Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Le « triste clown désolant » c’est vous, Monsieur le journaliste et analyste politique et économique.
Dans toutes vos diatribes, aucune ANALYSE ni présentation - même critique - des propositions concrètes faites par le parti 5 étoiles, seulement des « appréciations » et des jugements sans fondement sur la personne de Beppe Grillo, qui n’est lui-même pas candidat au pouvoir (ce qui dépasse complètement votre entendement, naturellement)..
Vous n’êtes qu’un TROLL EUROPHILE.
Et a ce titre, vous avez bien raison de craindre un Beppe Grillo et son parti 5 étoiles, qui proposent de mettre fin à l’OLIGARCHIE PARTICRATIQUE et PLOUTOCRATIQUE qui règne en Italie (comme dans le reste de l’Europe). A oui, ça vous fait mal aux couilles de voir une telle montée en puissance d’idées réellement DÉMOCRATIQUES et l’arrivée dans les travées du pouvoir de SIMPLES CITOYENS, non professionnels de la politique. Ces chiens dans le jeu de quille, ça vous emmerde. Vous n’avez pas été formé pour analyser cela, vous ignorez tout de la démocratie, vous ne connaissez que les principes des gouvernements prétendument représentatifs, véritable oligarchie déguisée en démocratie, et vous êtes INCOMPÉTENT à faire votre « travail » de propagandiste - pardon : de « journaliste ». Ne vous reste que les lieux communs. Ne vous reste que de lécher le cul des oligarques dans le sens du poil.
Précisons une chose importante : le fédéralisme, en lui-même, n’est pas un mauvais principe (au contraire) ; cela dépend quel mode de gouvernement il fédère.
Il est évident que s’il s’agit de fédérer un ensemble de gouvernement oligarchiques, alors cette fédération constituerait une « super oligarchie », et en ce cas, nous sommes bien d’accord que ce serait une abomination. C’est ce que veulent, bien sûr, les libéraux et les voleurs de pouvoir, puisque nos gouvernements prétendument démocratiques ne sont en réalité - et de puis toujours ! - que des oligarchie déguisées en démocratie.
Je crois important de faire cette remarque, car le réflexe de rejeter, par principe, toute idée de fédération, en réaction au rejet (légitime) d’un projet de fédération de nature oligarchique, serait contre-productive. Le principe fédéral en lui-même est probablement le principe par lequel nous pourrions établir un monde en paix fondé sur la collaboration et le partage de l’abondance, plutôt que sur la compétition et la pénurie (comme actuellement), à la condition qu’il s’agisse, bien entendu, de fédérer des entités démocratiques (de vraies démocraties) dans un cadre qui respecte les peuples et leurs particularisme (bref, une société où l’on ne cherche pas à uniformiser, comme ne cesse de le faire les oligarchie totalitaires comme les USA ou l’UE).
Cher gruni, le sens de mon intervention était de dire qu’en fait, le VRAI SUFFRAGE UNIVERSEL (voter nous-mêmes nos lois) ne nous a JAMAIS été accordé, et que donc, nous n’avons JAMAIS ÉTÉ EN DÉMOCRATIE.
Nous avons tous et toutes, de génération en génération, été trompé sur ce >droit<, et les voleurs de pouvoir que sont les politiciens se marrent lorsque nous nous battons pour préserver ce >droit< qui ne consiste, dans le système OLIGARCHIQUE (le pouvoir du petit nombre sur le grand nombre), qu’à désigner des maîtres politiques.
En d’autres termes, la Révolution n’en est une que pour l’oligarchie mobilière (la riche bourgeoisie marchande et financière), qui a prit le pouvoir sur l’oligarchie foncière (la monarchie), en utilisant le peuple pour se faire (en l’armant gratuitement pour qu’il renverse la monarchie, puis en la désarmant immédiatement après - en leur rachetant les armes - pour qu’il ne lui vienne pas l’idée - et les moyens - de s’émanciper de l’oligarchie.
Nous voir nous battre pour protéger ce >droit< doit être un spectacle des plus vivifiant et désopilant pour tous ces voleurs de pouvoir.
Selon Aristote, il n’y a que trois formes de gouvernement : 1) la monarchie (le pouvoir d’un seul, héréditaire) ; 2) l’oligarchie (le pouvoir du petit nombre, désignés par l’élection) et 3) la démocratie (le pouvoir du grand nombre, dont les magistrats serviteurs sont désignés par tirage au sort).
La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Il ne peut donc pas y avoir de représentants autonomes, mais seulement, le cas échéant, des représentants serviteurs (contrôlés en permanence afin qu’ils n’abusent pas des pouvoirs qui leur sont confiés), et parce que tout pouvoir corrompt inéluctablement, les mandats doivent être courts, non renouvelable, impératifs et avec reddition des comptes. La représentativité RÉELLE de la société ne peut pour cela être rencontrée que par le tirage au sort (incorruptible et mathématiquement représentative).
Le droit de voter pour désigner des maîtres politiques, YA BASTA !
Vote obligatoire ou non, je peux vous dire que cela fait des années que je ne vote plus (Belgique). Théoriquement, au regard des textes légaux, en effet je devrais être sanctionné par une amende. Cela dit, je ne l’ai jamais été. Il faut savoir qu’aux dernières élections, à peu près 20 % d’électeurs ne se sont pas rendu aux bureaux de vote, ce qui fait 20 % d’abstention dans un pays où, en principe, le vote est obligatoire. Comme dans bien des pays, les palais de justice sont déjà trop encombrés et l’arriéré judiciaire est en pleine inflation, alors vous pensez bien qu’il serait impossible de traiter tous ces dossiers.
Voter ?
Mais pour quoi ?
Pour élire des maîtres politiques, qui décideront de tout à notre place sans jamais nous consulter ? Et qu’ensuite, nous appellerons, par une extraordinaire aberration de la pensée, nos >représentants< ? En supposant, par une incroyable candeur, que ces prétendus >représentants<, qui ne nous connaissent pas, ne nous consultent pas, et ne savent rien de nous, vont défendre nos intérêts généraux et non les intérêts particuliers des lobbys qui, eux sont quotidiennement consultés ? Et enfin, par une surprenante et dégoutante folie, nous appellerons cette action de désigner des maîtres politiques >la démocratie< ?
L’oligarchie déguisée en (fause) démocratie qui nous gouverne depuis plus de 200 ans nous a volé le vrai suffrage universel, en travestissant celui-ci en plébicite censé leur donner une prétendue légitimité >démocratique<, dans un parfait contresens. Le suffrage universel, en aucun cas, ne peut cautionner l’élection de représentants (élire = choisir ; lorsqu’on élit une personne, on chosit « le meilleur » - en grec = ARISTOS), mais le fait de voter, nous-mêmes, nos lois - ce que ferait de nous des citoyens, et non de vulgaire électeurs.
« Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souverainté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schpenhauer et Max Nordeau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines. (...) Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. » ( extrait de La grève des électeurs - Le Figaro, 28 novembre 1888, par de Octave Mirbeau)