Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Vous n’avez pas besoin (et nous n’avons pas besoin) d’un leader (d’un chef), vous avez besoin (nous avons besoin) de retrouver votre propre pouvoir, de le reprendre, notamment en reprenant le sens des mots, en refusant la perversion de ces mots et des concepts qu’ils impliquent qui vous (nous) sont imposés par les voleurs de pouvoir.
Vous n’avez pas besoin d’un chef, vous avez besoin d’être votre propre maître, et de faire corps avec tous ceux et celles qui veulent être, eux aussi, leur propre maître, mais ensemble (et non les uns contre les autres, comme le veulent les voleurs de pouvoir, pour vous faire croire que vous avez besoin d’eux - les chefs ...).
Il s’agit d’une atteinte directe à la liberté d’expression, article 19 de la DUDH : vous pouvez soit attaquer la mairie en justice, soit les défier en refusant de vous plier à ces directives qui sont illégales (la France ayant signé la DUDH). Dans ce dernier cas, si un procès (ou une amende) vous est intentée, vous allez jusqu’au tribunal où vous dénoncez publiquement l’abus de cette loi et son infraction caractérisée avec la liberté d’expression et l’article 19 de la DUDH.
La désobéissance civile est l’arme première des citoyens opprimés.
Rappelons à l’occasion, en termes simples et clairs, ce qu’est l’anarchie, et ce qu’elle n’est pas.
L’anarchie (de a- privatif et arkhein « commandement »), c’est, stricto sensu, le contraire de la hiérarchie (de hieros « sacré » et arkhein « commandement ») : non pas une « absence d’ordre », mais une répartition horizontale des rôles, des fonctions, des responsabilités, en d’autres termes, une répartition du pouvoir horizontale et non verticale.
C’est cela que signifie « l’ordre sans le pouvoir » (en fait, il y a du pouvoir, mais sur la base de l’égalité politique* entre les individus, ce qui rend à chacun son propre pouvoir, et le responsabilise par la même occasion).
* le mot « politique » étant ici entendu au sens de politeia, c’est-à-dire « la gestion commune de la cité », et non au sens de politikos, c’est-à-dire « l’art de gouverner », la lutte pour (conquérir / conserver) le pouvoir.
Au propre, l’anarchie désigne "la
situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité
unique. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même
plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif.
L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le
refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme
revendication de la multiplicité face à l’unicité."
Une définition qui - évacuée de toute association trompeuse - ne
peut qu’interpeller un démocrate sincère, tant elle coïncide avec celle
de démocratie : « régime politique dans lequel le peuple est souverain », ou « pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
En effet, dans un régime politique où le peuple (l’ensemble des
citoyens) est souverain, il ne devrait, en toute logique, pas y avoir
d’autorité, de domination unique à caractère coercitif. Considérée sous
cet angle, il apparaît que l’anarchie devrait en toute logique être
étroitement associée à la démocratie.
Ce que n’est pas l’anarchie, c’est le désordre social. Le véritable terme pour désigner le désordre social et l’apathie qui en résulte, c’est l’ANOMIE (absence de normes ou d’organisation stable ; désarroi qui en résulte chez l’individu) : en d’autres termes, il s’agit de la situation dans laquelle nous évoluons actuellement sous la dictature de l’oligarchie ploutocratique inféodée à l’aristocratie bancaire et financière dont l’idéologie capitaliste totalitaire nous réduit à l’apathie, à la compétition pour la survie, à la division (pour mieux régner). L’accusation des gouvernements, médias et autres donneurs de leçon bourgeois de « désordre social » faite contre les anarchiste est donc une accusation à front renversé : c’est celui qui dit qui est !
Mais venant d’un pouvoir pervers et manipulateur, c’est tout naturel...
Cordialement, Morpheus
JE SUIS DÉMOCRATE, DONC JE SUIS ANARCHISTE. JE SUIS ANARCHISTE, DONC JE SUIS DÉMOCRATE.
Bob Altemeyer est un professeur de psychologie à la retraite qui a passé la plupart de sa vie à étudier l’autoritarisme.
Ainsi :
« Ceux qui ont un score élevé (au test qui mesure les traits des meneurs autoritaristes) sont enclins à être intimidants, impitoyables et vindicatifs. Ils méprisent les actes nobles comme aider autrui et être gentil, charitable et indulgent. À l’inverse, ils seraient plutôt craints qu’aimés et considérés comme vicieux, cruels et vengeurs. Ils aiment le pouvoir, y compris le pouvoir de blesser dans leur course vers le sommet... Les dominateurs sociaux admettent donc, anonymement, s’efforcer de manipuler les autres et être malhonnêtes, hypocrites, déloyaux et amoraux. C’est comme si l’on prenait la devise Scout (« Un Scout est honnête, loyal, serviable, aimable... ») et la transformait en son exact opposé. »
L’autre explication alternative de Lobaczewski (Psychiatre polonais) :
« Depuis quelques années, de plus en plus de psychologues, psychiatres et autres travailleurs du secteur de la santé mentale, commencent à regarder ces choses autrement, en réponse aux questions sur l’état de notre monde et la possibilité de l’existence de différences essentielles entre des individus comme George W. Bush et ses »Néo-conservateurs« , et le reste d’entre nous.
Nous avons aussi réalisé que les profils qui émergeaient décrivaient aussi assez précisément de nombreux individus en recherche de positions de pouvoir et d’autorité, particulièrement dans la politique et le commerce. Cela n’est pas tellement surprenant, mais honnêtement, cela ne nous était jamais venu à l’esprit avant de voir les modèles et de les reconnaître dans les comportements de nombreuses figures historiques, et récemment aussi dans ceux de George W. Bush et de certains membres de son administration... La politique, par sa nature, aurait même tendance à attirer davantage de »dominateurs« que d’autres domaines d’activité. Cela est très logique, et nous avons commencé à réaliser que ce n’était pas seulement logique, c’était aussi horriblement exact ; horriblement, parce que ces pathologies chez des gens au pouvoir peuvent avoir des effets dévastateurs sur tous ceux qui sont sous le contrôle de ces malades. »
Barry Lynn ne parle pas de psychologie et n’utilise aucune terminologie psychologique :
« Durant la dernière génération, on nous a appris à croire en une philosophie de ce qu’on appelle parfois « fondamentalisme du marché-libre »... Cette philosophie est conçue non pas pour éclairer les phénomènes réels mais pour cacher la réelle utilisation que font les riches d’institutions créées par l’homme, tels les sociétés et les marchés - et parfois même notre propre gouvernement - pour s’emparer de nos biens et de nos libertés... »
À propos des Suiveurs autoritaristes. Altemeyer explique :
« Ils sortent châtier le pécheur, ils se délectent d’être « le bras du Seigneur »... ce qui suggère que les suiveurs autoritaristes ont un petit volcan d’hostilité qui bouillonne en eux et qui cherche un moyen (sûr, approuvé) d’entrer en éruption...
Ils évitent généralement tout ce qui se rapproche d’un combat équitable. Au lieu de cela, ils agressent lorsqu’ils croient que le droit et la force sont de leur côté. « Droit » pour eux signifie, plus que n’importe quoi d’autre, que leur hostilité est (dans leur esprit) avalisée par l’autorité établie ou soutenue par une telle autorité. « Force » signifie qu’ils ont un énorme avantage physique sur leur cible, en termes d’armement ou en nombre, comme lors d’un lynchage. Il est frappant à quel point l’agression autoritariste se produit souvent de manières obscure et lâche, dans l’obscurité, par des lâches qui plus tard feront tout leur possible pour éviter la responsabilité de leurs actes. Femmes, enfants et autres personnes incapables de se défendre elles-mêmes sont les victimes typiques. Encore plus frappant, les assaillants se sentent généralement moralement supérieurs aux personnes qu’ils agressent dans un combat déloyal... »
(c/c d’une intervention de RHC sur le blog du Plan C ; merci à lui pour cet éclairage)