnel à vie », il implique que nous restons dans un contexte d’économie gérée par la monnaie. Cela ne solutionne pas les problèmes que nous rencontrons à la racine, mais seulement quelques symptômes.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 13 avril 2013 13:46

    Oui Spartacus, je sais qu’une idée encore fort répandue est que « l’argent n’est qu’un outil », et j’ai longuement réfléchis à cette question, jusqu’à comprendre réellement la FONCTION de cet outil, autrement dit : quel usage cet « outil » justifie-t-il.

    Il serait peut-être intéressant de pousser la réflexion plus loin. Peut-être devrions-nous revoir les origines de l’invention de la monnaie.

    Au départ, avant la monnaie, les sociétés humaines, souvent nomades ou semi-nomades, sont en grande partie autonomes. L’espace est suffisant, mais comme elles n’occupent pas un vaste espace, elles ne disposent que de certaines ressources. De ce fait, il arrive qu’elles procèdent avec des sociétés voisines à des échanges de denrées.

    C’est donc la combinaison entre d’une part la sédentarisation, d’autre part la nécessité des échanges de denrées dus à la « pénurie » de telle ou telle denrée dans le rayon d’action des diverses sociétés / cités qui fait que l’on a un jour inventé la monnaie.

    pénurie relative + sédentarisation + échange >>> monnaie

    1. La pénurie est « relative » parce qu’elle concerne une portion de territoire qui ne peut fournir toutes les ressources. C’est ce facteur qui est à l’origine des guerres, de la colonisation, de la spoliation, etc.

    2. La sédentarisation est l’origine de ce que nous appelons « civilisation », c’est-à-dire littéralement « ceux qui vivent dans la cité ». Cela a entraîné une inversion dans les rapports de l’homme à l’environnement : pour les nomades et semi-nomades, la symbiose avec l’environnement naturel est nécessaire à la survie et fait donc partie des comportements « naturels » (ce que nous pourrions appeler >nature humaine<) ; pour les sédentaires, le remodelage et le contrôle de l’environnement est nécessaire à leur survie ET LEUR DÉVELOPPEMENT (c’est la sédentarisation qui entraîne une importante hausse de la natalité, celle-ci entraînant une hausse des besoins en ressources, qui entraîne à son tour la nécessité d’étendre le domaine d’exploitation de la cité - c’est-à-dire l’expansion -, ce qui entraîne les conflits avec les cités voisines, etc.

    3. Les échanges procèdent d’une certaine logique qui en elle-même constitue un paradigme de pensée. Dans un échange, nous gagnons un bien, mais nous en perdons un autre en échange. Cela peut sembler équitable. Mais y aurait-il une alternative à cela ? Peut-être que oui dans une autre notion : le partage. Dans la logique du partage, lorsque deux personnes partagent chacune un bien, chacune profite de deux biens, au lieu d’en gagner un et d’en perdre un autre.

    L’une des idées qui me semble figurer parmi les plus importantes dans la société sans monnaie est précisément ce principe de partage des biens.

    En dehors bien entendu des ressources consommables (la nourriture, les énergies non renouvelables, etc.), la plupart des biens ne nécessitent pas que nous les possédions, mais que nous puissions en avoir l’usage lorsque cela nous est nécessaire. L’exemple type est la voiture : nous n’avons pas réellement besoin de posséder une voiture, nous avons seulement besoin de disposer d’une voiture lorsque nous devons nous déplacer. Il en va de même de toute une série d’outils, d’équipements sportifs, etc.

    Il est frappant de constater à quel point nous nous encombrons d’un tas d’objets qui ne nous servent, si nous regardons de plus près, que très peu. Et comme le dit Tyler Durden dans Fight Club « Ce que tu possèdes finit par te posséder ».

    En passant d’une société monétariste à une société sans monnaie, nous passerions d’une société d’échange à une société de partage. Or, en y réfléchissant, le partage nous rend collectivement plus riche que l’échange, et je pense que cette idée pourrait être mathématiquement démontrée (je laisse cette tâche à un gentil virus mathématicien).

    Pour conclure, si « l’égalitarisme est fille du marxisme », comme vous dites, alors il faut croire que je suis marxiste smiley Le truc c’est que je suis démocrate donc anarchiste, et que la conception d’une société sans monnaie est aux antipodes du marxisme. Marx n’a jamais analysé les choses que sous l’angle d’une économie monétisée.

    La monnaie n’est qu’une forme de ticket de rationnement. Elle induit des comportements, des mentalités et une façon de penser le monde complètement perverse.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 12 avril 2013 20:27

    Au fait, Ariane, qu’est-ce que tu as contre Filoche ? Simple curiosité.

    Cordialement,
    Morpheus

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