Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Une autre femme m’a dit un jour que je devais n’être qu’à ma première ou deuxième incarnation en tant qu’homme
Au début, ça m’a fait rigoler, puis après, je me suis dit que si la réincarnation existe, ce qu’elle disait n’était pas impossible.
Mais tu as raison, la femme qui m’a dit que les femmes veulent être désirées plutôt qu’aimées a plutôt fait une généralité partant de son propre point de vue. Cela dit, j’ai pu il n’y a pas longtemps vérifier que certaines femmes sont bien comme cela. La femme qui m’a dit cela avait au moins la conscience que se sentir désirée était - pour elle - plus important que d’être aimée (contrairement à la femme qui a confirmé la chose, mais n’en a pas du tout conscience).
A mon avis, une femme qui a besoin d’être (souvent) rassurée sur le fait d’être aimée n’a pas besoin d’amour, elle a avant tout besoin d’amour-propre et de confiance en elle. Le manque affectif est le plus grand danger pour l’amour et la relation de couple. Cela entraîne le classique schéma de la célèbre chanson de Gainsbourg « Je t’aime, moi non plus » : je te fuis, tu me suis ; je te fuis, tu me suis. Y a pas mieux pour se faire du mal.
Un vieil adage dit que ce sont ceux qui nous aiment qui nous font du mal (« Qui aime bien, châtie bien ») ; ce que cet adage oublie de préciser, c’est qu’on aime aussi ceux qui nous font du mal (relire « L’amour monstre » de Pauwels).
Avez-vous un lien ou les articles du programme du FdG qui prévoient 1) les mandats courts, non renouvelable et non cumulables (visant à une rotation des charges) 2) les mandats impératifs (visant à obliger les mandataires à traduire les programmes en actes) 3) la reddition des comptes (visant à responsabiliser - sanctionner si nécessaire - les mandataires 4) la mise en place d’une Assemblée Constituante tirée au sort (non élue, c’est primordial)
Si ces propositions figurent dans le programme du FdG, je souhaiterait en prendre connaissance. Merci.
Cela étant dit, en supposant que le FdG parvienne au pouvoir (ce qui est déjà très utopique), rien ne garantit que ces propositions seront traduites en actes. Cela, vous et moi le savons très bien. Très peu de promesses électorales sont traduites dans des actes, car rien n’oblige les élus à respecter leurs promesses. Comprenez qu’après tant et tant d’années de trahisons, de quelque bord politique que ce soit, je soit méfiant et sceptique. Ne pas l’être serait le signe d’une grande candeur, ne croyez-vous pas ?
Il y a une immense distance entre un peuple libre votant lui-même ses lois et un peuple choisissant ses maîtres pour faire les lois à sa place.
Il est absurde de dire qu’un peuple soumit à des lois qu’il n’a pas lui-même votées consent à ces lois et règlement, sous prétexte qu’il a choisit ses maîtres au travers d’un processus électoral. Pareille croyance relève d’une profonde ignorance, voir d’une grande bêtise. Il n’y a évidemment aucune autonomie dans l’électeur qui choisit ses maîtres, tandis que ceux-ci s’accordent sans cesse pour accroître leur propre autonomie. Mais pour comprendre cela, encore faut-il savoir ce que signifie « autonomie » : du grec auto (soi-même) et nomôs (la loi). Les maîtres politiques que sont les élus sont autonomes, ils écrivent leurs propres lois (la Constitution, qu’ils sont censée craindre et qui est censé les empêcher d’abuser de leur pouvoir), et ils écrivent des lois qu’ils imposent au peuple.
Il n’y a aucune liberté dans tout cela. Même le choix des maître n’est pas libre. Les maîtres potentiels sont imposés par les partis, nous ne pouvons choisir parmi nous celui ou celle que nous considérons comme le meilleur représentant. Si nous n’avons pas le choix parmi les candidats, si nous n’avons aucune mesure de contrôle des élus, si nous devons nous soumettre à des lois hétéronomes, alors il n’y a pas de liberté, mais l’illusion de la liberté.
Romain, tu es un esclave. Tu consent à ta servitude, soit par ignorance, soit par bêtise, soit parce que tu aspires à devenir toi-même un >maître<.
Mais tu t’y prends très mal pour défendre ta servitude